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Contexte | Objectifs | Séances de travail | Situation alimentaire
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Contexte
Créé lors la désastreuse sécheresse au Sahel en 1984, le Réseau de Prévention de Crises Alimentaires au Sahel est conçu comme un forum de discussion, un espace de concertation sur les actions à mener en rapport avec la situation alimentaire de la région. Le réseau associe principalement des experts et représentants d’agences d’aide bi- et multilatérales, des organisations internationales (PAM, FAO, OMM, etc.), du CILSS, quelques ONG spécialisées et des organisations paysannes. Son animation est assurée par le CSAO et le CILSS.
Objectifs
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Faire la mise à jour et un bilan à mi-parcours de la campagne agricole 2008/2009 et de la situation alimentaire et nutritionnelle ;
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Identifier des mesures à prendre pour prévenir et gérer d’éventuelles crises pendant la période de soudure ;
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Échanger sur la mise en œuvre de la phase de négociation et d’adoption de la Charte de l’aide alimentaire révisée.
Séances de travail
Situation alimentaire et nutritionelle
Malgré une amélioration de la production dans la plupart des pays au cours des trois dernières années, la situation nutritionnelle pourrait se dégrader dans les prochains mois en raison des difficultés d’accès liées au niveau des prix des denrées alimentaires. En effet, les niveaux de prix restent toujours très élevés à une période où ils devraient être en baisse en raison de la mise en marché des productions. La crise économique et financière internationale est un facteur additionnel de la vulnérabilité des populations les plus pauvres. La réduction possible des transferts d’argent des immigrés, les pertes d’emploi et la baisse des cours des produits d’exportation agricole sont autant de risques potentiels pour la sécurité alimentaire des ménages, particulièrement à l’approche de la soudure.
Des zones à risque ont été identifiées dans certains pays d'Afrique de l'Ouest. Au Mali, ce sont 317 000 personnes vulnérables identifiées par les dispositifs d’information sur la sécurité alimentaire. En Mauritanie et au Niger, ce sont respectivement 383 000 et 217 000 personnes en insécurité alimentaire. Face à cette situation, plusieurs actions ont été menées par les pays appuyés par d’autres acteurs de la sécurité alimentaire. Certaines actions d'urgence sont : la vente à prix subventionné de 4000 t de maïs, 600 tonnes de riz importé, 100 tonnes de riz local au Bénin et de 20 000 t de céréales au Niger ; des programmes de « cash for work » réalisés au Niger pour environ 15 % des ménages des zones vulnérables. Concernant la vulnérabilité en milieu urbain, le CILSS a identifié près de 30 000 ménages dans les villes de Ouagadougou et de Bobo Dioulasso au Burkina Faso.
Récommandations
- La levée des entraves à la libre circulation des denrées alimentaires dans l’espace ouest-africain et sahélien.
- La poursuite des programmes d’assistance pour les populations les plus vulnérables, y compris dans les zones rurales, péri-urbaines et urbaines, afin de limiter la dégradation du pouvoir d’achat et prévenir une dégradation de la malnutrition.
- Le renforcement du suivi des prix des denrées sur les marchés et les approvisionnements, surtout dans les zones structurellement déficitaires.
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