« Profils pays sécurité alimentaire »

 

Profils pays :

(version provisoire)

Les profils décrivent des causes structurelles de l’insécurité alimentaire et nutritionnelle. Les profils des neuf pays membres du CILSS ont été produits sous la coordination du CSAO et du CILSS. Il est prévu d’élargir cet exercice aux huit pays non sahéliens d’Afrique de l’Ouest. Un aperçu global sur les profils pays et la stratégie de promotion seront présentés lors de la 24ème Réunion annuelle du Réseau des Prévention des Crises Alimentaires  (RPCA) à Dakar (Sénégal).

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  Contexte

Depuis quelques décennies, et ce malgré d'importants progrès accomplis en matière de gestion et de prévention des crises alimentaires, les pays de l'Afrique de l'Ouest traversent des crises alimentaires. Certaines crises sont conjoncturelles, d'autres ont des causes structurelles. Les idées convergent sur la nécessité d'un plus grand engagement des pays dans la recherche de solutions durables aux causes structurelles de l'insécurité alimentaire.

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  Objectifs

  • Décrire des causes structurelles de l'insécurité alimentaire
  • Permettre une meilleure appréciation de l’effort d’investissement des pays dans le domaine de la sécurité alimentaire
  • Favoriser l’aide à la prise de décision par les différents acteurs : gouvernements, acteurs de société civile, partenaires techniques et financiers
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  Synthèse

Les pays analysés sont inégaux en termes de potentiels en terres agricoles ; ils rencontrent par conséquent des difficultés très diverses ; l'analyse des pays sahéliens a toutefois permis d'identifier un certain nombre des points communs et d'analyser les principales causes liées aux disponibilités alimentaires et à l'accès aux ressources alimentaires sur la base des observations suivantes :

  • L'augmentation des productions vivrières et des disponibilités alimentaires repose essentiellement sur l’extension des superficies cultivées : une menace à moyen terme.
  • Peu de progrès ont été fait en termes d’intensification, à l'excéption des cultures de rente.
  • La dépendance vis-à-vis des importations, bien qu'inégale selon les pays, est globalement contenue.
  • La pauvreté structurelle demeure la principale limite à l’accès des populations vulnérables aux ressources alimentaires.
  • La pauvreté est avant tout un phénomène rural qui touche en premier lieu les producteurs agricoles.
  • Les pays du Sahel comptent parmi ceux au monde où la situation nutritionnelle demeure la plus préoccupante.
  • La disponibilité alimentaire et la pauvreté ne sont pas les seuls déterminants de la malnutrition.
  • L’agriculture est devenue le parent pauvre des dotations budgétaires.
  • Les organisations de la société civile sont de plus en plus reconnues comme des acteurs légitimes des politiques de sécurité alimentaire : une avancée majeure de la dernière décennie.

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  Profils pays

  • Burkina Faso : la problématique de la sécurité alimentaire au Burkina Faso se pose principalement en terme d’incapacité à accéder à une nourriture variée et en quantité suffisante. Ce problème d’accès est lié d’une part à la faiblesse des revenus (46,4% de la population est pauvre) et d’autre part à un manque d’organisation des marchés se traduisant par une variabilité des prix des denrées de base, notamment dans les zones à risque.
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  • Cap Vert : la production agricole est fortement contrainte, notamment par des ressources en terres déjà largement utilisées. Si le pays demeurera de façon structurelle importateur net de produits agricoles, il a toutefois les moyens de valoriser davantage son potentiel en intensifiant sa production agricole et en augmentant les investissements dans la transformation agricole.
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  • Gambie : la production locale de nourriture est faible, en particulier la production de céréales ; la Gambie dépend des importations et de l'aide alimentaire pour faire face à une consommation toujours accrue, accélérée par une rapide croissance de la population et de l'urbanisation. 
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  • Guinée-Bissau : la sécurité alimentaire de la Guinée Bissau repose sur un équilibre très fragile. La production de riz n’a pas su faire face aux besoins croissants de la population et montre au contraire une évolution à la baisse, suite à une dégradation des systèmes de production et un manque d’investissement dans le secteur agricole. 
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  • Mali : malgré un potentiel agro-pastoral important, les ressources productives ne sont pas exploitées de manière optimale et l’agriculture reste basée sur un système extensif dont la production reste très dépendante des aléas climatiques. En outre, cette situation représente une grave menace sur l’environnement.
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  • Mauritanie : dans les meilleures conditions de production, la Mauritanie ne couvre que 30 % des besoins de consommation céréalière. Pour combler ce déficit, la Mauritanie a recours à l’importation et à l’aide alimentaire. Le circuit commercial arrive à mettre à disposition des vivres partout où la demande se fait sentir. Cependant, l’accessibilité (pauvreté de la population) demeure le facteur limitant de cette demande, donc de la disponibilité alimentaire.
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  • Niger : Le Niger est caractérisé par une insécurité alimentaire à la fois chronique et conjoncturelle. Outre l’insécurité alimentaire de certaines franges de la population, chaque sécheresse engendre des déficits alimentaires assez importants. Si la croissance démographique actuelle et les modes d’exploitation des sols se poursuivent sur le long terme, les réserves des terres exploitables à des fins agricoles s’épuiseront dans peu de temps et les terres atteindront un niveau irréversible de dégradation.
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  • Sénégal : la production agricole est dans une situation de morosité. S’en est suivie une baisse du taux de couverture des besoins par la production nationale et la nécessité de recourir de plus en plus aux importations pour combler le déficit. La dépendance accrue aux importations rend le pays très vulnérable aux variations des cours mondiaux.
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  • Tchad : l’augmentation des productions céréalières s’est faite essentiellement à travers l’extension des superficies cultivées. Les rendements agricoles demeurent faibles, et seule une très faible proportion des terres bénéficie d’un aménagement.
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