Les relations mondiales du CAD

La coopération pour le développement du Mexique

 

En 2016, le Mexique a publié des chiffres sur son programme de coopération pour le développement de 2014 (Gouvernement du Mexique, 2016) qui sont les chiffres globaux les plus récents dont on dispose sur ses efforts de coopération pour le développement[1]. Il en ressort que ses apports au titre de la coopération internationale pour le développement se sont établis à 288 millions USD en 2014, contre 396 millions USD en 2013 (Gouvernement du Mexique, 2016). L’OCDE estime que, sur le total versé en 2014, un montant d’au moins 169 millions USD serait comptabilisable au titre de la coopération pour le développement dans les statistiques du Comité d'aide au développement (CAD). Ce dernier a acheminé 63 % des 168 millions USD par l’intermédiaire d’organisations multilatérales en 2014 (estimations de l’OCDE d’après Gouvernement du Mexique, 2016, et sites web des organisations multilatérales). Selon des estimations plus récentes de l’OCDE, le Mexique aurait fait transiter 86 millions USD par le canal multilatéral en 2015.

La loi sur la coopération internationale au service du développement (2011) charge les pouvoirs,publics de mettre en place le Programme de coopération internationale pour le développement et de créer l’Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement (AMEXCID), ainsi que les outils nécessaires pour assurer la programmation, la coordination, l’exécution, le suivi, la notification et l’évaluation des activités de coopération pour le développement. Le ministère des Affaires étrangères est responsable de l’ensemble de la coopération mexicaine pour le développement, dont la coordination est assurée par AMEXCID et la mise en oeuvre par des organismes publics.

Les pays partenaires prioritaires du Mexique sont les pays d’Amérique latine et des Caraïbes, une attention particulière étant accordée à l’Amérique centrale. Les secteurs auxquels celui-ci destine en priorité ses apports bilatéraux de coopération pour le développement sont l’administration publique, l’agriculture, la protection de l’environnement, les statistiques, l’éducation, la science et la technologie, et la santé. Ces apports revêtent principalement la forme d’activités de coopération technique et scientifique assurées par des fonctionnaires spécialistes des domaines en question. Le principal mécanisme sur lequel repose la coopération régionale est le Projet d’intégration et de développement mésoaméricain qui porte sur des initiatives dans les domaines de la santé publique, de la durabilité environnementale, de la gestion des risques, de la sécurité alimentaire, de la facilitation des échanges, du transport, de l’énergie et des télécommunications. S’appuyant sur son expérience mésoaméricaine, le Mexique a également lancé d’autres initiatives régionales dans les Caraïbes et le « triangle du Nord », autour de l’immigration, par exemple. Le Mexique a aussi financé la modernisation des infrastructures de la région à travers le « Fonds Yucatán ».

Le Mexique participe à la coopération triangulaire et travaille ainsi en partenariat avec des membres du CAD (ex. : Allemagne, Espagne et Japon), le Chili et plusieurs organisations internationales (ex. : Institut interaméricain pour la coopération agricole, Fonds des Nations Unies pour l’enfance [UNICEF], Programme des Nations Unies pour le développement et Organisation mondiale du commerce), afin d’apporter un soutien à d’autres pays en développement, principalement d’Amérique latine et des Caraïbes. Le Mexique met également en place des mécanismes de coopération avec d’autres partenaires, comme la société civile, le secteur privé ou des fondations.

En 2015, les apports mexicains de coopération pour le développement transitant par le canal multilatéral ont été acheminés pour l’essentiel par les Nations Unies (60 %) et la Banque interaméricaine de développement (30 %).
 
Le Mexique, qui est devenu membre de l’OCDE en 1994, possède le statut d’observateur auprès du CAD.
 
 


[1] Après l’adoption de la loi mexicaine sur la coopération internationale pour le développement, en 2011, le Mexique a commencé à recueillir chaque année des données sur les activités de coopération pour le développement des institutions fédérales. En 2014, l’Agence mexicaine de coopération internationale pour le développement a mis en place le Registre national de la coopération internationale pour le développement et amélioré les travaux méthodologiques réalisés en vue de la définition de ses propres Directives pour le chiffrage de ses apports de coopération pour le développement.

 

 

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