Le rapport 2016 de l’Indice de perception de la corruption, publié par Transparency International, dresse un bilan inquiétant du niveau perçu de corruption en Afrique de l’Ouest. Certes, la région enregistre un score moyen légèrement supérieur (score 31.7) à celui de l’Afrique subsaharienne dans son ensemble (score 31), et elle abrite, avec le Cabo Verde, le deuxième pays africain le mieux noté après le Botswana. Mais d’une manière générale, la situation est plutôt préoccupante. Treize des 17 pays ouest-africains (Mauritanie et Tchad inclus) apparaissent dans la deuxième moitié du tableau, et six d’entre eux dans le dernier quart. Sept pays de la région ont régressé dans le classement par rapport à 2015, parfois de manière spectaculaire. C’est le cas par exemple de la Mauritanie, qui a perdu 30 places. C’est le cas également du Ghana, pourtant considéré comme l’un des pays les plus stables du continent, qui a cependant perdu 16 places. Le problème de la corruption a été au cœur de la dernière élection présidentielle. La Gambie perd 22 places dans le classement, mais le rapport ne prend pas encore en compte le dénouement final de l’élection présidentielle en janvier 2017. Hormis le Cabo Verde, seul le Burkina Faso a enregistré une amélioration simultanée de son score et de son classement, progressant de quatre points et de quatre places par rapport à 2015. Cette performance est encourageante pour la transition démocratique en cours dans le pays. Télécharger

 

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