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L'OCDE - une institution pionnière et un partenaire au service de « Politiques meilleures pour une vie meilleure »
L’OCDE a été créée il y a 50 ans avec pour objectif « de promouvoir des politiques visant à réaliser la plus forte expansion possible de l'économie et de l'emploi et une progression du niveau de vie dans les pays Membres, tout en maintenant la stabilité financière, et à contribuer ainsi au développement de l'économie mondiale ; et à contribuer à une saine expansion économique dans les pays Membres, ainsi que non membres, en voie de développement économique […]. » (Convention relative à l’OCDE 1961)
Aujourd’hui, à l’heure du 50e anniversaire de l'OCDE, nous avons transposé ce mandat en un mot d’ordre déclinable en actions concrètes : « Des politiques meilleures pour une vie meilleure ». Notre priorité est d’aider les gouvernements dans cinq grands domaines de l’action publique, sans nous limiter à nos pays membres, et c’est en renforçant la coopération et la gouvernance à l’échelle mondiale, notamment à travers le G20, que nous atteindrons cet objectif :
- Premièrement, les pouvoirs publics doivent rétablir la confiance dans les marchés comme dans les institutions et les entreprises qui en assurent le fonctionnement. Il faut pour cela être à l’écoute des besoins de nos concitoyens, améliorer la réglementation et assurer une gouvernance plus efficace à tous les niveaux.
- Deuxièmement, les gouvernements doivent assainir leurs finances publiques dans le cadre d’une stratégie à long terme favorable à la croissance. En même temps, les gouvernements doivent savoir « penser structurel » et recueillir les fruits des réformes structurelles sur les marchés des produits et du travail ainsi que dans le système éducatif.
- Parallèlement, nous recherchons les moyens d’alimenter de nouvelles sources de croissance grâce à l’innovation, des stratégies de « croissance verte » respectueuses de l’environnement et le développement de nouvelles compétences pour de nouveaux emplois.
- Pour étayer l’innovation et la croissance, nous devons en outre veiller à ce que les personnes de tout âge puissent acquérir les compétences qui leur permettront de travailler de façon productive et satisfaisante dans les emplois de demain. Nous devons aussi savoir « penser social » de façon à protéger les plus vulnérables et donner aux populations des perspectives d’avenir.
- Enfin, nous devons favoriser une croissance solidaire et un développement durable dans les pays émergents et en développement pour bâtir un avenir où aucun pays n’aura plus à dépendre de l’aide. Dans le sigle « OCDE », la lettre « D » signifie « développement », et nous continuerons de partager notre savoir-faire avec les économies émergentes et les pays en développement.
L’OCDE contribue activement au processus du G20
Depuis le tout début, les dirigeants du G20 ont sollicité l’OCDE afin de mettre à profit ses analyses et son expérience de l’action publique dans un large éventail de domaines. Nous sommes l’une des institutions qui participent régulièrement aux réunions du G20, à commencer par les Sommets. Le Secrétaire général M. Gurría représente l’OCDE aux réunions des ministres des Finances et des dirigeants. Et depuis que le Président Obama a invité M. Angel Gurría à assister au Sommet de Pittsburgh, l’OCDE a nommé un Sherpa, Mme Gabriela Ramos, et un Représentant suppléant pour le G20 des Finances, M. Pier Carlo Padoan, qui représentent l’Organisation en leurs qualités respectives. Nous collaborons par ailleurs activement à la plupart des Groupes de travail du G20.
L’OCDE a travaillé et continue de travailler en étroite collaboration avec le G20, en menant à bien les tâches pour lesquelles elle a reçu mandat des pays membres et en coopération étroite avec les présidences successives du G20. Nous aidons les pays du G20 à mettre en évidence les problèmes à traiter et à élaborer des stratégies ou des lignes d’action pour y porter remède.
Nos contributions aux travaux du G20 sont souvent le fruit d’une collaboration avec d’autres organisations internationales, comme le FMI, la Banque mondiale, la FAO ou l’OIT. C’est le cas par exemple des travaux que nous menons sur la volatilité des prix des produits de base et la sécurité alimentaire, sur le Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, sur l’emploi ou encore sur les subventions aux combustibles fossiles. L’échange d’idées qui naît de cette collaboration est une source d’enrichissement mutuel qui nous aide à apporter au processus du G20 des contributions pertinentes et pragmatiques.
L’OCDE a apporté son soutien aux présidences successives du G20
L’OCDE appuie les travaux du G20 dans un large éventail de domaines d’intervention, reflet de la diversité des compétences de l'Organisation quant aux politiques publiques. Les résultats à attendre de cette action et les principaux points saillants à retenir sont les suivants :
- Restaurer la croissance et l’emploi. L’action que mène l’OCDE en la matière est au centre du soutien qu’elle apporte au G20. Nous œuvrons en association avec le FMI à l’élaboration du Cadre pour une croissance forte, durable et équilibrée, en amenant le G20, par le biais des Études économiques que réalise régulièrement l'Organisation et de notre publication Objectif croissance, à inscrire dans ses débats les enseignements à tirer de la surveillance des politiques structurelles dans les pays du G20. Nous avons montré que des réformes bien conçues et mises en œuvre avec soin sont à l’origine de triples bienfaits : elles améliorent la production et l’emploi, renforcent les finances publiques et rééquilibrent la demande mondiale.
- Aider les pays du G20 à affiner le volet social de leur réponse à la crise. L’OCDE a largement contribué à la préparation des Sommets des Ministres du travail et de l’emploi du G20, celui de Washington en avril 2010, puis celui de septembre 2011 à Paris. Cinq rapports (en anglais), des documents de référence et autres notes ont été établis avec ou en coopération étroite avec le BIT, dont une note de politique générale intitulée « Aider les jeunes à prendre un meilleur départ ». L’OCDE sera consultée par le tout nouveau Groupe de travail intergouvernemental sur l’emploi et lui prêtera son concours.
- Réformer le système monétaire international. Dans un rapport faisant le point de l’expérience des pays tout au long du processus de libéralisation et d’assouplissement des mesures de contrôle des capitaux conformément au Code de l'OCDE de libération des mouvements de capitaux, l’OCDE apporte sa pierre à l’édifice en proposant des travaux d’analyse qui décrivent comment les réformes structurelles peuvent promouvoir l’intégration financière, réduire les déséquilibres mondiaux et limiter l’instabilité des mouvements de capitaux.
- Poursuivre l’action engagée en matière de régulation financière. L’OCDE a été invitée à conduire l’élaboration de Principes de haut niveau de l'OCDE sur la protection financière des consommateurs, qui seront approuvés au Sommet de Cannes. Il est ensuite prévu de mettre au point des orientations pour la mise en œuvre de ces Principes. Notre Organisation soutient également l’action du G20 dans les domaines de l’inclusion financière et du financement des PME.
- La fiscalité est un domaine d’action où, grâce à l’impulsion du G20 et aux travaux de l’OCDE, le monde a pu marquer de nettes avancées dans la lutte contre la fraude fiscale. Nous avons lancé le plus ambitieux processus d’examen par les pairs, qui couvre plus d’une centaine de pays disposés à évaluer leur civisme fiscal au regard des normes prescrites par l’OCDE. A la date du Sommet de Cannes, les examens de quelque 60 pays auront été menés à bien, et nous espérons que la plupart des pays du G20 auront signé la Convention OCDE/Conseil de l’Europe sur l’assistance administrative mutuelle en matière fiscale qui prévoit l’échange automatique de renseignements à des fins fiscales.
- La lutte contre la corruption : L’OCDE participe activement au Groupe de travail anti-corruption du G20 dans les domaines de la corruption transnationale, de la protection des donneurs d’alerte, de l’intégrité du secteur public et du renforcement du dialogue avec les entreprises. Sous la présidence française du G20, l’OCDE a co-organisé la conférence à haut niveau d’avril 2011 sur le thème « Ensemble contre la corruption : entreprises et pouvoirs publics du G20 ».
- Réinvestir dans l’agriculture, combattre l’instabilité des prix et promouvoir la sécurité alimentaire. L’OCDE a coordonné avec la FAO l’élaboration du rapport de synthèse sur « la volatilité des prix sur les marchés agricoles et alimentaires : réponses politiques » (en anglais), à partir duquel les ministres de l’Agriculture du G20 ont mis au point leur Plan d’action. Associée aux suites qui vont y être données, l’OCDE a d’ores et déjà affecté des agents au Système d’information sur les marchés agricoles » (Agricultural Market Information System - AMIS). L’OCDE, avec le concours de ses organisations partenaires, continuera de formuler à l’intention des membres du G20 des recommandations spécifiques relatives à la productivité agricole et à l’instauration d’un contexte favorable à l’investissement privé dans le secteur de l’agriculture.
- Abandonner progressivement les subventions aux combustibles fossiles qui encouragent la surconsommation. L’OCDE s’est tout particulièrement efforcée d’aider les pays à respecter les engagements souscrits dans le cadre de l’Initiative du G20 relative à l’élimination des subventions accordées aux combustibles fossiles, et a rendu public en octobre 2011 le tout premier Inventaire estimatif du soutien budgétaire et des dépenses fiscales en faveur des combustibles fossiles. Les résultats de cet inventaire et les estimations des subventions à la consommation établies par l’AIE sont accessibles sur une page web dédiée : www.oecd.org/iea-oecd-ffss. L’OCDE est l’une des quatre organisations internationales qui ont contribué à l’élaboration de ce rapport conjoint à l’intention des dirigeants de Toronto et Séoul, et qui ont coordonné ce rapport dans la perspective du Sommet de Cannes.
- Mettre en œuvre le Consensus de Séoul sur le développement. L’OCDE a travaillé en étroite collaboration sur six des neuf piliers du Plan d’action pluriannuel – mobilisation des ressources nationales ; développement des ressources humaines ; sécurité alimentaire ; commerce ; investissement et création d’emplois, et partage des connaissances – et contribue activement à leur mise en œuvre. L’OCDE a également apporté des contributions pertinentes au titre d’autres piliers – infrastructures, croissance résiliente/protection sociale et inclusion financière – aux pays du G20 et aux organisations internationales qui en conduisent la mise en œuvre.
Forte de son expérience, et du savoir-faire spécifique que l’Organisation a acquis aux côtés du G20 en travaillant étroitement avec ses présidences successives, l’OCDE est prête à apporter son soutien à la prochaine présidence mexicaine, dans la quasi-totalité des axes de travail du G20.
>> En savoir plus sur les travaux que produit actuellement l’OCDE pour le G20 : www.oecd.org/g20-fr
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