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Le renforcement des capacités : un axe de travail essentiel pour le CAD
Doter les pays partenaires de capacités durables de planifier et de mettre en œuvre des politiques, et d’en rendre compte devant les citoyens et le parlement, est un objectif qui fait partie intégrante du programme pour l’amélioration de l’efficacité de l’aide. C’est pourquoi le CAD a fait du renforcement des capacités un axe essentiel de ses travaux. Il a rédigé trois documents sur les bonnes pratiques dans les trois domaines suivants : (i) la gestion des finances publiques, (ii) la passation de marchés et, (iii) le renforcement des capacités envisagé comme un thème transversal.
Ces documents contiennent de précieux conseils à l’intention des donneurs sur les moyens les plus adaptés d’appuyer les efforts déployés par les pays partenaires pour se doter de capacités durables en s’inspirant des principes suivants :
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Les donneurs doivent veiller à ce que les pays partenaires aient à leur disposition des ressources à moyen terme susceptibles d’être utilisées pour financer des programmes de renforcement des capacités pilotés au niveau national.
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Les donneurs doivent apporter un soutien s’inscrivant dans le cadre d’une stratégie globale de renforcement des capacités conduite par les pouvoirs publics du pays. Les donneurs ne doivent pas envisager leur soutien au renforcement des capacités comme un domaine d’intervention isolé, mais plutôt comme un axe transversal et une force motrice capitale au service de l’efficacité du développement dans chaque pays.
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Lorsque les capacités des administrations nationales sont insuffisantes, le défi pour les donneurs consiste à aider les pays partenaires à élaborer une stratégie de renforcement des capacités qui soit vraiment leur et qui ne compromette pas la prise en main du processus par les instances nationales.
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Les études réalisées par les donneurs afin d’établir des diagnostics sont souvent riches d’une matière précieuse pour orienter les efforts déployés par les administrations afin d’améliorer la performance de leurs systèmes. Elles devraient se dérouler de telle manière que les administrations des pays partenaires y soient pleinement associées dans le cadre d’un processus ouvert et transparent.
Un consensus se fait jour au niveau international sur les raisons pour lesquelles les capacités sont un facteur essentiel à la réalisation des OMD
Depuis 2005, on peut observer une certaine convergence dans les réflexions et les analyses concernant le renforcement des capacités qui prévalent au sein de la communauté internationale du développement ainsi que dans les pays partenaires. Les examens mutuels de l’efficacité au regard du développement en Afrique du CEA/OCDE-CAD, le Groupe de travail de la Banque mondiale conduisant des travaux sur le thème « Bâtir des États performants, créer des sociétés engagées » et la Commission pour l’Afrique véhiculent des messages similaires. Les discussions qui ont eu lieu lors de la réunion à haut niveau du CAD de 2005 sur des questions ayant trait aux capacités ont permis de rappeler avec force l’importance qu’il convient d’accorder aux priorités à l’ordre du jour dans le domaine du renforcement des capacités. Dans trois domaines, un large consensus s’est dégagé :
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Le renforcement des capacités est un facteur capital pour l’accélération des progrès en direction de la réalisation des OMD ainsi que pour la mise en oeuvre de la Déclaration de Paris et l’accroissement de l’aide. Il se situe donc au cœur du programme d’action du CAD car il est la clé de la réussite du développement.
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Le renforcement des capacités est l’un des domaines les plus délicats de l’action concrète en faveur du développement. Le bilan des quarante dernières années de soutien au renforcement des capacités est au mieux plutôt mitigé. Il s’agit d’un bilan dont les pays partenaires et les donneurs se partagent la responsabilité.
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Les changements de comportement qui s’imposent du côté des donneurs sont désormais bien identifiés. Le défi consiste à instituer, au sein des organismes donneurs, des mesures incitatives pour favoriser la mise en pratique des principes énoncés en 2005. Le CAD a un rôle capital à jouer dans ce processus.
Un consensus de plus en plus large se fait donc jour parmi les donneurs sur ce qu’il conviendrait de faire différemment en matière de soutien au renforcement des capacités et bon nombre des thèmes correspondants sont décrits dans le document-cadre du Réseau GOVNET du CAD intitulé « Relever le défi posé par le renforcement des capacités : évoluer vers de bonnes pratiques ». Ce document trace des orientations stratégique à l’intention des professionnels travaillant sur le terrain les invitant à analyser de façon systématique dans le détail les problèmes de renforcement des capacités. Il marque une étape dans le recueil des enseignements tirés de quarante ans d’efforts de la communauté internationale à l’appui du renforcement des capacités. Il offre également un outil normatif et analytique susceptible d’être utilisé pour cibler les actions sectorielles dans des domaines tels que la passation de marchés, la gestion des finances publiques ou encore l’environnement. Il n’a pas vocation à servir de « mode d’emploi » en toutes circonstances et, parce que trop de paramètres dépendent du contexte, il conviendra de privilégier la recherche de la solution la plus adaptée à la situation plutôt que de chercher à s’aligner sur les meilleures pratiques. Comme le CAD l’a reconnu, il reste cependant un long chemin à parcourir et ce document-cadre ne représente qu’un premier pas sur la voie d’un changement dans les comportements. Des orientations plus précises fondées sur des études de cas réels seront nécessaires ; elles seront élaborées courant 2007-2008.
Le renforcement des capacités et la déclaration de Paris sur l’efficacité de l’aide au développement
Les capacités des pays partenaires de planifier, de gérer et de mettre en œuvre des programmes et de rendre compte des résultats obtenus sur le front du développement sont un facteur déterminant pour la réalisation des objectifs de développement, l’accélération de la croissance économique et l’acheminement de services de meilleure qualité. Atteindre ces objectifs exigera des pays qu’ils accompagnent les réformes de programmes efficaces de renforcement des capacités. Les organismes donneurs apportent d’ores et déjà leur soutien à toute une série de programmes en faveur du renforcement des capacités menés principalement dans le secteur public. Les efforts collectifs des donneurs sont moins efficaces qu’ils pourraient l’être et ce, pour la raison suivante : trop souvent, les actions sont dispersées et ne coïncident pas avec les stratégies de renforcement des capacités des pays partenaires. La Déclaration de Paris reconnaît que la responsabilité du renforcement des capacités incombe en premier lieu aux pays partenaires, et non aux donneurs. Lorsqu’ils appuient les stratégies de renforcement des capacités des pays partenaires, les donneurs se doivent de leur apporter un soutien selon des modalités qui ne compromettent pas, mais au contraire confortent leur aptitude à continuer d’oeuvrer dans la durée au renforcement de leurs propres capacités. Pour y parvenir, ils seront donc amenés à mettre en place des programmes coordonnés de renforcement des capacités compatibles avec les stratégies nationales de développement des pays partenaires(Déclaration de Paris -§ 22-24).
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Thème
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Définition et orientations
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Renforcement des capacités
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Les définitions de la notion de renforcement des capacités diffèrent selon les organisations. Selon le Réseau sur la Gouvernance du CAD-OCDE, le renforcement des capacités a trait aux processus par lesquels les individus, les organisations et la collectivité dans son ensemble libèrent, créent, renforcent, adaptent et préservent les capacités au fil des ans. Une étude récente (Département de l’évaluation des opérations (OED) de la Banque mondiale, 2005) montre que le renforcement des capacités a davantage de chances d’être efficace dans les conditions suivantes :
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Le renforcement des capacités est traité comme un but en soi et l’attention se porte davantage sur l’identification des objectifs qu’on cherche à atteindre par ce moyen (« Renforcer les capacités, mais dans quel but ? »).
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Le soutien au renforcement des capacités recouvre trois dimensions : les capacités humaines, les capacités organisationnelles et les capacités institutionnelles en général.
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Le renforcement des capacités est un processus que le pays fait sien, et non un processus piloté par les donneurs.
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Coopération technique
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Par coopération technique (appelée également assistance technique), on entend l’apport de savoir-faire sous forme de personnel, de formation et d’activités de recherche avec les coûts qui y sont associés (Directives pour l’établissement des rapports statistiques au CAD, §§ 36-39). La coopération technique comprend :
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des activités financées par des donneurs ayant pour but essentiel d’élever le niveau des connaissances, des qualifications, du savoir-faire technique ou des aptitudes productives de la population des pays en développement ; et
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des services recouvrant les concours de conseillers, les aides techniques, la fourniture de savoir-faire liée à l’exécution d’un projet d’équipement.
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Coopération technique sous forme de programmes coordonnés de soutien au renforcement des capacités
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Renvoie à l’APD destinée à financer des programmes en faveur du renforcement des capacités figurant sur la liste de programmes établie dans chaque pays par les autorités du pays partenaire (voir introduction). Doit inclure les activités de coopération technique (telle que définie précédemment) satisfaisant aux critères suivants :
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Les programmes en faveur du renforcement des capacités des capacités vont dans le sens des stratégies nationales de développement des pays partenaires.
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Les pays partenaires exercent effectivement la conduite des programmes de renforcement des capacités bénéficiant du soutien de donneurs, ce qui suppose la fixation d’objectifs clairement définis et largement partagés par de hauts responsables gouvernementaux.
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Les donneurs intègrent leur soutien dans les programmes conduits par les pays pour appuyer le renforcement des capacités.
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Lorsque les donneurs sont plusieurs à intervenir, des dispositifs destinés à coordonner les contributions des divers donneurs sont mis en place. Il peut s’agir par exemple de dispositifs de mise en commun des ressources.
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Pour en savoir davantage sur l’approche transversale du CAD vis-à-vis du renforcement des capacités, voir :
Liste de documents ayant trait au renforcement des capacités
Liste de sites Internet recommandés sur le renforcement des capacités
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