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Publiée le 9 octobre 2007.
Une Evaluation économique pour une sélection de pays non-membres, caractérisée par leur importance sur le plan global, est effectuée au cas par cas par l’Organisation en tant que composante de son programme d’ouverture. Ces évaluations se concentrent sur les questions macroéconomiques et structurelles qui constituent des barrières à la viabilité de la croissance à long terme et qui demandent par conséquent une attention particulière pour les politiques publiques. Lire davantage sur la préparation des Evaluations Economiques. Les conclusions de l'OCDE concernant les principaux défis auxquels est confrontée l'Inde sont disponibles en cliquant sur chaque titre de chapitre ci-dessous.
Voir le communiqué de presse et ajouter ce lien à vos favoris : www.oecd.org/eco/etudes/Inde.
Présentation (en anglais) de l'étude économique sur l'Inde par M. Angel Gurría, Secrétaire géneral de l'OCDE, New Delhi, mardi 9 Octobre 2007.
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RÉSUMÉ
L’Inde a connu une profonde réorientation de sa gestion économique.
Depuis le milieu des années 80, des réformes successives ont progressivement réorienté l’économie indienne vers un système de marché. L’intervention et le contrôle de l’État sur l’activité économique ont été considérablement réduits et le rôle de l’entrepreneuriat privé s'est développé. À des degrés divers, la libéralisation a touché la plupart des composantes de la politique économique, notamment la politique industrielle, la politique budgétaire, la réglementation des marchés de capitaux, ainsi que le commerce et l’investissement étranger.
Au total, la réforme a eu de vastes retombées bénéfiques sur l’économie.
La croissance annuelle du PIB par habitant s’est accélérée pour passer de 1¼ pour cent à peine dans les trois décennies suivant l’indépendance à 7½ pour cent à l’heure actuelle ; à ce rythme, le revenu moyen devrait doubler en l’espace d’une décennie. La croissance de la production potentielle est estimée à 8½ pour cent, et l’Inde est aujourd’hui devenue la troisième économie mondiale. L’accélération de la croissance économique a contribué à réduire la pauvreté, qui a commencé de baisser en termes absolus.
Les secteurs libéralisés ont bien réagi.
Dans les secteurs de services où la réglementation publique a été sensiblement assouplie, ou est devenue moins pesante communications, assurances, gestion de portefeuille et technologies de l’information, par exemple –, la production a rapidement augmenté, les exportations de services liés aux technologies de l’information étant particulièrement soutenues. Dans les secteurs d’infrastructure qui ont été ouverts à la concurrence, en particulier les télécommunications et l’aviation civile, le secteur privé s’est montré extrêmement efficace et la croissance a été phénoménale. Par ailleurs, la performance économique s’avère bien meilleure dans les États dotés d’un cadre réglementaire relativement libéral que dans les États relativement plus restrictifs.
D’importants problèmes subsistent, et le prochain cycle de réformes devra se focaliser sur un certain nombre de secteurs clés.
Sur les marchés du travail, la croissance de l’emploi s’est concentrée dans les entreprises appartenant à des secteurs qui échappent au droit du travail indien, extrêmement restrictif. Dans le secteur formel, où la législation du travail s’applique, l’emploi diminue et les entreprises deviennent plus capitalistiques, en dépit de l’abondance de main d’œuvre à faible coût. Une réforme du marché du travail s’impose pour instaurer un développement à plus large assise et offrir des emplois plus productifs et en nombre suffisant à une population active croissante. Sur les marchés des produits, les procédures administratives inefficaces, en particulier dans certains États, font obstacle à l’entrepreneuriat et doivent être réformées. Les entreprises publiques sont généralement moins productives que les sociétés privées, et le programme de privatisation devrait donc être relancé. En outre, sur les marchés des capitaux et dans certains secteurs d’infrastructure, il faut éliminer un certain nombre de freins à la concurrence qui pèsent également sur la croissance. Il est indispensable de simplifier le système d’impôts indirects pour créer un véritable marché national ; s’agissant des impôts directs, la base imposable devrait être élargie et les taux abaissés. Les dépenses publiques devraient être redéployées vers les investissements d’infrastructure, avec une réduction parallèle des subventions. Par ailleurs, il convient d’améliorer les politiques sociales pour mieux atteindre les catégories défavorisées ; étant donné l’importance du capital humain, le système éducatif doit aussi gagner en efficience.
Les autorités doivent poursuivre la réforme pour atteindre leurs objectifs de croissance.
L’objectif gouvernemental d’une croissance du PIB de 10 % en 2011 est réalisable à condition de poursuivre les réformes. En outre, si les États relativement restrictifs améliorent leurs cadres réglementaires pour se rapprocher des États mieux gérés, la croissance sera plus homogène et les écarts de revenu entre États se réduiront. La remarquable réponse de l’économie indienne aux réformes passées devrait convaincre les décideurs publics qu’une nouvelle libéralisation générera des dividendes supplémentaires en termes de croissance et contribuera à sortir des millions de citoyens de la pauvreté.
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Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de l'Inde du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Richard Herd, Paul Conway et Sean Dougherty sous la direction de Willi Leibfritz. La recherche statistique a été faite par Thomas Chalaux.
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