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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de la Suède 2007, publiée le 14 février 2007.
La prochaine Etude économique sur la Suède sera préparée pour fin 2008.
Contenu
La Suède enregistre d’excellentes performances macroéconomiques, avec une croissance rapide, un faible chômage et des anticipations inflationnistes stables. La réforme de la réglementation, engagée dès les années 90, se révèle payante en termes de productivité et de croissance du PIB. Mais on peut constater certaines tensions à la marge. Les taux d’emploi ne sont pas revenus à leur niveau traditionnellement élevé depuis la crise du début des années 90. Le non-emploi est fréquent parmi les immigrants et les jeunes, et les taux d’invalidité et de congés de maladie sont relativement élevés. En outre, un nouvel effort de réforme de la réglementation est nécessaire, notamment pour remédier au faible taux de création d’entreprises et à leur croissance limitée, qui pourraient nuire à la capacité de l’économie de se lancer dans de nouvelles activités.
Le nouveau gouvernement, entré en fonctions en octobre 2006, a réitéré l’attachement à de solides conditions cadres macroéconomiques et il respectera l’objectif d’excédent budgétaire de 2 % du PIB. Cela est nécessaire pour assurer la viabilité des finances publiques face aux pressions qui s’exerceront sur les dépenses. Dans le domaine de la politique structurelle, le gouvernement est déterminé à mettre fin à l’exclusion du marché du travail et à alléger les charges administratives des entreprises. Plusieurs mesures importantes figurent déjà à cet effet dans le budget 2007. Dans la lignée de ces louables efforts, la présente Étude formule une série de recommandations qui visent à améliorer le rapport coût/efficacité des réformes mises en œuvre ou envisagées.
Le dispositif de ciblage de l’inflation a été très utile en ancrant efficacement les anticipations inflationnistes. La hausse des prix étant inférieure à l’objectif d’inflation depuis assez longtemps, en partie grâce à l’effet positif que certains facteurs liés à la mondialisation ont exercé sur l’offre, la Riksbank a décidé d’allonger la période sur laquelle l’inflation est censée revenir à l’objectif dans ces conditions. L’initiative de la Riksbank de publier son évaluation de la trajectoire future des taux d’intérêt devrait éclairer davantage les agents économiques et mieux orienter les anticipations.
Un problème d’exclusion se pose sur le marché du travail. Face à cette situation, le gouvernement a présenté des réformes ambitieuses qui augmenteront l’offre et la demande de travail en réduisant les taux de remplacement et le volume des programmes actifs du marché du travail tout en accordant des exonérations de charges sociales en faveur de certains groupes et secteurs. Un crédit d’impôt important pour l’exercice d’une activité sera par ailleurs mis en place. Ces mesures sont conçues pour être efficaces dans le contexte d’une structure de rémunération comprimée et d’une protection relativement stricte de l’emploi. Il faudra suivre de près leur impact afin d’éviter des effets secondaires indésirables et, si elles se révèlent insuffisantes, les situations observées dans d’autres pays de l’OCDE incitent à penser qu’une détermination plus flexible des salaires et une protection moins rigoureuse de l’emploi permettraient sans doute de lutter efficacement contre l’exclusion.
Le marché du logement souffre de distorsions. Les loyers sont inférieurs au niveau du marché dans les grandes villes parce qu’ils sont fixés en fonction des coûts dans le secteur public du logement, d’où l’apparition de files d’attente qui nuisent probablement à la mobilité des travailleurs et au bien-être. En conséquence, le marché locatif se trouve dans une situation délicate, entre un système rigide de fixation des loyers et le marché en pleine expansion des logements en toute propriété et des logements de type coopératif. La concurrence dans la construction est faible et les communes ne sont pas assez incitées à accroître la constructibilité des terrains. En 2006 déjà, l’impôt foncier et l’impôt locatif étaient bien inférieurs au niveau qu’aurait exigé la neutralité fiscale. Il faudrait donc que la prochaine réforme de la fiscalité du logement finance intégralement la baisse de 2007, également pour éviter d’alimenter la hausse de l’immobilier. Il faudrait autoriser la propriété individuelle directe d’appartements et faire en sorte que l’application du système de détermination des loyers soit plus sensible à la situation du marché local.
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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Suède du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Jens Lundsgaard et Felix Huefner sous la direction de Andreas Wörgötter.
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