Corruption

La mission de l'OCDE dans la gestion de la mondialisation

 

Angel Gurría, Secrétaire général de l'OCDE
Korean University Business School, 20 septembre 2006

Si la mondialisation est sans aucun doute un puissant moteur au service de la prospérité et de la réduction de la pauvreté, la gestion de ce processus n'en est pas moins une tâche qui devient de plus en plus complexe. Je voudrais vous faire part de quelques réflexions à ce sujet, et surtout, j'aimerais entendre vos avis sur cette question.

Mondialisation et ouverture des marchés

Il n'existe pas de définition universellement acceptée de la mondialisation, ce qui rend souvent confus les débats dont elle fait l'objet. A l'OCDE, nous assimilons la mondialisation économique à un processus de resserrement de l'intégration économique des marchés mondiaux de capitaux, de produits et de main-d'œuvre.

L'intégration des économies n'a cessé de s'accentuer au fil des siècles, mais ces cinquante dernières années, on a assisté à une accélération du phénomène de la mondialisation. Depuis une vingtaine d'années en particulier, un grand nombre d'économies d'Asie de l'Est, notamment la Corée et la Chine, sont plus actives au sein de l'économie mondiale, de même que les pays d'Europe centrale et orientale de l'ancien bloc communiste et que les pays émergents et en développement de toutes les régions du globe, y compris celle dont je viens, l'Amérique latine.

C'est un fait : la mondialisation s'est accélérée, ce qu'atteste l'augmentation rapide des échanges commerciaux, des flux financiers et des migrations. La part des échanges dans le PIB mondial a été multipliée par trois depuis 1950. Le niveau des sorties d'IDE dans les pays de l'OCDE, rapportées au PIB, a été multiplié par quatre depuis le début des années 70 et le montant total de l'IDE représentait quelque 610 milliards USD en 2004 ; enfin, le nombre d'immigrants entrant chaque année dans les pays de l'OCDE a plus que triplé en moyenne au cours des vingt dernières années.

Ces évolutions ont été favorisées par les initiatives prises, tant au niveau national que sur un plan multilatéral, pour ouvrir les marchés, ainsi que par le tassement des coûts des transports et la rapidité des progrès technologiques.

Or s'il est avéré que l'ouverture des marchés est un instrument efficace pour servir la croissance économique, elle se heurte toutefois à des oppositions de natures diverses. C'est pourquoi je suis préoccupé par certaines des tendances que l'on peut observer depuis quelque temps dans le domaine des échanges. Il est particulièrement frustrant de constater que les négociations commerciales entreprises dans le cadre du Cycle de Doha pour le développement ont été suspendues en juillet alors même qu'elles offrent une occasion de rééquilibrer les règles commerciales en faveur des pays en développement.

D'aucuns affirment que les négociations ont échoué en grande partie à cause de divergences de vues sur l'agriculture, mais il est clair que les choses ne se résument pas à cela. De fait, certains pays riches n'étaient pas prêts à accepter des réductions supplémentaires des droits de douanes ou des subventions internes dont bénéficient certains produits agricoles et qui faussent les échanges. Les économies de marché émergentes ont pour leur part proposé ce que certains ont considéré comme des améliorations trop modestes de l'accès à leurs marchés de biens et de services. Le constat me paraît d'autant plus frappant lorsque j'observe le décalage énorme existant entre ce que disent les responsables lorsqu'ils se rencontrent de façon plus informelle à Paris et les positions qu'ils affichent une fois à l'OMC à Genève.

Nous avons tous à perdre à demeurer dans l'impasse dans laquelle nous nous trouvons actuellement : tous les pays en pâtiront, mais les plus pauvres sont assurément ceux qui en pâtiront le plus. L'OCDE a estimé à près de 100 milliards USD les gains, en termes d'accroissement de l'activité économique, donc de prospérité, que l'on pourrait escompter d'une libéralisation totale des droits de douane applicables aux biens industriels et agricoles. Les avantages de la libéralisation des échanges de services, sachant que ce secteur de l'économie mondiale est celui qui connaît l'expansion la plus rapide, pourraient être cinq fois supérieurs puisqu'ils sont estimés à environ 500 milliards USD. Un accord à l'OMC sur la facilitation des échanges pourrait permettre, grâce à l'élimination des barrières administratives, de gagner encore au moins 100 milliards USD, les pays en développement devant s'adjuger, selon les prévisions, les deux tiers de cette manne.

Un échec des négociations de Doha signifierait la perte de tous ces bénéfices potentiels. Plus important encore, il risquerait de remettre en cause le système commercial multilatéral et de déclencher une vague de mesures protectionnistes que les responsables politiques sensés auraient du mal à endiguer. Il est temps pour les pays développés de montrer l'exemple et de commencer à mettre en pratique les recommandations nées des discussions qu'ils ont eues entre eux dans l'enceinte de l'OCDE.

Il est un autre domaine qui retient mon attention à cause du risque éventuel de retour en arrière dans le domaine de l'ouverture des marchés, c'est l'investissement étranger. L'Europe manifeste une certaine réticence vis-à-vis des fusions et acquisitions internationales dans des secteurs aussi divers que la sidérurgie, la banque, l'énergie et les produits laitiers. Les États-Unis se sont montrés inquiets lors de prises de contrôle d'une petite société pétrolière et de certaines de leurs installations portuaires. Au mois de mars de cette année, des responsables chinois ont commencé à exprimé des réserves à propos de la présence d'investisseurs étrangers au sein de leur économie. Et depuis quelque temps, on assiste à une recrudescence des expropriations dans certains pays d'Amérique latine.

Les pouvoirs publics ont évidemment le droit de sauvegarder la sécurité nationale et l'intérêt public, mais il faut être clair, le protectionnisme n'est pas la solution. Il représente une grave menace pour la santé et le bon fonctionnement de l'économie mondiale.

Le troisième point que je souhaite aborder concerne les migrations. A mesure que l'intégration des marchés s'accentue, il devient clair que les mouvements de populations constituent l'un des paramètres les plus difficiles à gérer à l'échelle de la planète. Les gouvernements de tous les pays restreignent l'entrée d'immigrants sur leur territoire. Aujourd'hui cependant, la plupart des pays de l'OCDE subissent un vieillissement de leur population et un ralentissement de la croissance démographique, voire un recul démographique. Une "gestion éclairée des flux migratoires" peut être doublement avantageuse, pour les pays d'accueil comme pour les pays d'origine. C'est là un domaine dont la Corée (et son voisin le Japon) devra se préoccuper davantage dans les années à venir au vu de l'effondrement de sa natalité au cours des deux dernières décennies.

Recueillir tous les fruits de la mondialisation

Comme je l'ai déjà dit, l'ouverture des marchés est la clé de la mondialisation, mais pour recueillir tous les fruits de la mondialisation, il faut faire beaucoup plus encore qu'ouvrir les marchés. Il faut agir sur tous les leviers d'une politique macro-économique et structurelle saine, non seulement en menant une politique monétaire et budgétaire judicieuse, une politique du marché du travail permettant de développer les capacités humaines et d'améliorer l'adaptabilité de la main-d'œuvre, une politique économique propice à la création d'entreprises et facilitant la sortie du marché, mais aussi en instaurant un cadre réglementaire efficace et un système de gouvernance performant et de qualité dans le secteur des entreprises comme dans le secteur public.

Je voudrais seulement insister sur quelques-uns de ces points. Le développement du capital humain est un domaine d'action essentiel pour pouvoir récolter tous les fruits de la mondialisation. Lorsque je parle de capital humain, je parle de santé, mais aussi d'éducation.

Les investisseurs étrangers sont à l'évidence plus attirés par les pays dotés d'une main-d'oeuvre qualifiée et en bonne santé.  Et les pays possédant un capital humain de haut niveau sont beaucoup plus à même de produire des biens exportables sur les marchés mondiaux et de remonter dans la chaîne de valeur une fois enclenchée la dynamique du développement.

Le capital humain est l'un des nombreux domaines dans lesquels la Corée s'est illustrée par l'excellence de ses résultats. Je ne citerai que quelques indicateurs. Parmi les pays de l'OCDE, la Corée est celui qui a enregistré entre 1960 et 2003 les gains d'espérance de vie les plus élevés, avec un allongement global de la durée de vie de 25 ans qui porte l'espérance de vie en Corée au niveau de la moyenne des pays de l'OCDE, soit 78 ans.

Dans le domaine de l'éducation, vous avez peut-être entendu parler du Programme international de l'OCDE sur le suivi des acquis des élèves, plus connu sous le nom de PISA. Ce programme a permis d'élaborer un ensemble d'indicateurs internationaux fiables et comparables sur les performances des élèves âgés de 15 ans grâce auxquels il est possible de déterminer dans quelle mesure les élèves ont acquis les compétences analytiques qui leur donneront les moyens de réussir dans la société du savoir. Cette année, nous présenterons la troisième édition de l'étude PISA mettant l'accent sur la science et la technologie. Les exercices précédents étaient axés sur la culture mathématique (2003) et la compréhension de l'écrit (2000). Dans l'édition PISA 2003, la Corée s'est classée parmi les meilleurs en mathématiques, en compréhension de l'écrit et en sciences, et au premier rang pour la résolution de problèmes.

Je voudrais maintenant en venir au gouvernement d'entreprise. L'une des faiblesses dénoncées par l'OCDE et d'autres observateurs au lendemain de la crise financière qui a secoué la Corée en 1997 était le système de gouvernement d'entreprise. La qualité du gouvernement d'entreprise est primordiale pour garantir l'efficacité de l'investissement. Elle est également indispensable pour attirer l'investissement étranger, enjeu devenu encore plus important dans le cas de la Corée.

Si la Corée affiche depuis longtemps des taux d'investissement élevés, en particulier grâce aux chaebols, ces investissements n'ont pas toujours été très rentables. La Corée a cependant pris des mesures draconiennes pour améliorer la qualité de son système de gouvernement d'entreprise en s'inspirant des Principes de gouvernement d'entreprise de l'OCDE.

Le dernier point que je souhaite aborder dans cette section est l'importance qu'il convient d'accorder à l'ajustement au changement structurel. La crainte que la mondialisation ne se traduise par de nouvelles pertes d'emplois et un abaissement des salaires est à l'origine d'une bonne partie des inquiétudes qu'elle suscite dans l'opinion publique de beaucoup de pays de l'OCDE. Néanmoins, les analyses de l'OCDE donnent à penser que les évolutions technologiques et démographiques en cours sont des vecteurs nettement plus puissants de changement structurel que l'investissement et les échanges internationaux. En tout état de cause, la meilleure réponse à apporter, face au changement structurel, consiste à promouvoir la mobilité de la main-d'œuvre et des capitaux et à faciliter leur orientation vers les emplois et les lieux où ils seront utilisés le plus efficacement.

S'attaquer aux effets négatifs de la mondialisation

Comme je l'ai déjà indiqué, l'ouverture des marchés et la rapidité du progrès technologique sont sans aucun doute des facteurs qui favorisent la prospérité et la réduction de la pauvreté. Cependant, il se peut aussi que ces facteurs aient facilité l'expansion et la mondialisation d'une large palette d'activités illicites, telles que la corruption active et passive, la fraude fiscale, le blanchiment de capitaux, la contrefaçon et le piratage et le trafic d'être humains.

Il importe de s'attaquer à ces problèmes. L'OCDE est en première ligne dans le cadre d'un grand nombre d'initiatives visant à agir sur les aspects négatifs de la mondialisation. Les pays de l'OCDE et six pays non membres ont signé une Convention de vaste portée sur la lutte contre la corruption d'agents publics étrangers dans les transactions commerciales internationales. Cette Convention a pour objet de faire en sorte que les actes de corruption soient considérés comme illicites dans un grand nombre de pays qui auparavant admettaient ce genre de pratique au point d'autoriser la déductibilité fiscale des pots-de-vin. Dans le domaine de la fiscalité, l'OCDE déploie une gamme diversifiée d'activités visant à améliorer la transparence et l'échange de renseignements et à combattre la fraude et le manque de discipline fiscale.

En ce qui concerne la contrefaçon et le piratage, nous menons un projet d'envergure, pour lequel nous avons été récemment mandatés lors d'une réunion du G8 à Saint-Pétersbourg, afin de renforcer le cadre juridique international pour mieux combattre ces deux fléaux. Nos travaux montrent que la production de biens contrefaits ou piratés s'est perfectionnée. Les rendements élevés qu'elles procurent ne font qu'attiser la corruption et les activités prohibées. Les liens existant entre ces activités et le crime organisé et les réseaux terroristes ont par ailleurs été prouvés.

Pour le moment, les perspectives ne sont guère réjouissantes. Si la plupart des pays semblent disposer d'arsenaux juridiques et administratifs adaptés pour combattre la contrefaçon et le piratage, les mesures de mise en application des textes ne sont pas suffisamment efficaces. La première phase de notre projet devrait être bouclée d'ici la fin de l'année.

Les problèmes ayant une dimension planétaire appellent des solutions à l'échelle planétaire et l'OCDE est prête à contribuer à la recherche de ces solutions.

Le rôle de l'OCDE

Tout cela m'amène au rôle de l'OCDE. L'Organisation que je dirige joue un rôle central dans la gestion de la mondialisation : elle s'efforce de la comprendre, de l'expliquer, d'en analyser les effets et de formuler des recommandations concrètes pour permettre de maximiser les avantages qu'elle peut procurer et de faire face aux défis dont elle est porteuse. Elle dispose à cet effet de plusieurs instruments :

(i) Les examens mutuels et la pression par les pairs, qui s'exerce notamment à l'occasion de la publication, deux fois par an, des Perspectives économiques et de la parution, à intervalles réguliers, des études économiques, par exemple ; l'une des raisons pour lesquelles je me trouve en Corée étant précisément la publication de l'examen, conduit par l'OCDE, des politiques de la Corée en matière d'environnement ;

(ii) Les analyses comparatives des performances au moyen d'exercices tels que le Programme PISA, auquel j'ai fait référence précédemment ; et

(iii)  Des instruments comme les Principes de gouvernement d'entreprise de l'OCDE et la Convention sur la lutte contre la corruption.

Ce qui caractérise également l'OCDE aujourd'hui, c'est la mondialisation de ses activités : elle collabore en effet avec quelque 70 économies non membres.  La Chine, voisine et partenaire économique très privilégié de la Corée, entretient aussi des relations de partenariat étroites avec l'OCDE. Au cours de l'année écoulée, l'OCDE lui a consacré une étude économique, ainsi que des études sur l'agriculture, l'investissement étranger, les dépenses publiques et la gouvernance, et elle envisage de l'associer étroitement à son projet visant à combattre la contrefaçon et le piratage.

Le dernier aspect que je souhaite évoquer aujourd'hui est l'importance de la communication. J'ai indiqué que l'une des missions de l'OCDE était d'expliquer la mondialisation. Parce que nous savons que l'inquiétude suscité par ce phénomène dans l'opinion publique grandit, et aussi parce que nous n'ignorons pas qu'il y a un revers à la médaille, il importe que nous ayons un avis éclairé sur tous les enjeux de la mondialisation et que nous en fassions part comme il se doit au public. La mondialisation a également été accusée d'être à l'origine d'une aggravation des écarts de revenus. Il est vrai que sur des marchés plus ouverts à la concurrence, les individus et les régions les moins préparés à affronter cette concurrence souffrent. L'esquive n'est toutefois pas la solution. Il faut au contraire doter ces individus et ces régions d'instruments leur permettant d'en tirer le meilleur parti. Il est également nécessaire de maintenir le cap des réformes économiques.

L'un des enjeux majeurs du programme d'action qui doit permettre de recueillir tous les fruits de la mondialisation réside dans " l'économie politique de la réforme ". Comment les pouvoirs publics peuvent-ils s'y prendre pour engager les réformes qui s'imposent sans attendre qu'une crise se produise ? Dans nombre de pays, des réformes pourtant bien conçues ont échoué au stade de la mise en oeuvre ou ont dû être abandonnées en cours de route à cause des coûts politiques qu'elles entraînaient à court terme et du fait que les opposants savaient se faire entendre et étaient bien organisés alors que les avantages qui auraient pu découler des réformes sont généralement plus dilués et difficiles à percevoir. Trop souvent, il faut attendre qu'une crise éclate pour que soit prise la décision d'entreprendre des réformes, même si le prix à payer est alors plus lourd pour toutes les parties concernées.

Tout cela nous renvoie à la nécessité d'informer le grand public et de le convaincre de l'intérêt des réformes ou de lui laisser entrevoir ce que coûterait le renoncement aux réformes. A cet effet, l'OCDE peut offrir une masse d'informations et d'analyses, fondées sur les enseignements de l'expérience que ses membres ont su partager depuis des décennies, sous ses auspices, en s'appuyant sur les compétences de ses comités et de ses agents.

Dans ce contexte, j'apprécie personnellement beaucoup les contacts avec des étudiants et avec des jeunes comme vous. Vous êtes les responsables de demain. Vous êtes l'avenir. Et m'entretenir et dialoguer avec vous est pour moi une expérience d'une importance capitale alors que je me trouve sur un continent, l'Asie, en proie à une mutation démographique spectaculaire.

Je vous remercie beaucoup de votre attention et vous invite à me faire part, de vos questions, observations ou objections éventuelles.

 

 

 

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