|
Thèmes connexes
|
Perspectives de l'emploi 2009 : résumé des chapitres
|
Retour vers la page d'accueil des perspectives de l'emploi
|
|
Chapître 1 : La crise de l’emploi : quelles sont les conséquences pour les politiques sociales et de l’emploi ?
|
|
Les gouvernements doivent réagir avec force s’ils veulent limiter les coûts sociaux et économiques de la crise économique actuelle et de la crise de l’emploi qui en découle. Leur première priorité est de veiller à ce que des garanties de ressources adéquates soient mises à la disposition de ceux qui perdent leur emploi et des autres travailleurs qui en ont besoin. À condition que cela ne produise pas d’effet négatif sur les incitations à retrouver un emploi, des prolongations temporaires des allocations de chômage ou la prise en charge de travailleurs hors classification normale peuvent s’avérer souhaitables dans certains pays, comme peut l’être également l’extension judicieuse de prestations liées à l’exercice d’un emploi ou d’aides sociales de dernier ressort.
Une seconde priorité consiste à étoffer les programmes actifs du marché du travail efficaces afin de fournir à un plus grand nombre de chercheurs d’emploi l’assistance nécessaire pour un retour à l’emploi et d’atténuer le plus possible la progression du chômage de longue durée. Le noyau dur des aides à la recherche d’emploi doit être maintenu tout au long de la phase de repli économique. On peut toutefois accorder une plus grande attention à la formation, aux aides à l’embauche et à d’autres formes d’initiations pratiques à l’emploi subventionnées afin de s’assurer que les chercheurs d’emploi les moins bien placés ne se coupent pas du marché du travail. Il importe aussi de préserver une offre réelle de main-d’oeuvre et donc de résister à la tentation consistant à ouvrir grande la porte aux préretraites et aux pensions d’invalidité.
Documents de référence (en anglais) :
|
|
- Chapître 2 : Comment les caractéristiques des branches d’activité, des entreprises et des travailleurs façonnent-elles les flux d’emploi et de main-d’oeuvre ?
|
|
De nouvelles entreprises sont continuellement créées, même pendant des périodes de ralentissement économique, tandis que celles qui existent déjà se développent, se contractent ou disparaissent. Ce processus s’accompagne de la création et de la destruction de nombreux emplois. Des éléments issus de données internationales harmonisées sur les flux bruts d’emploi (c’est-à-dire la création et la destruction d’emplois par les entreprises) et les flux bruts de main-d’oeuvre (c’est-à-dire les embauches et les cessations d’emploi) suggèrent que, chaque année, plus de 20 % des emplois, en moyenne, sont créés et/ou détruits dans les pays de l’OCDE, et qu’environ un tiers de tous les travailleurs sont embauchés et/ou se séparent de leur employeur. Cependant les flux d’emplois et de main-d’oeuvre sont extrêmement différents selon les pays, les branches d’activité et le type de travailleurs. Dans des pays comme les États-Unis ou le Royaume-Uni, les flux bruts d’emplois et de main-d’oeuvre sont presque deux fois plus élevés que dans les pays d’Europe continentale.
Ce processus de réallocation semble contribuer à l’amélioration de la productivité : dans la plupart des pays, les destructions d’emplois sont plus importantes pour les entreprises plus anciennes et moins efficientes, et les créations d’emploi, pour les entreprises jeunes et plus efficientes.
Document de reference (en anglais) - Looking Inside the Perpetual-Motion Machine: Job and Worker Flows in OECD Countries (OECD Social, Employment and Migration Working Papers No. 95)
|
|
- Chapître 3 : Le travail est-il le meilleur antidote contre la pauvreté ?
|
|
L’emploi réduit considérablement le risque de pauvreté, mais ne résout pas tous les problèmes. En moyenne dans la zone OCDE, 7 % des individus vivant dans un ménage au sein duquel au moins une personne travaille sont pauvres. Et si la pauvreté au travail est souvent le fait d’une activité très réduite, liée à un emploi à temps partiel très court, ou à des épisodes d’emploi très brefs au cours de l’année, d’autres facteurs importants interviennent également. En particulier, le risque de pauvreté est beaucoup plus élevé parmi les ménages avec enfants.
Lutter contre la pauvreté nécessite par conséquent de mettre en place des mesures ciblées. De fait, les transferts sociaux jouent un rôle majeur, précisément parce qu’ils peuvent être ciblés sur les ménages les plus vulnérables : en moyenne dans la zone OCDE, ils permettent de réduire de près de moitié le taux de pauvreté au travail. Parmi ces transferts, les prestations subordonnées à l’exercice d’un emploi peuvent être particulièrement efficaces, si elles sont bien conçues et s’appuient sur un salaire minimum (légal ou conventionnel) fixé à un niveau modéré. En revanche, dans la mesure où le risque de pauvreté au travail dépend beaucoup moins du taux de salaire horaire que de facteurs tels que la durée du travail ou la composition du ménage, un salaire minimum ne peut constituer à lui seul le principal élément d’une stratégie efficace de lutte contre la pauvreté en emploi.
|
|
- Chapître 4 : Accéder (ou ne plus avoir droit) aux prestations d’invalidité : Évaluation du rôle des politiques publiques et des situations individuelles
|
|
Le nombre de bénéficiaires de prestations invalidité a augmenté dans de nombreux pays OCDE, notamment parmi les femmes, les jeunes adultes et les personnes souffrant de problème de santé mentale. Et bien que la santé reste un facteur sous-jacent important, d’autres facteurs individuels ou liés aux caractéristiques du marché du travail interviennent également dans le maintien dans l’emploi et l’entrée dans des régimes d’invalidité. Ces variations entre les pays dans les taux de bénéficiaires s’expliquent en partie par des différences de conjoncture économique et de situation du marché du travail, mais surtout par des différences marquées dans les politiques publiques liées à l’invalidité.
De fait, de nouveaux indicateurs OCDE des politiques d’invalidité révèlent la grande diversité de ces politiques en termes de générosité et d’insertion dans l’emploi. Par ailleurs, la plupart des pays ont durci l’accès aux prestations au cours de la dernière décennie tout en améliorant les programmes d’insertion professionnelle. Ces développements semblent prometteurs, il apparaît en effet qu’une politique d’invalidité plus généreuse est associée à un plus grand nombre de bénéficiaires tandis que des programmes d’insertion et de réadaptation à l’emploi plus complets vont de pair avec un nombre moins élevé de prestataires.
|
|
Haut de la page
|
|