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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 3 de l'Etude économique du Danemark 2006, publiée le 9 mai 2006.
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Mobiliser les talents des jeunes
Une faiblesse essentielle est le progrès étonnamment lent de la formation de capital humain. Parmi les 25-34 ans, seuls 86 % ont achevé au moins le deuxième cycle du secondaire, contre 89 %, 91 % et 95 %, respectivement, en Finlande, en Suède et en Norvège. Malgré d'importants investissements publics dans les structures d'accueil de la petite enfance et dans l'enseignement obligatoire, le Danemark semble rencontrer de grandes difficultés pour mobiliser les talents de l'ensemble des jeunes et une grande partie d'entre eux -- y compris un grand nombre de migrants de la deuxième génération -- semblent ne pas s'intégrer au système scolaire et le quitter avec seulement un savoir de base limité. Certaines mesures sont prises actuellement. Une évaluation plus fréquente et plus systématique des résultats des étudiants contribuera à détecter les problèmes d'apprentissage à un stade précoce. Permettre aux enseignants de se spécialiser davantage améliorera les résultats de l'éducation, surtout dans des disciplines comme les sciences, où le niveau de formation au Danemark figure parmi les plus médiocres de l'OCDE. Les efforts faits pour améliorer l'enseignement obligatoire devraient se poursuivre, notamment en renforçant le contenu pédagogique de l'année préparatoire pour les enfants de 6 ans et en ciblant ou en supprimant la dixième classe facultative. Davantage de possibilités d'apprentissage devraient être offertes, éventuellement en augmentant le remboursement pour les entreprises prenant des apprentis grâce à des contributions plus élevées de tous les employeurs. Le gouvernement et les partenaires sociaux sont convenus d'augmenter les ressources consacrées à l'apprentissage tout au long de la vie, qui est déjà très développé.
Renforcer l'incitation à acquérir des connaissances et à les utiliser de manière productive
Une imposition sur le revenu élevée et progressive réduit la rentabilité des études et affaiblit l'incitation à choisir des disciplines où les perspectives d'emploi et de gain sont prometteuses. Malgré ces facteurs et une distribution étroite du revenu, le rendement économique privé des études est améliorée par le financement public intégral des frais de scolarité et de généreuses subventions aux étudiants au titre du coût de la vie. Ainsi, une proportion relativement forte de la cohorte de jeunes poursuit des études universitaires, encore que le revers de la médaille soit la tendance à retarder de plus en plus les études. Les étudiants entrant généralement dans le troisième cycle à 23 ans et ayant tendance à prolonger leurs études, il reste trop peu d'années pour tirer les fruits des qualifications sur le marché du travail. Pour remédier à cette situation, les bourses d'études devraient être ajustées de façon à encourager les jeunes à ne pas différer leurs études, comme le propose le gouvernement. Pour le moyen terme, un dispositif par lequel les frais de scolarité et les subventions au coût de la vie sur l'ensemble de l'enseignement tertiaire seraient traités comme un prêt à rembourser une fois le diplôme obtenu devrait être mis en place afin d'améliorer l'efficience des choix d'éducation et d'accroître la réactivité des universités aux besoins des étudiants. En accordant des déductions d'impôt au titre du remboursement, ce système de prêts peut remédier aux incitations actuellement négatives qui amènent les diplômés à quitter le pays ou à travailler peu d'heures, sans réduire le rendement économique individuel des études.
La réforme fiscale devrait encourager l'offre de main-d'oeuvre, notamment de travailleurs qualifiés
Les Études précédentes ont noté que le niveau élevé des impôts marginaux pèse sur la durée horaire du travail et pourrait encourager le travail "informel" surtout dans des secteurs comme la construction. Les allégements fiscaux mis en place en 2004 pour les personnes ayant un revenu faible ou intermédiaire allaient dans le bon sens mais le problème reste particulièrement prononcé pour les revenus moyens ou juste supérieurs à la moyenne, pour lesquels le taux supérieur de l'impôt sur le revenu, associé aux cotisations sociales et aux impôts sur le revenu et la consommation, aboutit à un taux d'imposition marginal de plus de 70 % pour quatre salariés à plein temps sur dix. La première priorité de la réforme fiscale visant à accroître l'offre de main-d'œuvre devrait donc être d'augmenter le seuil de revenu à partir duquel s'applique le taux supérieur d'imposition, ce qui devrait, à coût égal, renforcer davantage les incitations au travail que les réductions d'impôts à l'extrémité inférieure de l'échelle des revenus. Cette mesure améliorerait aussi le niveau moyen de compétences de la main-d'œuvre, car ce sont les travailleurs ayant des qualifications intermédiaires qui en bénéficieraient le plus. En outre, les contre-incitations à l'accumulation de capital humain seraient réduites du fait que le rendement après impôt de l'éducation serait plus élevé.
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La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.
Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique de l'OCDE du Danemark 2006:
Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Danemark du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Felix Hüfner et Espen Erlandsen sous la direction de Andreas Wörgötter.
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