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Belgique

Etude économique de la Belgique, 2005 : Maîtriser la hausse des dépenses publiques de santé

 

Des réformes permanentes seront nécessaires pour maîtriser la croissance des dépenses de santé

La croissance des dépenses de santé représente un risque substantiel pour la viabilité des finances publiques. Face aux pressions qui se sont accumulées ces dernières années lorsque des restrictions ont été mises en œuvre pour freiner la croissance des dépenses et aux préoccupations concernant un accès équitable aux soins de santé, le gouvernement a relevé le plafond budgétaire pour la croissance réelle des dépenses publiques de santé en le portant à un taux annuel moyen de 4.5% pour la période 2003 2007. Ramener ce taux de progression à 2.8% en moyenne entre 2008 et 2030, comme l’envisagent les projections du CSF risque d’être un défi majeur. Une série de mesures sont actuellement mises en œuvre pour freiner  la croissance des dépenses de santé, essentiellement en améliorant l’efficience ; on citera la mise en place de la classification des patients en groupes diagnostiques (Diagnosis Related Groups) pour le financement des hôpitaux,  les incitations au développement du rôle de référent pour le médecin généraliste et d’un fichier médical électronique centralisé, une évaluation comparative des habitudes de prescription et des pratiques médicales ainsi qu’une incitation croissante à l’ utilisation des médicaments génériques lorsqu’ils sont médicalement équivalents aux médicaments précédemment brevetés auxquels ils se substituent. Il faudrait que le gouvernement poursuive ces réformes, plus vigoureusement encore, en ne remboursant pas les frais médicaux des patients qui ne passent pas par un médecin référent, en faisant en sorte que, pour tous les patients, un dossier électronique complet et à jour soit mis pour consultation  à la disposition des médecins et en laissant à la charge de l’assuré le supplément de prix par rapport aux médicaments génériques. Cette dernière mesure ne devrait pas avoir un impact trop défavorable sur l’incitation à développer de nouveaux médicaments, car la Belgique libéralise également son régime d’autorisation des nouveaux médicaments. S’il ne s’avère pas possible de freiner la croissance des dépenses de santé dans la mesure envisagée, il faudra que le gouvernement détermine dans quelle mesure  il fera face en réduisant sa part dans les dépenses totales de santé plutôt qu’en alourdissant l’impôt et/ou en diminuant les autres dépenses.

 

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Une synthèse (en format pdf) peut également être téléchargée. La Synthèse contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE, mais pas nécessairement tous les graphiques disponibles dans les pages ci-dessus.

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