Examens par les pairs des membres du CAD

Belgique - CAD Examens par les pairs de la coopération pour le développement, 2015

 

La Belgique va devoir introduire plus de souplesse dans son programme d’aide pour atteindre les objectifs en faveur des pays pauvres 

La Belgique fait des efforts louables pour affecter davantage d’aide au développement aux pays les plus pauvres, mais pour concrétiser ses engagements elle doit arrêter des dates butoirs, assouplir son programme d’aide au développement et enrayer la baisse de son aide globale, d’après un Examen de l’OCDE.

Le dernier Examen par les pairs du CAD consacré à la Belgique note que le pays a consacré 35 % de son aide publique aux pays les moins avancés (PMA) en 2013 – ce qui est supérieur à la moyenne des donneurs – et a promis de porter cette part à 50 %, en donnant la priorité à l’Afrique centrale, du Nord et l’Ouest. Cependant, cet objectif sera difficile à respecter, si la Belgique ne modifie pas les modalités de budgétisation, de programmation et d’acheminement de l’aide. Pour tenir ses engagements, la Belgique devrait simplifier les procédures, accroître la flexibilité budgétaire et déléguer davantage de compétences aux pays en développement partenaires.

Pour en savoir plus

 

A propos de cet examen

La Belgique: historique des examens par les pairs

 

 

Mise en œuvre des recommendations formulées lors de l'examen par les pairs - 2010

Belgique Donut 2015 FRE

Mesures prises par la Belgique depuis l’Examen de 2010

Liens utiles

 

La Belgique dispose d’un cadre pour l’action humanitaire modernisé axé sur les domaines dans lesquels elle peut apporter une forte valeur ajoutée

La Belgique a fait d’énormes progrès dans son approche stratégique de l’aide humanitaire depuis l’examen par les pairs de 2010. Elle a modernisé ses cadres juridique, stratégique et budgétaire pour se doter de dispositifs propres à assurer un financement prévisible et de qualité dans des domaines où son action peut apporter une forte valeur ajoutée. De plus, le programme humanitaire présente désormais une orientation stratégique claire, qui se rattache aux priorités stratégiques générales de la Belgique. Le nouveau cadre permet une programmation globale dont le champ s’est élargi à des domaines comme le relèvement et la réduction des risques.

Cependant, les liens entre les programmes de développement et d’aide humanitaire pourraient être renforcés. La répartition des fonds  – inscrits au budget et donc affectés de façon définitive pour quatre ans – privilégie largement les budgets centraux des organisations multilatérales et les fonds communs, de sorte que la Belgique met de fait l’accent sur certains partenariats plutôt que sur des crises et des thèmes particuliers. C’est une stratégie intéressante car elle assure aux partenaires prévisibilité et souplesse, atténue le risque de politisation de la prise de décision, et offre un moyen efficace d’effectuer les versements, compte tenu des effectifs limités du personnel humanitaire de la DGD. Elle facilite aussi l’établissement de partenariats de qualité avec les organismes multilatéraux.

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