Problèmes de politique commerciale dans le secteur alimentaire et agricole

L’évaluation et le suivi annuels de l’évolution de l’action publique, politique commerciale comprise, et les perspectives à moyen terme forment ensemble la toile de fond des réflexions sur la politique appliquée aux échanges internationaux de produits agricoles et alimentaires, et notamment sur les indicateurs comparatifs de protection. Malgré les difficultés persistantes auxquelles se sont heurtées les négociations dans le cadre du Programme de Doha pour le développement, le COAG continue à défendre des réformes internes qui n’entraînent pas de distorsions de la production ou des échanges et qui permettraient une ouverture avantageuse du marché. Le Forum mondial sur l’agriculture de 2014 a permis d’examiner dans le détail l’orientation actuelle de l’action publique dans certains pays de l’OCDE et économies émergentes et de la mettre en regard des engagements multilatéraux existants et envisagés. Les analyses quantitatives des retombées des réformes des politiques internes et des politiques commerciales sont en ce moment actualisées et élargies, l’objectif étant d’informer les responsables de l’action publique des choix à leur disposition et des effets probables de différents types de remaniements.

De nouvelles questions sont analysées et des questions plus anciennes font l’objet d’analyses novatrices. À la suite de la crise des prix des produits alimentaires de 2007-08, une attention particulière a été accordée aux restrictions à l’exportation, le but étant de proposer des mesures différentes et moins nuisibles pour atténuer les effets des prix record pour le consommateur. Les aspects proprement agricoles de la facilitation des échanges et des chaînes de valeur mondiales commencent également à être étudiés. La contribution que le commerce international peut apporter à la sécurité alimentaire est examinée de façon approfondie, les méthodes employées étant adaptées à la situation de chaque pays, en particulier d’Asie du Sud-Est.

Les Codes et systèmes agricoles pour le commerce international de l’OCDE continuent à faciliter les échanges de semences, de tracteurs et de produits alimentaires et de légumes. Ils ont une portée de plus en plus large, qui dépasse nettement le cadre de l’OCDE. Se fondant sur les examens précédents des coûts et des avantages de différentes mesures non tarifaires appliquées dans le commerce agricole, le Comité s’intéresse désormais, en collaboration avec le Comité de la politique de la réglementation, à la façon de développer la coopération internationale en matière de réglementation afin de faciliter les flux commerciaux et de faire baisser les coûts des échanges.

 

Rapports

 

Documents de travail de l’OCDE sur l’agriculture, l’alimentation et les pêcheries