CSAO › Dossiers › Burkina Faso : un nouveau cadre d’investissement pour l’agriculture
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À la demande du gouvernement burkinabé, le Secrétariat du Club, en collaboration avec l’Initiative OCDE-NEPAD pour l’investissement en Afrique, a réalisé une évaluation de l’ensemble des textes et règlements touchant l’investissement dans l’agriculture dans le but de définir un cadre intégré pour l’investissement agricole durable. Suite à une large consultation menée à l’échelle nationale, une version provisoire du « Cadre d’action pour l’investissement agricole » a été présentée lors de l’Atelier de restitution. |
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À propos du CAI | Objectifs | Impact | Méthode | Étapes | Documents | Contacts |
Contexte
Le secteur agricole représente 33 % du PIB du Burkina Faso et emploie environ 86 % de la population active. Comme beaucoup de ses pairs africains, le Burkina Faso souffre de sous-investissement dans ce secteur. De fait, ce dernier reçoit peu d’investissements comparé au secteur minier et les investissements agricoles sont essentiellement concentrés dans la filière cotonnière. Le Burkina Faso possède un potentiel important de production et de transformation agro-alimentaire faiblement valorisé et plusieurs investisseurs rencontrent des difficultés de financement. Le déficit d’infrastructures et le manque de cohérence des politiques constituent des obstacles majeurs expliquant les faibles performances du secteur agricole burkinabé. En 2011, le Burkina Faso est classé au 151ème rang sur 183 pays selon l’indice de « Doing Business ».
Le saviez-vous ?
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Le Cadre d’action pour l’investissement (CAI) a été élaboré par un Groupe de travail établi par l’OCDE et composé de représentants de 60 économies membres et non membres de l’OCDE, pour aider les gouvernements à remédier au « déficit de l’investissement privé ». Il s’agit d’une approche multilatérale qui est la plus complète élaborée à ce jour pour améliorer les conditions de l’investissement. Le CAI pose quelque 82 questions aux gouvernements dans 10 domaines d’action afin de les aider à concevoir et à mettre en œuvre de bonnes pratiques pour attirer les avantages de l’investissement et en tirer le plus grand parti possible. > en savoir plus
Sur la base du Cadre d’action pour l’investissement de l’OCDE, l’évaluation menée à l’échelle nationale avait pour objectif de :
Selon le Ministre burkinabé de l’Agriculture, de l’Hydraulique et des Ressources halieutiques : « Cette évaluation déboucherait sur des recommandations de mesures concrètes en faveur des investissements agricoles. Les résultats alimenteront les discussions des états généraux de l’agriculture et contribueront à l’élaboration de la Loi d’Orientation Agricole (LOA) L’évaluation pourrait également être un élément fondamental dans le processus d’élaboration de la Stratégie de croissance accélérée et de développement durable (SCADD), qui vise notamment la promotion de l’entrepreneuriat rural. » (> discours, Atelier de lancement).
Méthode de travail - processus
Le questionnaire utilisé par l‘OCDE a été adapté au contexte et aux priorités du Burkina Faso. L’atelier de lancement (10 mai 2010) a officiellement démarré le processus d’évaluation qui s’est appuyé sur une forte participation des représentants des ministères et autres agences gouvernementales burkinabés. Des points focaux désignés de chaque structure ont activement participé aux travaux ; des synthèses issues de ce processus ont fait l’objet de validation ministérielle les 3, 4 et 18 novembre 2010. Elles ont été consolidées par le Comité d’orientation stratégie (C.O.S) le 25 novembre 2010. L’Atelier de restitution (22 mars 2011) a rassemblé une centaine de personnes impliquées dans cette évaluation. Entre autres, les résultats de cette évaluation ont été présentés lors de la 5ème Réunion ministérielle NEPAD-OCDE qui s’est tenue à Dakar les 25 et 26 avril 2011. L’objectif était de partager l’expérience burkinabè avec les autres pays de la sous-région pour en faire un outil efficace pour l’investissement en Afrique. A l’issue de la conférence ministérielle, certains pays comme par exemple le Sénégal, ont manifesté leur intérêt à suivre l’expérience burkinabè et à réaliser une revue CAIA en collaboration avec l’OCDE.
Prochaines étapes