FUELLING THE FUTURE

Je suis très heureux de vous accueillir au Forum 2005 de l’OCDE sur le thème, Sécurité, stabilité, développement : Les moteurs de l’avenir.
Cette année, la conférence traite de questions de la plus haute priorité : relever les défis du développement et de l’énergie, et faire en sorte que les avantages de la mondialisation soient accessibles à tous.
Ces dernières années, la croissance économique, fondée sur des politiques intérieures saines, et alimentée par les échanges et l’investissement international, a aidé des millions de personnes à sortir de la pauvreté, notamment en Asie de l’Est. En conséquence, l’Objectif du millénaire pour le développement de l’ONU, qui vise à réduire de moitié d’ici 2015 la proportion de personnes vivant avec moins d’un dollar par jour, sera probablement atteint. Mais dans de nombreux pays et régions, notamment en Afrique sub-saharienne, la pauvreté a trop lentement diminué. Les conflits, l’instabilité et l’insécurité entravent encore le développement dans un trop grand nombre de pays.
Les questions relatives à l’énergie représentent l’un des plus grands défis mondiaux du XXIe siècle. Nous savons que la demande mondiale en énergie augmente de façon spectaculaire, surtout dans les pays en développement. Il faut un investissement massif, d’environ seize mille milliards de dollars US, pour assurer une offre stable et sûre en réponse à la hausse de 60 % de la demande d’énergie primaire prévue par l’AIE entre 2002 et 2030. En même temps, de nombreux scientifiques nous disent que les niveaux de gaz à effet de serre dans l’atmosphère, en particulier le CO2, s’approchent d’un seuil au-delà duquel le réchauffement de la planète sera irréversible. Il est clair que nous devons mettre en place des politiques pour faire face au changement climatique. Nous devons aussi trouver un moyen de répondre à nos besoins en énergie tout en réduisant les émissions des gaz à effet de serre.
La mondialisation nous offre de grandes opportunités. Pour les saisir pleinement, nos économies et nos citoyens doivent s’adapter. La tâche de l’OCDE est d’aider à façonner la mondialisation, à faire en sorte que ses avantages soient pleinement exploités, et que les effets négatifs soient réduits au minimum. Les électeurs de nos sociétés démocratiques doivent voir que les « gagnants » de la mondialisation seront bien plus nombreux que les « perdants ». Pour cela, il faut à la fois des politiques efficaces et une bonne communication. Les premières pour mettre en place de bonnes mesures d’ajustement pour les travailleurs en difficulté ; la seconde pour expliquer clairement et honnêtement les conséquences de la libéralisation du commerce et de l’investissement. L’OCDE aide les gouvernements à élaborer de telles politiques. Ce faisant, il faut garder à l’esprit les mots du philosophe grec Héraclite, voici 2 500 ans : « Rien n’est permanent – sauf le changement ».
Les débats du Forum 2005 de l’OCDE aborderont ces questions, ainsi que beaucoup d’autres qui préoccupent tous les citoyens de nos pays. Le Forum est une excellente occasion pour des dirigeants d’entreprises et de syndicats, des personnalités de la société civile, des ministres et des responsables d’organisations internationales, de débattre de ces questions importantes, qui seront aussi traitées à la réunion du Conseil de l’OCDE au niveau des ministres la même semaine.
J’espère de tout cœur que le Forum sera pour vous une source d’information et de stimulation, et qu’il ouvrira de nouvelles pistes pour nos gouvernements et nos sociétés.
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