D’après les résultats de l’analyse du Cadre harmonisé (août 2016), environ 4.4 millions de personnes au nord-est du Nigéria connaissaient une situation d’insécurité alimentaire aiguë (phases 3-5) nécessitant une aide alimentaire d’urgence. Dans les foyers les plus touchés de l’État de Borno, près de 60 000 personnes étaient menacées par la famine (phase 5). Les attaques de Boko Haram et les attentats-suicides continuent de faire des victimes et de provoquer des déplacements massifs de population. Ceci a eu un impact négatif sur la consommation alimentaire et les activités liées aux moyens d’existence, à la fois chez les populations déplacées et les populations d’accueil. La situation continue d’être très alarmante dans les trois États au nord-est du Nigéria qui accueillent un grand nombre de personnes déplacées internes (PDI). Selon le rapport de l’OMI (juin 2016), on compte environ 1.4 million, 159 445 et 111 671 PDI dans les États de Borno, d’Adamawa et de Yobe, respectivement. Les nouvelles arrivées accentuent la pression sur les populations d’accueil. La quantité de nourriture disponible est extrêmement limitée et la production alimentaire a été inexistante au cours des trois dernières années. Les réserves des ménages et des marchés alimentaires ont par conséquent diminué et, dans certaines zones, les populations n’ont aucun accès aux marchés. La dévaluation de la naira a augmenté la pression sur les prix alimentaires, diminuant encore davantage le pouvoir d’achat des ménages. La prévalence de la malnutrition dépasse le seuil critique dans de nombreuses zones. Des taux de mortalité des enfants de moins de cinq ans sont extrêmement élevés dans la région de Bama, dans l’État de Borno. Il est probable que la situation soit aussi grave dans les zones non accessibles. Télécharger la fiche

L'actu vue par les cartes

Climats, changements climatiques et résilience