Brésil

La coopération pour le développement du Brésil

 

Le Brésil est un fournisseur de coopération Sud-Sud. Les données disponibles les plus récentes concernant le programme brésilien de coopération pour le développement datent de 2013 (IPEA et ABC, 2016) et ont été publiées en 2016. Les chiffres de 2013 – un montant total de 397 millions USD – comprennent des activités qui ne sont pas classées, ou seulement partiellement, au titre de la coopération pour le développement dans les statistiques du CAD (et peuvent aussi exclure des activités de développement qui seraient prises en compte dans ces statistiques)[i]. L’OCDE estime à 316 millions USD le montant des apports de coopération pour le développement effectués par le Brésil en 2013 contre 411 millions USD en 2012. Sur ces 316 millions USD, 66 %, soit 208 millions USD, ont été acheminés par le canal d’organisations multilatérales. Selon des estimations plus récentes de l’OCDE, le Brésil a fait transiter 96 millions USD par des organisations multilatérales en 2015 (d’après les sites web de ces organisations).

Le ministère des Relations extérieures supervise les activités du Brésil en matière de coopération pour le développement, tandis que l’Agence brésilienne de coopération effectue des apports de coopération technique. Outre ces derniers, la coopération bilatérale du Brésil comprend des activités d’aide humanitaire, de la coopération scientifique et technologique, l’octroi de bourses d’études et les coûts imputés des étudiants, ainsi que des dépenses liées aux réfugiés.

De plus, le Brésil participe à la coopération triangulaire et travaille ainsi en partenariat avec plusieurs organismes internationaux (comme le Programme des Nations Unies pour le développement, l’Organisation des Nations Unies pour l’alimentation et l’agriculture, le Programme alimentaire mondial, l’Organisation internationale du travail, l’Office des Nations Unies contre la drogue et le crime et l’Organisation des Nations Unies pour l’éducation, la science et la culture [UNESCO] et avec des membres du Comité d'aide au développement (CAD) (par exemple, l’Allemagne, l’Espagne, les États-Unis et le Japon). Ses programmes en l matière ont pour but de soutenir les pays en développement (ex. : pays d’Amérique du Sud, pays lusophones d’Afrique, Haïti et Timor-Leste) dans des domaines tels que l’agriculture, la sécurité alimentaire, la santé et l’administration publique.

Les apports brésiliens de coopération pour le développement qui empruntent le canal;multilatéral ont été acheminés pour l’essentiel par les Nations Unies (57 %) en 2015 et la Banque interaméricaine de développement (43 %).

Le Brésil fait partie des Partenaires clés de l’OCDE.

Statlink: http://dx.doi.org/10.1787/888933495291

 


[i].               D’après les chiffres officiels publiés par les autorités du Brésil, les apports de ce pays en matière de coopération pour le développement sont nettement supérieurs. L’OCDE utilise ces données mais, aux fins de la présente analyse, ne prend en compte dans ses estimations que : 1) les activités menées dans les pays à faible revenu et à revenu intermédiaire ; 2) les contributions aux organisations multilatérales dont l’objectif essentiel est de promouvoir le développement économique et l’amélioration du niveau de vie dans les pays en développement (ou un pourcentage de ces contributions lorsque l’organisation multilatérale ne se consacre pas exclusivement à des activités à l’appui du développement dans les pays en développement). Par ailleurs, l’OCDE ne prend pas en compte les activités bilatérales de maintien de la paix. Les données officielles du Brésil peuvent exclure certaines activités qui seraient comptabilisées au titre de la coopération pour le développement dans les statistiques du CAD ; ces activités sont donc aussi exclues des estimations établies par l’OCDE, qui sont fondées sur les propres données du Brésil.


 

 

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