Les sujets suivants englobent toute les travaux entrepris récemment par l'OCDE, tandis que les notes d'information ont été préparés par le Secrétariat, sur la base des travaux antérieurs de l'OCDE, et publié sous la responsabilité du Secrétaire général.

 

Bilan: travaux de l'OCDE sur l'agriculture depuis 2010

En activité depuis 1961, le Comité de l’agriculture fait partie de l’OCDE depuis sa création. Il œuvre constamment à produire des éléments de réflexion et analyses propres à aider les gouvernements à améliorer les résultats de leur action et à créer les conditions nécessaires pour que le secteur agricole s’épanouisse, et que les citoyens et les consommateurs jouissent d’une offre abondante de produits alimentaires, et, de plus en plus, de produits non alimentaires.

La dernière réunion des ministres de l’Agriculture à l’OCDE a eu lieu en février 2010. Les représentants des pays membres et de pays partenaires étaient alors parvenus à un large consensus sur les occasions et les difficultés auxquelles ils seraient confrontés pour garantir une offre suffisante d’aliments sûrs et nutritifs à une population mondiale en augmentation, et ce de manière durable. Cette réunion s’était tenue au lendemain de la crise des prix alimentaires de 2007 08, qui avait entraîné une aggravation de la malnutrition dans le monde et fait craindre que le système alimentaire mondial ne soit entré dans une période de difficultés croissantes. Dans ce contexte, les ministres avaient chargé l’OCDE d’approfondir et d’élargir ses travaux dans un certain nombre de domaines essentiels de l’action publique et de la vie des marchés, et ils avaient particulièrement insisté sur la nécessité de renforcer sans cesse la collaboration avec les pays et les organisations partenaires, sans se limiter à ses membres. Le présent rapport est un bilan des activités réalisées par le Comité de l’agriculture dans le cadre du mandat ministériel qui lui avait été confié.

 

Penser mondial

Depuis 2010, le nombre de pays membres de l’OCDE est passé de 30 à 34, et cinq pays ont entamé leur procédure d’adhésion à l’Organisation. L’OCDE a resserré ses liens avec ses partenaires clés (Afrique du Sud, Brésil, Inde, Indonésie, République populaire de Chine [ci-après « Chine »]) ainsi qu’avec le G20. L’ouverture sur l’Asie du Sud-Est constitue désormais l’un des piliers de la stratégie de relations mondiales de l’Organisation, et des liens plus étroits sont également noués avec l’Amérique latine, la région Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA) et l’Afrique subsaharienne.

Dans le droit fil de cette évolution, le Comité de l’agriculture a élargi le champ de ses activités dans le monde. Ainsi, les pays membres du G20 sont systématiquement invités à participer à des sessions réservées, mais aussi au Forum mondial du Comité, où sont débattues des questions de portée internationale sur l’alimentation et l’agriculture. L’Argentine, le Brésil, l’Afrique du Sud et la Roumanie participent à part entière aux travaux du Comité. Par ailleurs, ce dernier collabore étroitement avec les présidences successives du G20. Il a également noué d’étroites relations avec certains pays de l’Asie du Sud-Est, l’Association des Nations de l’Asie du Sud-Est (ANASE) et la Coopération des économies de l’Asie Pacifique (APEC), l’accent étant mis sur la sécurité alimentaire. Ces dernières années, le Secrétariat a accueilli des experts d’Afrique du Sud, du Brésil, de Chine, d’Inde.

Les partenariats et la collaboration avec d’autres organisations internationales œuvrant dans les domaines de l’agriculture et de l’alimentation sont essentiels aux travaux du Comité. Ainsi, la FAO est une institution partenaire incontournable et participe à l’établissement des Perspectives à moyen terme, une publication de longue date. La collaboration entre les deux organisations est également importante dans certains domaines fondamentaux comme le suivi des politiques et les questions qui touchent à l’alimentation. L’OCDE travaille aussi avec un nombre croissant d’autres organisations internationales, à savoir la Banque mondiale, le Fonds international de développement agricole (FIDA), le Programme alimentaire mondial (PAM) des Nations Unies, l’Institut international de recherche sur les politiques alimentaires (IFPRI) et les banques de développement régional. Elle apporte son soutien à l’OMC en œuvrant en faveur de réformes des politiques internes qui n’entraînent pas de distorsions de la production et des échanges, et en fournissant des statistiques et des analyses utiles aux négociations commerciales multilatérales en cours. Des travaux pluridisciplinaires sur la santé humaine et animale sont réalisés en collaboration avec l’Organisation mondiale de la santé (OMS) et l’Organisation mondiale de la santé animale (OIE).

 

Nouvelles méthodes et démarches

Ces dernières années ont été marquées non seulement par un élargissement de la portée géographique de l’action du Comité, mais aussi par l’instauration de nouvelles méthodes de travail, l’adoption d’une démarche pluridisciplinaire et la prise en compte de questions qui dépassent le niveau de l’exploitation pour s’étendre à l’ensemble de la filière alimentaire. Depuis 2010, le Comité redouble d’efforts pour intégrer les connaissances et des éléments provenant d’autres domaines et disciplines. Il travaille de façon intensive avec le Comité des échanges et le Comité des politiques d’environnement de l’OCDE, et avec des spécialistes de l’innovation, de la santé et du développement de l’Organisation. Les travaux sur le changement climatique et la santé animale donnent de plus en plus souvent lieu à une collaboration avec des scientifiques, agronomes, vétérinaires et épidémiologistes. Si le Comité continue de réaliser des analyses comparatives nationales très appréciées, ses conseils sont désormais plus concrets et opérationnels, et davantage adaptés aux besoins et à la situation de chaque pays. Afin d’obtenir des éclairages plus précis tout en employant les ressources de façon optimale, des réseaux ont été créés de manière à tirer profit des connaissances et des capacités nationales, notamment en vue de mieux utiliser les données micro-économiques et d’examiner les problèmes de filière alimentaire. Par ailleurs, le Comité développe des moyens d’anticipation et des méthodes innovantes permettant de mieux cerner un avenir inconnu, et il contribue à l’initiative Nouvelles approches face aux défis économiques (NAEC). Les conseils sur l’agriculture et l’alimentation s’insèrent toujours davantage dans des cadres élargis et intégrés qui tiennent compte de la nature économique et sociale, au sens large, des difficultés rencontrées. Le Comité cherche de plus en plus à définir un programme de réformes positives et différentes, reposant sur une vision à long terme et embrassant tout l’éventail des instruments d’action, dans l’optique de contribuer au développement d’un secteur compétitif, prospère et à même de réaliser des gains de productivité durables.

 

Sujets

Documents de référence

Face à un avenir imprévisible, construire des systèmes alimentaires solides

Au cours des décennies à venir, le système agricole mondial rencontrera à la fois de nouvelles opportunités et un impressionnant faisceau de difficultés. Les décisions prises aujourd’hui par les pouvoirs publics enverront des signaux importants aux agriculteurs et au secteur alimentaire en général. L’analyse de scénarios permet d’envisager un futur par essence incertain que les seules projections des modèles ne peuvent pas totalement décrire.

Prix et marchés agricoles : d’ici à 2025

La situation des marchés agricoles mondiaux a beaucoup changé depuis la dernière réunion des ministres de l’agriculture, en 2010. Ces dix prochaines années, c’est dans les pays en développement que le marché évoluera le plus. Les agriculteurs ont montré qu’ils savaient répondre aux incitations provenant des marchés et ils le font. Cela dit, l’action des gouvernements dans certains domaines peut améliorer le fonctionnement de ces marchés et donc appuyer les efforts des agriculteurs.

Regard sur les politiques agricoles

Les 49 pays étudiés par l’OCDE dans son rapport annuel Politiques agricoles : suivi et évaluation partagent un ensemble d’objectifs communs : la viabilité économique du secteur agricole et des zones rurales, la production d’aliments
nutritifs en quantité suffisante pour une population mondiale croissante et plus aisée, et la durabilité environnementale à long terme de la production alimentaire.

Agriculture et changement climatique

Le changement climatique a placé le secteur agricole devant des défis – et continuera à le faire. Des réformes sont nécessaires à l’intérieur du secteur agricole et au-delà, pour renforcer les mesures incitant les agriculteurs à faire durablement augmenter la productivité sans renoncer pour autant à l’atténuation du changement climatique et à l’adaptation.

Agriculture et eau

Certaines régions agricoles de la zone de l’OCDE ont été confrontées ces dernières années à des pénuries d’eau toujours plus importantes. Les défis à relever sont à la fois extrêmement complexes et diversifiés localement. Il sera important de se concentrer sur les mesures qui permettent d’accroître l’efficacité d’utilisation générale de l’eau dans le secteur agricole, de réduire l’impact du secteur sur les ressources en eau douce, et d’améliorer sa résilience aux risques liés à l’eau. Pour ce faire, de très nombreuses mesures doivent être prises à différents niveaux, en tenant compte à chaque fois des hydrosystèmes concernés.

Croissance durable de la productivité en agriculture : tendances et résultats

Les améliorations de la productivité ont fait considérablement augmenter la production agricole durant les dernières décennies, ce qui a permis aux agriculteurs de produire de la nourriture destinée à la consommation humaine et animale, des agrocarburants et des fibres à un prix abordable pour une population mondiale en pleine expansion. Cependant, les politiques doivent être profondément réorientées pour assurer une croissance durable de la productivité en dépit des défis.

Adapter les systèmes d’innovation à de nouveaux défis

L’innovation est un moteur essentiel de la croissance durable de la productivité et de l’amélioration de la résilience. Pourtant, de nombreux pays affectent, en proportion de la valeur ajoutée dans l’agriculture, moins de
dépenses à la recherche-développement (R-D) aujourd’hui qu’en 1990. Néanmoins, les investissements privés ont globalement progressé.

Bien doser les diffèrentes mesures pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle mondiale

Au fil du temps, la sécurité alimentaire s’est considérablement améliorée dans le monde. Néanmoins, les progrès sont inégaux selon les pays et les régions, et beaucoup de gens continuent de souffrir d’insécurité alimentaire. Les dirigeants devraient répondre aux besoins immédiats des personnes vulnérables, tout en construisant la résilience à long terme de celles qui sont touchées par la faim chronique et l’insécurité alimentaire.

Renforcer le fonctionnement des marchés agricoles et alimentaires

Il importe de mieux comprendre les facteurs de changement structurel le long de la chaîne alimentaire. De fortes pressions s’exercent souvent sur les revenus des agriculteurs les moins compétitifs et les prix payés aux producteurs sont par nature plus volatils que les prix à la consommation. Ces questions structurelles et pressions à l’ajustement doivent être prises en compte sans être confondues avec un manque de concurrence dans le système agroalimentaire.

Tirer profit des échanges pour renforcer la croissance et la compétitivité des systèmes agricoles et alimentaires

Les politiques agricoles qui faussent les échanges sont progressivement supprimées dans certains pays producteurs mais se développent dans d’autres. Les droits de douane sur les produits alimentaires et agricoles restent généralement élevés et certains craignent que les mesures sanitaires et phytosanitaires (SPS) et les obstacles technique au commerce (OTC) ne soient parfois utilisés dans un but protectionniste.

Structure des exploitations : gérer les transitions et améliorer les moyens de subsistance

Deux caractéristiques particulièrement marquantes ressortent de l’analyse de la structure des exploitations agricoles : la grande majorité des actifs travaillant dans l’agriculture vivent dans une économie en développement ou une économie émergente, et la plupart des exploitations sont trop petites pour assurer la sécurité alimentaire et nutritionnelle des ménages agricoles. Les dirigeants politiques doivent continuer à favoriser une évolution vers des structures d’exploitation qui permettent d’obtenir des moyens de subsistance suffisants.

Gestion des risques dans l’agriculture : une approche holistique

D’après les travaux de l’OCDE, on peut définir trois degrés de risques, qui n’appellent pas les mêmes réponses : Les variations normales de la production, des prix et des conditions météorologiques ne requièrent pas de réponse particulière des pouvoirs publics; À l’autre extrémité du spectre, les événements rares mais catastrophiques, qui touchent en grand nombre ou en totalité les agriculteurs d’un vaste secteur vont au‑delà des capacités des exploitants ou du marché à faire face; Entre les risques normaux et les risques catastrophiques se situent les risques couverts par le marché, qui peuvent faire l’objet d’instruments de marché tels que l’assurance ou les marchés à terme.

L’utilisation d’antimicrobiens en production animale et Les pertes et dechets alimentaires dans la chaine agroalimentaire

Ce document de référence couvre les sujets de L’utilisation d’antimicrobiens en production animale et Les pertes et dechets alimentaires dans la chaine agroalimentaire.