La connectivité a fortement augmenté au cours des dernières années et la demande pour des réseaux de données plus rapides est élevée partout dans le monde. Hormis quelques exceptions (Guinée-Bissau, Mali, Mauritanie et Sénégal), presque tous les pays ouest-africains se sont dotés d’un plan en matière de technologie large bande ou une stratégie NTC ; de nombreux pays sont désormais connectés à l’Europe via la fibre optique. Cependant, malgré les progrès remarquables accomplis, l’Afrique reste le continent le moins connecté. Le taux de pénétration des services à large bande dans les foyers africains était de 15.4 % en 2015, loin derrière la moyenne mondiale se situant autour de 52.3 % (Asie et Pacifique – 46.4 % ; Amériques – 64.4 % et Europe – 84 %). En ce qui concerne l’utilisation d’Internet au niveau individuel, le Nigéria est le plus performant des pays ouest-africains, avec près d’un Nigérian sur deux connecté. Mais du fait de l’importance de sa population, le Nigéria représente également la sixième population non connectée dans le monde (après l’Inde, la Chine, l’Indonésie, le Bangladesh et le Pakistan). Si les appareils mobiles  (téléphone portable, tablette, etc.) sont désormais le moyen le plus utilisé au monde pour accéder à Internet, l’écart numérique reste important avec un taux de pénétration de la téléphonie mobile de 81 % dans le monde développé contre 46 % dans le monde en développement. Le nombre d’abonnés mobiles uniques en Afrique a atteint un demi-milliard en 2015, 25 % d’entre eux ayant accès à l’Internet mobile (3G/4G). Ce pourcentage croît rapidement grâce au déploiement de nouveaux réseaux et à l’augmentation des smartphones et des tarifs abordables. Le Cabo Verde et le Ghana ont déjà plus d’abonnés à l’Internet mobile pour 100 habitants que la Belgique ou le Canada. Télécharger la carte

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