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Croissance verte et développement durable

Un programme de développement pour notre avenir

 

Dans les prochains mois, la communauté internationale va se réunir trois fois, sur trois continents, pour mettre au point un programme de développement durable pour les générations futures.

En juillet, nous nous réunirons à Addis-Abeba pour convenir d’un cadre de financement global pour le programme de développement futur. En septembre, les dirigeants se rencontreront à New York, au sommet spécial des Nations Unies pour l’adoption d’un programme de développement universel et porteur de changement pour l’après‑2015. En décembre enfin, ils se réuniront à Paris pour la COP21, où ils se sont engagés à ouvrir une nouvelle voie et adopter un accord universel et ambitieux sur le changement climatique.

Ces efforts dépendront de l’engagement et du leadership des pays membres de l’OCDE. Nous devons traduire le programme pour l’après‑2015 en actions dans le monde entier, et l’OCDE peut jouer un rôle essentiel dans cette dynamique. Vous pouvez inspirer et éclairer les changements indispensables.

Dans mon rapport de synthèse de décembre dernier, je présente six points clés pour aider à structurer et éclairer le programme de développement pour l’après‑2015 : dignité, êtres humains, prospérité, planète, justice et partenariat.

Pour forger un avenir de dignité pour tous, nous devons réformer radicalement nos économies, lutter contre les inégalités et protéger notre planète. Nous devons garantir l’entière participation des femmes et mettre fin aux inégalités entre hommes et femmes. Nous devons associer la jeunesse et changer les mentalités et les comportements afin de lutter contre les modes de production et de consommation destructeurs. Nous devons veiller à ce que personne ne soit laissé pour compte et bâtir des sociétés résilientes, unies, pour promouvoir un monde plus pacifique et plus juste.

L’éradication de la pauvreté demeurera au cœur de nos efforts. Nous devons mener à leur terme les chantiers inachevés des Objectifs du millénaire pour le développement, consolider les acquis et combler les lacunes.

Mais nous ne pouvons pas nous arrêter là. Nous sommes confrontés à des défis planétaires qui touchent tous les pays, en développement ou développés.

Voilà pourquoi le programme pour l’après‑2015 sera universel, répondant aux besoins de tous et sollicitant tous les peuples du monde. Il visera le progrès économique, l’intégration sociale et la viabilité environnementale.

Ce programme sera centré sur le développement durable. Pour le mettre en œuvre et réaliser les Objectifs de développement durable (ODD), nous aurons besoin d’un partenariat mondial pour aider à mobiliser tous les moyens, financiers ou autres. Ce partenariat et le cadre de financement global doivent être à la hauteur des ODD.

Les besoins de financement sont en effet considérables. Si l’épargne est abondante à l’échelle planétaire, les modes d’investissement ne favorisent pas le développement durable. La conférence d’Addis Abeba sur le financement du développement offre une occasion unique d’infléchir cette évolution.

Ensemble, nous devrions parvenir à trois principaux résultats : un cadre de financement du développement durable cohérent et global ; des résultats concrets, en particulier dans des domaines essentiels comme les infrastructures, l’agriculture, les besoins sociaux et les petites et moyennes entreprises ; un processus de suivi solide pour garantir qu’aucun pays n’est laissé pour compte.

Je souhaiterais souligner six composantes essentielles du projet d’accord d’Addis-Abeba, actuellement en négociation. Premièrement, il aborde l’ensemble des ressources financières (sources de financement publiques, privées, nationales et internationales), les environnements favorables nationaux et internationaux et les problèmes systémiques. Mais il va plus loin, examinant tous les moyens techniques et financiers nécessaires au développement durable.

Deuxièmement, il souligne l’importance de la mobilisation des ressources nationales et de la lutte contre les flux illicites. Il s’agit de renforcer les capacités nationales et la coopération internationale en matière fiscale. Le projet d’accord salue l’important travail de l’OCDE et du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales, mais appelle à des délibérations plus ouvertes afin que ces efforts bénéficient à tous les pays.

Troisièmement, l’aide publique au développement (APD) continuera d’être essentielle pour les pays les moins avancés et les petits États insulaires en développement. Cependant, il faut en faire davantage. Il est de notre responsabilité collective d’accroître l’APD.

Quatrièmement, le projet d’accord souligne le rôle important des banques de développement dans l’exécution du nouveau programme. Cinquièmement, il insiste sur l’importance de l’investissement privé, dans les infrastructures durables par exemple. Sixièmement, il comporte des chapitres sur l’importance du commerce international, la soutenabilité de la dette, les problèmes systémiques, la technologie et le renforcement des capacités.

L’OCDE a un rôle moteur à jouer dans beaucoup de ces domaines. Si nous quittons Addis Abeba avec un résultat fort, je suis convaincu que nous pourrons également réussir à New York et à Paris.

Poursuivons notre coopération pour le développement, le climat, la prospérité durable de tous les peuples et pour notre planète, notre maison commune.

 

Voir  www.un.org

Le Secrétaire général des Nations Unies, M. Ban Ki-moon, exhorte
les pays de l'OCDE à se mobiliser pour les objectifs de
développement

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