Le virus Ebola ne s'arrête pas aux frontières !

 

 

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Si l'on regarde attentivement les cartes de l'UNOCHA sur l'état de la situation, on s'aperçoit que l'épidémie porte sur les régions transfrontalières des trois pays de l'Union du fleuve Mano ; la moitié des victimes étant des Libériens. Il n'existe pas de système sanitaire opérationnel en place dans ces zones rurales. L'origine de l'épidémie fait de celle-ci un enjeu fondamentalement transfrontalier. Cependant, les appels au secours et les réponses apportées sont exprimés essentiellement pays par pays.

Il est important d'investir dans les initiatives de renforcement des capacités afin de développer des organisations africaines capables de répondre efficacement à ce type de crises ; et capables surtout de les anticiper. La CEDEAO doit développer davantage sa capacité de prévision stratégique pour coordonner une réponse régionale au moment adéquat et convaincre les pays membres de penser et d'agir régionalement. 

par Julia Wanjiru, 29 septembre 2014

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Ebola - un défi régional

Préoccupée par la crise de Gaza, les frappes aériennes contre l'État islamique en Irak, le conflit en Ukraine, il reste peu d’espace à la communauté internationale pour se tourner vers la grave crise de santé publique que connaît l'Afrique de l'Ouest et son combat désespéré contre la pire épidémie d'Ebola de tous les temps. Le président Obama a cependant pris le temps d'enregistrer une courte vidéo pour adresser directement un message aux Africains de l’Ouest : « Stopper cette maladie ne sera pas facile mais nous savons comment le faire ; vous n'êtes pas seuls ».

Sa décision d'envoyer du matériel médical et d'établir un centre de commandement militaire au Liberia fort de 3 000 hommes est un message d'espoir envoyé aux nombreux habitants de la région qui se sentent abandonnés face à une réaction jugée frileuse de la communauté internationale devant la crise. À la date du 20 septembre, on comptait 2 900 personnes décédées depuis le début de l'épidémie d'Ebola, épidémie qui est loin d'être maîtrisée.

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Ebola n'est pas seulement une tragédie nationale pour le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée. La crise touche aussi lourdement l'ensemble de l'Afrique de l'Ouest. La région paiera un prix élevé, non seulement en termes de mortalité, de pertes économiques et d'impact sur la sécurité alimentaire ; mais également en terme d’image. L'épidémie vient s’ajouter à la liste d' « événements » négatifs qui mettent régulièrement l’Afrique de l'Ouest la une des médias : Boko Haram, Al Qaïda, insurrection islamiste au Sahel, réseaux criminels, trafic humain, piraterie dans le Golfe de Guinée, etc.

Pourtant, la région est pleine de promesses ; une région pionnière en terme d'intégration régionale sur le continent africain ; une région qui pourrait capitaliser davantage sur ses potentialités économiques, le Nigeria étant la plus grande économie du continent ; la Côte d'Ivoire et le Ghana se positionnant comme économies émergentes.


L'épidémie d'Ebola est un nouveau revers significatif. Elle devrait être l’occasion pour la région de valoriser son capital de solidarité et d’action commune.


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Pourquoi Ebola est-il si difficile à maîtriser ? 

Les premiers cas d'Ebola remontent au début décembre 2013 mais le début de l'épidémie est souvent associé au 23 mars 2014, lorsque les autorités guinéennes ont confirmé une épidémie locale du virus. Six mois plus tard, les centres d'isolements et les hôpitaux sont débordés et les services de santé publique déjà fragiles se sont complètement effondrés.

Médecins sans frontières (MSF) en Sierra Leone affirment que des patients atteints sont éconduits pour la simple raison qu'il n'existe pas assez de lits. Les professionnels de santé d'un établissement de traitement d'Ebola géré par l'État, qui risquent chaque jour leur vie, se sont mis en grève pour réclamer le paiement de leurs salaires : 50 dollars US par semaine. Cependant, financer n'est clairement pas suffisant. « Nous avons un besoin urgent de matériel médical, pas dans un mois mais dans les jours à venir », a déclaré un professionnel de santé de MSF sur le terrain.

Après dix ans de conflits, les secteurs de la santé au Liberia et en Sierra Leone sont les moins développés du continent africain. Les deux pays ont respectivement seulement 0,2 et 0,1 médecin pour 10 000 habitants (comparé à une moyenne de 2,6 en Afrique de l'Ouest et à un chiffre 240 fois supérieur aux États-Unis – source : MSF). L'espérance de vie à la naissance en Sierra Leone est légèrement supérieure à 45 ans ; 182 enfants sur 1 000 meurent avant d'atteindre l'âge de 5 ans. 36 % des enfants en-dessous de l'âge de cinq ans ont un retard de croissance et 21 % sont en sous-poids. Les gens meurent de maladies qui pourraient aisément être soignées simplement par ce qu'ils n'ont pas les moyens financiers d'accéder au traitement approprié. On ne peut attendre d'un pays qui ne peut fournir les services de santé de base à ces citoyens en temps « normal » qu'il ait une meilleure performance lorsqu'il s'agit de lutter contre un virus mortel et la pire épidémie d'Ebola au monde.

 

En raison de l'absence de capacités minimales d'intervention, une épidémie locale qui aurait dû être assez facilement cantonnée à une zone restreinte est désormais une urgence sanitaire mondiale. 


Dans son discours à la Nation du 30 juillet, la présidente Ellen Johnson Sirleaf a déclaré l'état d'urgence et a présenté un plan d'action national pour faire face à la crise.

Dans un entretien accordé à CNN, elle a appelé la communauté internationale à venir en aide au Liberia pour qu'il puisse répondre à sa « tragédie nationale » : « Nous avons besoin de tout. Nous avons besoin de soins préventifs, nous avons besoin d'ambulances, nous avons besoin d'une assistance humaine ; nous avons besoin d'une assistance technique, de médecins, d'infirmiers, d'experts qui forment notre propre personnel. […] Nous avons déjà pris de nombreuses mesures préventives : nous avons des lieux de quarantaine ; nous avons des écoles fermées ; nous avons fermé nos frontières ; nous avons fermé nos marchés ; nous avons fait tout ce que nous pouvions mais ce que nous avons fait n'est simplement pas suffisant. […] C'est une crise internationale et j'espère que la communauté internationale y répondra”. 

On estime le nombre de futures victimes infectées d'ici fin janvier entre 20 000 et 1,4 million. Selon l'ONU, l'épidémie s'est étendue des zones rurales vers les zones urbaines, doublant le nombre de cas en trois semaines.


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La réponse ouest-africaine

Les pays voisins ont tout d'abord adopté des mesures protectionnistes en fermant leurs frontières avec la Guinée, le Liberia et la Sierra Leone. Certaines compagnies africaines aériennes ont fermé leurs lignes en direction des pays touchés. Après la panique initiale, des mesures préventives ont été mises en place dans de nombreux pays ouest-africains : procédures de dépistage systématique dans les aéroports et aux points d'entrée du pays, prospectus d'information, spots télévisuels et programmes radiophoniques dédiés aux mesures de prévention. De nombreux événements culturels, tels que le Festival panafricain du cinéma de Ouagadougou (FESPACO) ou la Foire de l'art et de l'artisanat international (SIAO) ont été reportés. Le gouvernement du Ghana a décidé de n'accueillir aucune rencontre pendant trois mois.

Malgré ces mesures préventives, « la peur se propage plus rapidement que le virus lui-même ». L'Afrique de l'Ouest vit une psychose collective ; les habitants évitent de voyager et s'abstiennent de serrer les mains, de participer à des réunions publiques ou à des événements culturels. Parfois, de simples rumeurs ébranlent le soutien médical et peuvent avoir des conséquences mortelles. De nombreuses personnes meurent désormais dans des pays non touchés par Ebola, ne cherchant plus à se faire soigner dans les hôpitaux par peur d'être infecté par le virus.


L’Afrique de l'Ouest a rapidement réagit.


l'Organisation ouest-africaine de la santé (OOAS) a été la première à tenir une réunion du comité d'experts sur Ebola et son impact sur la région. Ebola a été un dossier prioritaire de l’agenda de tous les sommets de chefs d'État de la CEDEAO, des réunions des ministères de la santé et des chefs de la défense, etc. La CEDEAO a décidé le 10 juillet de créer un Fonds de solidarité régionale pour recueillir de l'argent destiné à une intervention régionale contre Ebola. Le Nigeria a versé une somme totale de 3 millions de dollars US à la Guinée, 500 000 dollars US) au Liberia (500 000 dollars US), à la Sierra Leone (500 000 dollars US), à l'OSWA (500 000 dollars US) et au Fonds de la CEDEAO pour Ebola (1 million de dollars US). Le gouvernement du Ghana a proposé à l'OMS et aux partenaires internationaux d'être la plateforme logistique pour la distribution du matériel médical dans la sous-région.

Le ministre ghanéen de la santé, Dr. Kwaku Agyemang-Mensah, a appelé à l'harmonisation des efforts de chaque pays pour éviter la panique. Les ministres de la santé de la CEDEAO sont actuellement en train de finaliser un plan d'intervention régional pour contrer, appelant à la mise en œuvre de corridors humanitaires, économiques et de santé ; des incitations financières adéquates pour les travailleurs de la santé ; et des messages de sensibilisation et d'information harmonisées. La Commission de l'UEMOA a accordé le 25 septembre pour chacun de ses pays membres une subvention de 60 millions de francs CFA (0,9 million d'euros) pour stimuler les mesures de prévention. Le CILSS envisage d'évaluer l'impact du virus Ebola sur le fragile équilibre alimentaire de la région.

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La réponse internationale

Médecins sans frontières (MSF) a mis en garde à plusieurs reprises l'ONU et les puissances occidentales contre le risque de débordement de l'épidémie aux autres pays et régions africains, et en dernier lieu aux autres continents. L'attention internationale s'est penchée davantage vers la crise Ebola lorsque deux professionnels de santé américains ont reçu un traitement expérimental aux États-Unis et ont survécu à la maladie.

Le 8 août, la Directrice générale de l'OMS, Dr. Margaret Chan, a déclaré que l'épidémie actuelle du virus Ebola est « une urgence de santé publique au plan international ». L'OMS reconnaît « la nature sérieuse et inhabituelle de l'épidémie et le potentiel de propagation à l'international mais aussi la nécessité d'une coordination internationale solide pour y répondre ».

La crainte que le virus Ebola n'atteigne potentiellement les côtes européennes ou américaines se développe. « Quelles sont les chances d'attraper l’Ebola aux États-Unis ? » ; « L'Europe et les États-Unis devraient-ils commencer à s'inquiéter du virus ? » ; « Devrais-je m'inquiéter du virus Ebola ? » sont les questions typiques auxquelles répondent les agences occidentales spécialisées de la prévention et du contrôle des maladies infectieuses. Toutes soulignent que le risque encouru par la population d'être infectée par l'Ebola reste très faible, les pays occidentaux ayant généralement de bons établissements de diagnostic et d'isolement.


Désormais, l'épidémie d’Ebola n'est plus un problème ouest-africain mais est considérée comme un fléau global auquel doit être apportée une réponse internationale rapide et bien coordonnée.


Au total, plus d'un milliard de dollars US sont actuellement transférés à l’une des régions les plus pauvres du monde. Mais il ne s'agit pas seulement d'argent : « Les ressources humaines représentent clairement le besoin le plus important », a fait remarquer l'OMS. Il est toujours difficile de mobiliser du personnel qualifié pour une maladie effrayante dans une région qui souffre déjà d'un manque de personnel médical. Malgré tous les efforts, l'OMS a signalé, le 12 septembre, que « La propagation de la maladie reste plus rapide que la réponse internationale qui vise à la maîtriser ».

Engagements internationaux dans la lutte contre l’Ebola

Tableau indicatif et non exhaustif à la date du 23 septembre 2014

  • L'UE a réaffirmé son « partenariat et sa solidarité avec l'Afrique de l'Ouest» dans le cadre de la Réponse de l'Europe à l'épidémie d'Ebola qui inclut un engagement financier de 181 millions d'euros.

  • Aux États-Unis, la Maison blanche a publié le 16 septembre les quatre objectifs de sa stratégie. Le Commandement américain en Afrique établira le Commandement d'une Force commune de 3 000 soldats dont le siège sera à Monrovia ; la re-programmation d'une aide de 500 millions de dollars US auxquels s'ajoutent 88 millions accordés par le Congrès pour lutter contre l'Ebola, dont 58 millions pour le développement de traitements expérimentaux ; le projet de créer 17 établissements de soins disposant environ de 100 lits chacun ; la formation de 500 professionnels de santé par semaine.

  • La Banque mondiale mobilise un total de 230 millions de dollars US pour le Liberia, la Sierra Leone et la Guinée, dont 117 millions de dollars pour les interventions d'urgence. La contribution initiale a été quasi double le 25 septembre à un total de 400 millions de dollars US. > fiche d'information

  • La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 18 août, qu'une subvention de 60 millions de dollars US, sur une aide totale de 210 millions de dollars US, soit allouée immédiatement pour « renforcer les systèmes de santé publique ouest africains afin de répondre à la crise de l'Ebola ».

  • L'Allemagne a annoncé une aide logistique à destination du Liberia. Son engagement financier total s’élève à 25 millions de dollars US.

  • La contribution financière totale du Canada s'élève à 2,5 millions de dollars canadiens pour soutenir les interventions humanitaires et sécuritaires en Guinée, au Liberia et en Sierra Leone. Le Canada a également envoyé un laboratoire mobile en Sierra Leone pour réaliser des tests rapides et a également donné 800 à 1 000 doses d'un vaccin expérimental contre le virus Ebola ou « VSV-EBOV ». > fiche d'information – Selon Le Monde, le soutien du Canada a été augmenté pour atteindre un total de 27 millions de dollars.

  • La Chine a l'intention d'établir un laboratoire mobile composé de 59 experts en Sierra Leone.

  • Cuba se prépare à envoyer une équipe médicale de 165 membres dans les pays touchés par le virus ; le nombre de l’équipe est désormais élargi à 461 personnes.

  • La France a annoncé son projet d'établir un hôpital militaire en Guinée parallèlement à un soutien financier de 9 millions d'euros à la Guinée. Selon Le Monde, son engagement financier total s’élève à 70 millions de dollars US.

  • Le Japon a élargi son aide d'urgence à 5 millions de dollars US et a l'intention d'envoyer 23 experts en médecine dans les pays touchés par le virus. Son engagement financier total s’élève à 40 millions de dollars US.

  • Le Royaume-Uni met en place actuellement un Centre de traitement de l'Ebola en Sierra Leone, dans le cadre d'une aide humanitaire totale qui s'élève à 5 millions de livres, en plus d'un soutien structurel à hauteur de 20 millions de livres via les agences multilatérales.

  • La contribution totale de la Suisse depuis la première épidémie d'Ebola en mars 2014 s'élève à 3,65 millions de CHF. > fiche d'information

  • La Fondation Bill Gates a annoncé le 10 septembre qu'elle engagera 50 millions de dollars US « pour soutenir l'intensification des efforts d'urgence pour maîtriser l'épidémie d'Ebola en Afrique de l'Ouest et interrompre la transmission du virus ».

 

Le survivant à l'Ebola, Dr. Kent Brantl, a ouvertement déclaré que la réponse à Ebola était « restée molle ». « L'Organisation mondiale de la santé a préparé une feuille de route […], mais ils sont tellement réfrénés par la bureaucratie qu'ils ont été horriblement lents et inefficaces dans leur réponse », a-t-il déclaré. Pour le président de la Banque mondiale, Jim Yong Kim, « la réponse terriblement inadéquate » du monde à l'épidémie en Afrique de l'Ouest signifie que de nombreuses personnes meurent inutilement ».

« Tout le monde a sous-estimé cette maladie au départ, la crise a été minimisée, considérée comme un problème local, et la réponse internationale a été lente et insuffisante. », a déclaré le président de la Banque africaine de développement, Donald Kaberuka, dans un entretien au journal français Le Monde, en septembre. « Si cette épidémie avait été déclarée comme crise humanitaire dès les premiers jours, comme cela a été le cas par exemple après le séisme à Haïti en 2010, on n'en serait pas là. Aujourd'hui, la prise de conscience internationale se fait, les pays agissent, mais il faut encore davantage de mobilisation », a-t-il ajouté.

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Et après ?

D'une crise transfrontalière locale, Ebola est devenue une urgence sanitaire régionale qui est désormais globale. Il est plus efficace et moins onéreux d'agir à temps et à la bonne échelle. Au lendemain de la crise, il est important d'analyser les déficiences structurelles dans la plupart des pays sévèrement touchés par le virus : Pourquoi les États ont-ils échoué à fournir les services de santé de base à tous leurs citoyens ? Comment l'aide au développement a-t-elle été dépensée dans le secteur de la santé ? Comment la confiance entre les citoyens et les élites politiques peut-elle être reconstruite ? Il est beaucoup plus efficace en termes de coût d'investir dans la prévention, l'application de critères minimaux, le renforcement des capacités locales, etc. plutôt que de dépenser des milliards de dollars pour s'attaquer aux problèmes structurels une fois qu'ils sont hors de contrôle.

Ebola ne s'arrête pas aux frontières ; la réponse doit par conséquent être une réponse qui tient compte de la dimension régionale. Il est important d'investir dans les initiatives de renforcement des capacités afin de développer des organisations africaines capables de répondre efficacement à ce type de crises ; et capables surtout de les anticiper. La CEDEAO doit développer davantage sa capacité de prévision stratégique pour coordonner une réponse régionale au moment adéquat et convaincre les pays membres de penser et d'agir régionalement. L'OOAS devrait être en mesure de jouer un plus grand rôle en matière de coordination et son action doit être plus visible pour les citoyens de la CEDEAO ainsi que sur la scène internationale. Les plans d'action nationaux, les mesures préventives et les centres de traitement d'Ebola doivent prendre en compte les populations résidant près des frontières. Les campagnes d'information doivent également promouvoir la solidarité régionale avec les pays touchés par le virus afin d'apaiser efficacement les peurs et d'empêcher la discrimination et les dommages collatéraux. La sensibilisation du public doit être adaptée au contexte cultuel : « Lorsqu'on a dit aux personnes venant à l'hôpital qu'il n'existait pas de vaccins ni de médicaments pour les protéger d'Ebola, ils ont préféré aller voir les guérisseurs traditionnels », a observé le ministre de la santé guinéen.

Aussi longtemps qu'il n'existera pas de traitement ou de vaccin fiable, l'objectif majeur doit rester évidemment celui de sauver des vies et de prévenir les nouvelles infections, y compris dans les zones transfrontalières. Après six mois de discussion, l’aide a du mal à être acheminée sur le terrain. Les professionnels de santé sont confrontés à d'immenses défis : combattre Ebola est comme « combattre un feu de forêt avec un vaporisateur », a déclaré un professionnel de santé de Médecins sans frontières. Néanmoins, ils poursuivent leur lutte contre le temps, en première ligne, dans des conditions souvent très rudimentaires, en véritables héros de cette urgence sanitaire. Nous pouvons seulement espérer qu'une fois l'épidémie d'Ebola maîtrisée, des leçons concrètes seront tirées de cette crise. À défaut, Ebola resurgira.

 

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