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La Norvège a consacré 3.7 milliards USD à l’aide au développement en 2007, nettement plus que l’année précédente. C’est aujourd’hui le pays dont l’aide publique au développement représente le pourcentage le plus élevé au monde du revenu national brut (0.95 %). Le CAD salue les dispositions budgétaires qu’elle a prises pour porter son rapport APD/RNB à 1 % en 2009 en dépit de la crise financière mondiale.
La Norvège est par ailleurs régulièrement à l’avant-garde des efforts déployés par les donneurs pour améliorer le système international d’aide et s’applique en outre constamment à rehausser la qualité de ses propres politiques et programmes en faveur du développement. Elle promeut l’efficacité de l’aide et son approche flexible de l’aide au développement lui permet de s’adapter rapidement aux évolutions et opportunités nouvelles. En matière de coopération pour le développement, la Norvège applique des pratiques innovantes. Elle recherche par exemple des moyens de faire de l’aide publique au développement un catalyseur de contributions extérieures à l’APD au service du règlement des problèmes mondiaux de développement et de la lutte contre la pauvreté.
En dépit de ces aspects positifs, la Norvège reste confrontée à un certain nombre de problèmes. Si la souplesse de sa démarche est en règle générale considérée comme un atout, elle doit néanmoins se garder d’ajouter trop de nouvelles priorités à une liste déjà longue d’initiatives, ce qui se traduit par un étalement de son aide entre des pays et activités de plus en plus nombreux. La Norvège devrait conserver une approche stratégique et ciblée de l’aide au développement. Son système d’aide a été récemment réorganisé afin d’opérer une totale intégration de la politique du développement et de la politique étrangère, au sein du ministère des Affaires étrangères, et de faire de la Norad un service technique. Cette restructuration présente certains avantages : elle a, par exemple, amélioré la capacité de répondre aux demandes des ambassades. Cela dit, le nouveau système n’est pas encore complètement opérationnel, et des flous subsistent concernant la répartition des rôles et responsabilités. La Norvège aspire à montrer la voie dans certains domaines transversaux comme les droits des femmes et l’égalité homme-femme ou l’environnement mais elle n’est pas encore vraiment parvenue à ‘intégrer’ totalement ces objectifs dans ses propres programmes et projets.
Le CAD a procédé, le 21 octobre 2008, à l’examen par les pairs des politiques et programmes de coopération pour le développement de la Norvège. Les discussions ont été conduites par le Président du CAD, Eckhard Deutscher. Hakon Guldbrandse, Secrétaire d’État, Ministre des Affaires étrangères, a conduit les discussions pour la Délégation norvégienne. Les examinateurs représentaient le Canada et la Commission européenne. Les principales conclusions et recommandations du CAD sont disponibles sur le site Internet de l’OCDE à www.oecd.org/cad/examenspairs/norvege. Pour de plus amples informations, les journalistes sont invités à contacter Helen Fisher de la division de médias de l’OCDE (Tél. : + 33 (0) 1 45 24 80 97).
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