Changement climatique

L’adaptation au changement climatique constitue un facteur clé pour l’Afrique de l’Ouest qui dépend dans une large mesure des cultures pluviales et de l’élevage transhumant. Notamment en raison de la variabilité du climat dans la région, les projections du modèle climatique offrent peu d’indications pour une prise de décisions éclairées en matière d’adaptation et de renforcement de la résilience. L’urbanisation représente un autre enjeu de taille pour la région; en effet près de la moitié de la population y est citadine. Cette évolution démographique significative jouera un rôle important au regard du changement climatique et devrait être prise en compte dans le cadre des actions publiques en matière d’adaptation. C’est pourquoi, pour la période 2017-18, le Secrétariat du CSAO portera son attention sur la résilience au changement climatique dans les agglomérations frontalières.

Résilience au changement climatique dans les agglomérations frontalières

À l’échelle mondiale, les zones urbaines sont responsables de plus de 70 % des émissions de CO2 et de près de la moitié des émissions de gaz à effet de serre. Ces proportions sont approximativement les mêmes en Afrique de l’Ouest. Le changement climatique et les risques, tant naturels que technologiques, ne connaissent pas de frontières. Les territoires transfrontaliers, particulièrement les villes, représentent ou devraient devenir d’importants espaces de responsabilité et de gestion commune, dans lesquels les ressources seraient mutualisées pour lutter contre le changement climatique et les risques. 

Quels sont les types de financements climatiques adaptés aux milieux urbains (suites COP 21) ? Quels sont les mécanismes transfrontaliers possibles à la fois en matière de financement et de développement ? Le climat constitue une problématique transversale et les communautés ne sont pas toujours habilitées à mener des projets sur l’ensemble des sujets qui requièrent des mesures d’adaptation ou à recevoir directement des financements internationaux sans qu’ils transitent par l’État.

Les travaux menés par le CSAO tenteront d’évaluer l’état du droit transfrontalier actuel et de promouvoir des leviers législatifs et financiers partagés qui pourraient améliorer les perspectives des entités transfrontalières en vue de renforcer la résilience des villes frontalières au changement climatique. 

Plus d’informations

Favoriser la résilience face à l’insécurité alimentaire et nutritionnelle constitue également un outil essentiel d’adaptation au changement climatique et à la variabilité climatique au Sahel et en Afrique de l’Ouest. Le changement climatique représente dans la région un important facteur de risque pour les crises alimentaires et nutritionnelles, chroniques et aiguës, et provoque des conséquences graves pour les communautés les plus pauvres de la région. L’Alliance globale pour la résilience (AGIR) — Sahel et Afrique de l’Ouest  poursuivra son plaidoyer afin de promouvoir des outils visant à mieux s’adapter à la variabilité climatique et à renforcer les stratégies de résilience aux chocs climatiques. Le CSAO a promu le dialogue sur la sécurité alimentaire et nutritionnelle ainsi que sur le changement climatique, notamment en 2015 dans le travail préparatoire réalisé en amont de la COP21, par le biais du Forum du Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest et de la signature des déclarations de Milan et de la COP 21 par AGIR.  


Ces travaux contribuent à l’Objectif de développement durable n° 13 sur le changement climatique.

Note

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