Les indicateurs de l’entrepreneuriat OCDE Eurostat ont pour objectif de consolider la création d’entreprises nouvelles

18/11/2008 - Ces dernières années, une croissance forte et des restructurations économiques ont, dans des pays tels que la Roumanie, la Hongrie et la République slovaque, créé un terrain fertile pour des activités entrepreneuriales dynamiques. Toutefois, le retournement mondial actuel durcit les défis que représentent, pour les gouvernements d’Europe de l’est comme pour tous les autres, le soutien et la protection des entreprises nouvelles.

Le Programme d’indicateurs de l’entrepreneuriat OCDE Eurostat constitue la première tentative visant à recueillir, comparer et analyser des données internationales sur les entreprises nouvelles créatrices d’emplois. En mesurant les taux de création ou de fermeture des nouvelles entreprises, en étudiant les facteurs qui leur permettent de croître et en évaluant l’impact des petites entreprises sur l’emploi, l’activité économique et les échanges, ce programme a pour objectif de construire une base de connaissances susceptible d’aider les pouvoirs publics à créer un environnement propice à l’épanouissement de l’entrepreneuriat.

Les premiers résultats publiés aujourd’hui concernent 15 pays européens, les États-Unis, le Canada et la Nouvelle-Zélande. D’autres pays devraient rejoindre le programme au cours des prochains mois. Les résultats montrent qu’en 2005, le nombre d’entreprises nouvelles, exprimé en proportion de l’ensemble (ce que l’on appelle le « taux de naissance »), était maximal en Roumanie, en Estonie, en Lituanie et en République slovaque. Selon le rapport du Programme, intitulé Measuring Entrepreneurship: A Digest of Indicators, c’est probablement d’abord à la forte croissance et aux restructurations économiques liées à l’adhésion à l’Union européenne que l’on doit imputer cette performance.

Le rapport montre également que le taux de naissance des entreprises dans les pays étudiés est en moyenne 4 à 5 % plus élevé dans le secteur des services que dans l’industrie. Les taux de fermeture sont aussi plus élevés dans les services en raison des coûts d’entrée et de sortie plus élevés que supportent les entreprises manufacturières.

Même en 2005, année au cours de laquelle on a enregistré une croissance économique assez solide, un grand nombre d’entreprises nouvelles n’a pas survécu au delà de la première année. Aux Pays Bas, par exemple, 40 % d’entre elles ont fermé au cours des 12 premiers mois de leur existence.

Le rapport analyse également les entreprises à forte croissance. Il constate qu’une proportion importante des entreprises nouvelles éprouve des difficultés à connaître une croissance plus forte après la première année. Lorsqu’elles y parviennent, la croissance plus rapide prend le plus souvent la forme d’un chiffre d’affaires en hausse plutôt que d’effectifs croissants. Représentant moins de 2 % de l’ensemble des entreprises, le nombre de jeunes entreprises ayant un chiffre d’affaires en forte croissance (ce que l’on appelle les « gazelles ») demeure néanmoins restreint dans les pays étudiés. La Lituanie, la Lettonie et la Bulgarie font toutefois exception à ce constat : le rapport montre que les entreprises manufacturières jeunes et à forte croissance représentaient dans ces pays plus de 3 % de l’ensemble des entreprises en 2005.

Measuring Entrepreneurship: A Digest of Indicators peut être téléchargé sur le site de l’OCDE à l’adresse www.oecd.org/statistics/entrepreneurshipindicators. Pour de plus amples informations sur le Programme d’indicateurs de l’entrepreneuriat OCDE Eurostat, la presse est priée de contacter Koen De Backer, de la Direction des statistiques de l’OCDE (tél. : +33 1 45 24 76 61).

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