CSAO › Dossiers › Travail des enfants dans le secteur du cacao
| À l’initiative de la Coopération belge au développement, en collaboration avec d’autres agences de coopération au développement, le CSAO a lancé des travaux collaboratifs sur le « Travail des enfants dans le secteur du cacao en Afrique de l’Ouest ». Cette initiative rassemblera les acteurs impliqués visant à stimuler le dialogue entre eux et à identifier des solutions régionales. |
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Pour faciliter cette action concertée, le CSAO réalisera un diagnostic sur le contexte structurel du problème (dynamiques démographiques, recomposition du peuplement régional, rappel historique du travail des enfants, le point sur la situation et les perspectives du cacao ouest-africain, etc.), les politiques nationales, l’application des normes internationales (BIT, conventions, etc.), des mécanismes de protection ainsi que les pratiques des acteurs impliquées.
L'Afrique de l'Ouest représente plus des deux tiers de la production mondiale. Le grand bassin de production ouest-africain s’étend de la Guinée au Cameroun où, exception faite du Bénin, tous les pays cultivent le cacaoyer (la Côte d’Ivoire represente 39 % et le Ghana 21 % de la production mondiale). La crise politique ivoirienne n’a en rien compromis cette position dominante. Le travail des enfants dans les plantations ouest-africaines du cacao reste cependant un problème très préoccupante qui devrait être abordé en urgence. Depuis plusieurs années, la pression est croissante sur les pays producteurs de mettre fin au scandale de l’exploitation des enfants dans les plantations de cacao (le nombre d’enfants concernés est estimé à plus de 200 000). L'industrie a accepté de certifier que le cacao utilisé dans la fabrication de chocolat ou de produits dérivés était cultivé et traité en Afrique de l'Ouest sans recours à la main-d'œuvre d'enfants exploités. Cependant la seule menace d’un boycott du cacao ouest-africain qui ne serait pas labélisé « sans travail des enfants » est probablement insuffisante.
L’initiative est portée par la Belgique dans le cadre du CSAO. Elle souhaite susciter, avec l’appui du Secrétariat du CSAO, la constitution d’un groupe d’intérêt associant d’autres membres du CSAO désireux de s’impliquer à plus ou moins long terme, ou de suivre l’évolution du dossier. L’Allemagne, le Luxembourg, les États-Unis et le Canada ont manifesté leur intérêt. L'initiative se veut inclusive ; elle a pour objectif d'impliquer l'ensemble des acteurs concernés :
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