À partir de nos travaux sur la fragmentation de l’aide, nous effectuons une analyse plus minutieuse pour déterminer où les activités d’aide se chevauchent et où elles font défaut. Les pays où ces activités se superposent sont communément appelées « les chouchous de l’aide » tandis que les pays où celles-ci sont absentes sont dénommées « les orphelines de l’aide ».
Quelle est la définition exacte d’un « orphelin de l’aide » ? Quels sont les pays qui peuvent être considérés comme des « orphelins de l’aide » ? Et que peut-on faire pour remédier à la situation et leur apporter le soutien dont ils ont besoin ? Les réponses à ces questions s’inscrivent toujours dans un débat international permanent.
Nous apportons notre analyse pour participer à ce débat. Notre contribution principale consiste à élaborer une méthodologie permettant d’identifier les pays « orphelins de l’aide ».
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Les orphelins de l'aide : qui en est responsable ? Note d'information (anglais) (pdf)
Le modèle de répartition de l’aide entre pays n’est pas suffisamment coordonné. Chaque donneur (public ou privé) décide des programmes nationaux qu’il souhaite appuyer et dans quelle mesure, à partir d’un ensemble unique de valeurs, d’objectifs et de critères, déterminé par des contextes et des relations historiques spécifiques. L’absence d’informations en temps opportun sur les intentions prospectives des autres donneurs gêne la capacité de chacun à ajuster en conséquence leurs propres plans. En outre, l’obligation de rendre compte aux contribuables ou aux conseils d’administration s’attache rarement à corriger les actions des autres, qu’elles soient prévisibles ou non : chaque donneur a ses propres priorités et son propre cadre d’incitation.
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