Brésil

Brésil - Résumé des projections économiques (novembre 2017)

 

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Après avoir reculé pendant huit trimestres consécutifs, la croissance a enfin repris. Insufflée au départ par le secteur agricole, la reprise semble à présent de plus en plus généralisée. La croissance devrait continuer à se raffermir, même si la confiance reste sensible à l’évolution de la situation politique. L’inflation a reculé et elle est aujourd’hui inférieure à l’objectif de la banque centrale, ce qui a entraîné une augmentation des revenus réels et permis une baisse des taux d’intérêt, qui favorisera une reprise de l’investissement. Le crédit au secteur des entreprises continue à diminuer, mais le chômage a déjà commencé à reculer.

La faiblesse de l’inflation justifie une orientation accommodante de la politique monétaire au cours de la période considérée, les taux d’intérêt réels étant historiquement bas, ce qui stimulera l’investissement. L’orientation, actuellement neutre, de la politique budgétaire devra devenir encore plus prudente en 2019 pour garantir la viabilité des finances publiques à moyen terme, compte tenu de l’accroissement de la dette publique déjà élevée. Le projet de réforme des retraites est indispensable pour assurer le respect de la règle de dépenses et contribuer à la viabilité des finances publiques. La réorientation des dépenses sociales vers des transferts monétaires conditionnels, conjuguée à la réduction des subventions inefficaces à l’industrie, permettra de rendre la croissance plus inclusive et d’atténuer les inégalités, qui sont très marquées. La suppression progressive des prêts bonifiés accordés par les banques publiques améliorera l’allocation du capital et dopera la productivité. L’abaissement des obstacles élevés aux échanges intensifiera la concurrence et l’innovation et allègera le coût des intrants intermédiaires.

La dette du secteur des entreprises, exprimée en proportion du PIB, s’est accrue pour se rapprocher de la moyenne des économies de marché émergentes, mais les banques sont bien capitalisées et devraient pouvoir faire face aux difficultés potentielles découlant des risques liés à l’endettement des entreprises, d’autant que l’activité se redresse. La récession profonde et longue a été un important test de résistance grandeur nature pour les banques et n’a pas fait apparaître d’éléments de fragilité au sein des institutions financières.



 

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