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Réunion de l’OCDE au niveau ministériel sur l’emploi et le travail - Faire face à la crise de l’emploi (Paris, 28 - 29 septembre 2009)La crise financière et économique s’est rapidement transformée en crise de l’emploi, avec de nombreuses suppressions de postes et des conséquences potentiellement graves sur le plan social. Les ministres du travail et de l’emploi des pays de l’OCDE se réuniront les 28 et 29 septembre pour examiner comment les politiques de l’emploi et les politiques sociales peuvent aider au mieux les salariés et les ménages à faibles revenus à traverser la crise de l’emploi actuelle. La réunion au niveau ministériel sera précédée par un forum politique, le matin du 28 Septembre. Partenaires sociaux, chercheurs, ministres et représentants de la société civile y débattront de la dimension sociale de la crise économique et de la façon dont les gouvernements peuvent répondre au mieux aux défis posés par un chômage en croissance rapide, qui persistera probablement encore quelques temps après l’amorce de la reprise. Quelle sera l'ampleur de la montée du chômage au cours des mois à venir ?Sous l’effet de la persistance la crise économique et financière actuelle, les conditions du marché du travail se sont rapidement détériorées dans un nombre croissant de pays membres et de pays non- membres de l’OCDE. Depuis décembre 2007, plus de 15.1 millions de travailleurs sont venus grossir les rangs des demandeurs d’emploi dans la zone OCDE, au fur et à mesure que les entreprises diminuent leur production, ferment des usines et licencient des milliers de salariés. Résultat : le taux de chômage moyen dans la zone OCDE a atteint 8.5 % en juillet 2009, un niveau sans précédent depuis la guerre. Quels ont été les résultats des plans de relance publics sur l’emploi ?Dans la plupart des pays, les pouvoirs publics ont réagi à la crise en adoptant des mesures macroéconomiques vigoureuses, dont parfois des plans de relance de grande ampleur. Des ressources accrues ont également été affectées aux politiques de l’emploi et aux politiques sociales pour atténuer les effets négatifs de la crise sur les travailleurs et les ménages à faibles revenus. Les dépenses consacrées aux indemnités de chômage ont automatiquement été revues à la hausse pour faire face à la multiplication des suppressions d’emplois. Enfin, nombre de gouvernements ont agi rapidement pour accroître les ressources attribuées aux programmes actifs du marché du travail. Quelles sont les catégories de personnes les plus exposées ?Tout comme lors des précédentes crises économiques de grande ampleur, les catégories déjà défavorisées sur le marché du travail – les jeunes, les immigrés et les travailleurs qui occupent des emplois temporaires ou à temps partiel – sont les premières victimes des suppressions d’emplois, même si les hommes sont aussi touchés de façon disproportionnée. Ainsi, en Espagne, le taux de chômage des jeunes a augmenté de 12.9 points de pourcentage au cours de la période de 12 mois allant jusqu’au deuxième trimestre 2009, pour atteindre 36.2 %, contre une hausse de 13.1 points de pourcentage à 24.5 % en Irlande. Près d’un jeune sur quatre sur le marché du travail est aujourd’hui sans emploi aux États-Unis, contre une proportion d’un sur dix pour l’ensemble des travailleurs. Pouvoirs publics: quelles mesures ?• Soutenir la demande de main d’œuvre tout en évitant les licenciements excessifs par les entreprises ayant difficilement accès au crédit. Les aides au travail de courte durée ou la baisse des cotisations de sécurité sociale contribueront à préserver les emplois viables, à condition de viser les entreprises confrontées à une contraction passagère de la demande et les travailleurs qui auront des difficultés à retrouver un emploi s’ils sont licenciés. Quelles seront les conséquences de la crise sur l'emploi dans les pays en développement?Si la crise économique attire l’attention sur l’évolution du taux de chômage, la qualité des emplois disponibles est, elle aussi, source de préoccupation. Dans certains pays en développement, jusqu’à 60 % de la main d’œuvre travaille de manière informelle, c’est-à-dire sans contrat de travail écrit ou sans sécurité sociale. En Inde par exemple, le taux de chômage officiel s’établissait à 4.7 % en 2005, alors que 83 % des travailleurs n’appartenant pas au secteur agricole occupaient des emplois informels, sans bénéficier d’une protection de l’emploi, d’une assurance-chômage ou de droits à la retraite. La crise économique actuelle pourrait entraîner un pic de l’emploi informel sous l’effet des suppressions d’emplois dans le secteur formel, ce qui aboutirait à une détérioration des conditions de travail et à une baisse des salaires pour les revenus les plus faibles. Pour plus d’informations sur cette question, consultez « L’emploi informel dans les pays en voie de développement ». Contact pour des questions sur l'impact de la crise au niveau de l'emploiPour plus d’informations, veuillez contacter Stefano Scarpetta, Chef de la Division de l’analyse et des politiques de l’emploi, stefano.scarpetta@oecd.org ou tél. : 33 1 45 24 19 88. |