L'Afrique subsaharienne et l'OCDE

 

(Pour un aperçu de nos travaux avec l’Afrique du Nord, voir ici).


L’OCDE, en collaboration avec différents gouvernements et organisations internationales et régionales présentes en Afrique subsaharienne, cherche à promouvoir le progrès social et économique et le dialogue sur l’action publique, à l’appui des programmes nationaux et régionaux de réforme en place sur le continent africain.

Les travaux de l’OCDE dans cette région couvrent une grande diversité d’aspects, comme les réformes structurelles, l’intégration des échanges et des investissements, l’environnement des entreprises, les politiques de la concurrence, le renforcement des infrastructures, la mobilisation des ressources nationales, la lutte contre la fraude fiscale, la gestion de la dette publique, la réforme budgétaire, la gouvernance publique, la lutte contre la corruption, la réforme des entreprises publiques, le développement durable et la croissance verte, la sécurité alimentaire, l’égalité hommes-femmes, le renforcement des capacités statistiques, l’innovation, l’éducation et le développement des compétences, et la coopération pour le développement. L’Afrique du Sud, qui est l’un des cinq partenaires clés de l’OCDE, joue un rôle moteur dans une grande partie de ces activités.

On trouvera ci-dessous une liste des principaux partenariats et activités qui réunissent l’OCDE et l’Afrique subsaharienne. Des informations complémentaires figurent dans notre brochure Une action aux côtés de l’Afrique.

 

 ‌ ‌dev

Centre de développement de l’OCDE – Bureau Afrique

Alors que le centre de gravité de l’économie mondiale se déplace vers l’est et le sud, le Centre de développement de l’OCDE aide les responsables des politiques, les investisseurs et la société civile à mieux comprendre les possibilités et les risques auxquels est exposé le continent africain. Créé en 1961, il comprend quatre membres d’Afrique subsaharienne : l’Afrique du Sud, le Sénégal, le Cap vert et Maurice. Au cœur du programme relatif à l’Afrique se trouve le remarquable rapport annuel produit sur les Perspectives économiques en Afrique par le Centre de développement de l’OCDE, la BAfD, la CEA-ONU et le Bureau du PNUD pour l’Afrique, qui suit les performances et perspectives économiques de 53 économies africaines, analyse leurs principaux succès et difficultés et fournit des conseils novateurs pour l’action publique. Les conclusions des Perspectives font régulièrement l’objet de débats publics dans le cadre du Forum économique international sur l’Afrique à Paris, ainsi que de différents événements en Afrique subsaharienne et dans d’autres régions du monde.

‌‌swac

Club du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest

Fondé en 1976 sous l’appellation de « Club du Sahel » à la suite des graves sécheresses enregistrées dans la région, le Club a pour mission de promouvoir le développement et l’intégration de l’Afrique de l’Ouest. Il regroupe trois organisations régionales d’Afrique de l’Ouest (CEDEAO, UEMOA, CILSS) et sept de leurs partenaires pour le développement. Le Secrétariat du Club, accueilli par l’OCDE, suit et analyse les tendances politiques, économiques et sociales de la région, aide les organisations d’Afrique de l’Ouest à formuler et à mettre en œuvre des politiques régionales, établit des lignes directrices stratégiques et des instruments pour l’action publique et assure la promotion des positions et des politiques de l’Afrique de l’Ouest dans le cadre des débats et des initiatives à l’échelle mondiale.

‌‌APF

Forum pour le partenariat avec l’Afrique (FPA)

Le FPA a été créé en 2003, à la suite du Sommet du G8 à Évian, pour élargir le dialogue sur le développement de l’Afrique au-delà du G8 et du NEPAD, en direction d’autres acteurs. Les membres du FPA comprennent des représentants personnels des chefs d’État ou de gouvernement des pays membres du NEPAD, d’autres institutions africaines et des principaux partenaires multilatéraux et bilatéraux du développement en Afrique. Le FPA est présidé conjointement par deux pays africains et deux pays partenaires, en alternance (à l’heure actuelle, l’Éthiopie, le Bénin, les États-Unis et la Belgique). Les membres du FPA se réunissent deux fois par an, une fois pour débattre des principales préoccupations et priorités du développement de l’Afrique et l’autre pour suivre les progrès de la mise en œuvre des engagements pris par les pays africains et leurs partenaires du développement L’OCDE prend part aux activités du Forum, ainsi que d’autres organisations comme le FMI, la Banque mondiale, le PNUD, l’OMC, la BAfD, le PNUD et la CEA-ONU. Depuis 2006, elle accueille également l’Unité de soutien du FPA qui fournit des informations de fond pour les réunions semestrielles du Forum et produit l’Examen mutuel de l’efficacité du développement en Afrique, en collaboration avec la CEA-ONU.

OECD-NEPAD Investment

Initiative NEPAD-OCDE pour l’investissement en Afrique

Lancée en 2006 dans le cadre d’un partenariat entre l’OCDE et le NEPAD, l’Initiative vise à renforcer la capacité des pays d’Afrique à concevoir et mettre en œuvre des réformes destinées à améliorer l’environnement des entreprises et à attirer l’attention des investisseurs sur l’Afrique. Elle est présidée par le Directeur général du NEPAD, tandis que l’Afrique du Sud et le Japon assurent la vice-présidence. À l’heure actuelle, elle travaille activement avec une vingtaine de pays africains. L’Initiative facilite le dialogue à haut niveau entre les décideurs  africains, conduit des examens des politiques d’investissement dans certains pays d’Afrique, élabore des cadres des politiques d’investissement au niveau régional (avec la Communauté de développement de l’Afrique australe en particulier), réalise des analyses et des études thématiques (par exemple, sur la participation du secteur privé au développement des infrastructures) et soutient les activités de renforcement des capacités (par exemple, au moyen de formations à la création et à la mise en œuvre de partenariats publics de développement des infrastructures).

African Central Government Debt: Generic cover page

Centre pour la gestion de la dette publique et les marchés d’obligations en Afrique

Une bonne gestion de la dette permet aux responsables des politiques en Afrique de développer des marchés d’obligations en devise locale, de s’intégrer à un réseau mondial de gestionnaires de la dette et de mieux faire connaître les progrès accomplis en Afrique aux décideurs, aux investisseurs et à d’autres intervenants en dehors du continent. L’OCDE et 22 pays africains travaillent ensemble pour consolider les marchés boursiers et contribuer à la mise en place des infrastructures de marchés nécessaires en Afrique. Ces travaux sont gérés par le Centre pour la gestion de la dette publique en Afrique, un partenariat du Trésor national d’Afrique du Sud et de l’OCDE lancé le 30 juin 2011 dont le siège se trouve à Midrand (Afrique du Sud). Le Centre encourage le dialogue sur l’action publique entre les gestionnaires de la dette publique, les acteurs du marché et d’autres agents publics dans le cadre du Forum annuel de l’OCDE sur la gestion de la dette publique en Afrique et d’ateliers régionaux, rassemble des données sur la dette publique et les marchés d’obligations (African Central Government Debt 2012: Statistical Yearbook) et organise des activités de renforcement des capacités.

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Initiative OCDE/BAfD pour l’intégrité des affaires et la lutte contre la corruption en Afrique

En décembre 2008, l’OCDE et la BAfD ont lancé un partenariat afin de soutenir les gouvernements africains dans leurs efforts de lutte contre la corruption. En collaboration avec les décideurs africains, des entreprises, des organisations régionales et internationales, l’Initiative OCDE/BAfD vise aussi à promouvoir la compétitivité du secteur privé au moyen de règles sur l’intégrité et la transparence des entreprises. Ces politiques et ces règles se fondent sur les dispositions de la Convention de l’Union africaine sur la prévention et la lutte contre la corruption, la Convention des Nations unies conte la corruption et la Convention de l’OCDE sur la lutte contre la corruption d’agents publics étrangers. L’Initiative conjointe a été lancée officiellement en janvier 2011 avec l’adoption d’un plan d’action intitulé Anti-Bribery and Business Integrity Course of Action qui définit les étapes précises que 20 pays d’Afrique s’engagent à suivre selon les recommandations de l’Inventaire 2012 des lois, politiques et pratiques dans les affaires et la lutte contre la corruption dans vingt pays africains. Les parties prenantes à l’Initiative assurent le suivi de la mise en œuvre de ce plan d’action et mettent au point à l’heure actuelle des Lignes directrices sur l’intégrité pour les entreprises.

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Réseau de l’OCDE sur le gouvernement d’entreprise des entreprises publiques en Afrique australe

L’OCDE soutient la mise en place d’initiatives destinées à améliorer le gouvernement d’entreprise des entreprises publiques de certaines économies d’Afrique australe. Le Réseau, créé en 2008, cherche à informer sur les difficultés et les avantages des entreprises publiques, à évaluer les cadres et pratiques en cours de gouvernance au regard des Lignes directrices de l’OCDE sur le gouvernement d’entreprise des entreprises publiques et à soutenir des réformes viables et efficaces adaptées à la situation de 15 économies d’Afrique australe. Le Réseau, qui travaille en collaboration étroite avec la Communauté de développement de l’Afrique australe et la Banque de développement d’Afrique australe, élabore actuellement des Lignes directrices régionales sur le gouvernement d’entreprise et la réforme des entreprises publiques en Afrique australe, par l’intermédiaire d’un groupe de travail constitué de cinq pays (Botswana, Mozambique, Namibie, Zambie et Zimbabwe).

Brochure


Réseau régional OCDE-CABRI des hauts responsables du budget en Afrique

Le Réseau régional des hauts responsables du budget en Afrique de l’OCDE, créé en 2004, est un partenariat constitué du Réseau des hauts responsables du budget de l’OCDE et de l’Initiative collaborative pour la réforme budgétaire en Afrique (CABRI). CABRI permet aux responsables du budget de 24 pays d’Afrique de procéder à des échanges sur les bonnes pratiques et de promouvoir des systèmes de gestion des finances publiques plus transparents et efficaces. Depuis 2004, le Réseau régional établi en Afrique se réunit tous les ans dans différents pays du continent. L’OCDE et CABRI ont conclu un protocole d’accord en février 2013 afin d’élargir leur collaboration dans les domaines de la budgétisation (enquête sur les pratiques et procédures budgétaires en Afrique, par exemple), de la collecte et de la normalisation des statistiques sur les recettes fiscales et de la mise en œuvre des engagements de gestion des finances publiques du Partenariat de Busan pour une coopération efficace au service du développement.

Groupe de travail de l’OCDE sur la fiscalité et le développement

Le Groupe de travail de l’OCDE sur la fiscalité et le développement est un groupe consultatif multipartite créé en 2010 et composé de représentants de l’OCDE, d’organisations internationales et régionales, de la société civile et du monde des affaires. Présidé par l’Afrique du Sud et les Pays-Bas, il travaille en coopération avec la BAfD, le NEPAD, la SADC et la Communauté de l’Afrique de l’Est. Il s’efforce de soutenir la mobilisation des ressources nationales dans les pays en développement, en particulier en Afrique subsaharienne. Il contribue à diffuser l’assistance technique de l’OCDE, axée sur : le renforcement de l’État et des capacités, la mise en place de régimes efficaces de prix de transfert, une plus grande transparence dans la communication d’informations financières par les entreprises multinationales et l’amélioration de la transparence et de l’échange de renseignements dans le cadre de la lutte contre la fraude fiscale transnationale (à l’appui des travaux du Forum mondial sur la transparence et l’échange de renseignements à des fins fiscales dont 17 pays d’Afrique sont membres). Le Groupe de travail soutient également les activités du Forum sur l’administration fiscale africaine (ATAF), qui rassemble 36 pays africains et vise à faciliter la coopération pour une efficacité accrue de l’administration et de la législation fiscales (un protocole de coopération entre l’OCDE et l’ATAF a été conclu en octobre 2012).

Partenariat avec le Forum africain de la concurrence

La Division de la concurrence de l’OCDE, en collaboration avec la Banque mondiale, la CNUCED, l’UE, la SADC et CUTS, soutient le Forum africain de la concurrence (FAC). Créé en 2011, celui-ci rassemble 31 administrations de la concurrence et ministères responsables de la réglementation de la concurrence en Afrique. Son comité directeur comprend huit membres. Le Forum vise à promouvoir l’adoption de principes favorables à la concurrence dans le cadre des politiques économiques nationales et régionales, à contribuer au renforcement des capacités des organismes de la région et à favoriser la connaissance et la mise en valeur des principes de concurrence parmi les administrations publiques et les autres parties prenantes. L’OCDE fournit des conseils et des formations sur la base de son Manuel pour l’évaluation de la concurrence et des Lignes directrices pour la lutte contre les soumissions concertées dans les marchés publics.

Putting Green Growth at the Heart of Development | OECD Free preview | Powered by Keepeek Digital Asset Management Solution

Croissance verte et développement

Privilégier la croissance verte peut assurer un avenir solide, stable et durable aux pays en développement. L’OCDE aide les pays d’Afrique subsaharienne à définir des panoplies de mesures permettant d’adapter les stratégies de croissance verte à leur propre situation. En partenariat avec la BAfD, elle favorise également le dialogue sur l’action publique et l’échange de bonnes pratiques entre les pays d’Afrique, afin d’appuyer la mise en œuvre des mesures de croissance verte et les évaluations environnementales stratégiques en Afrique.

Higher Education in Regional and City Development: The Free State, South Africa 2012

Enseignement et développement des compétences en Afrique subsaharienne

L’OCDE contribue à l’amélioration de l’enseignement et au renforcement du capital humain. En collaboration avec l’Association pour le développement de l’éducation en Afrique (ADEA), elle a réalisé des examens par les pairs des systèmes d’enseignement du Gabon et de Maurice, et publié un examen consacré à l’enseignement supérieur dans la province de l’État libre d’Afrique du Sud. Elle offre des conseils adaptés à la situation de chacun et invite les représentants des pays d’Afrique subsaharienne à participer à différentes initiatives en relation avec l’enseignement, comme celles du Programme sur la gestion des établissements d’enseignement supérieur et le PISA initiative.

 

 

 

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