Etude économique de la Pologne 2008

 

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La prochaine Etude économique de la Pologne sera préparée pour fin 2009.

Une Etude économique est publiée tous les 1½ à 2 ans pour chaque pays membre de l'OCDE. Pour en savoir plus, lire la préparation des Etudes.

L'évaluation et les recommandations de l'OCDE concernant les principaux enjeux économiques sont disponibles en cliquant ci-dessous sur les titres des chapitres. Le chapitre 1 cerne les principaux enjeux économiques. Les chapitres suivants offrent une analyse approfondie et des recommandations de politique économique de chacun de ces enjeux.

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Depuis deux ans, grâce à une croissance vigoureuse, la Pologne se rapproche plus rapidement des autres pays de l’OCDE. Après plusieurs années de stagnation, les créations d’emplois sont soutenues. Cela étant, l’expansion économique n’a pas permis de ramener les inactifs au travail et le chômage est tombé à un niveau insoutenable. Les perspectives à court terme sont surtout assombries par une demande très excédentaire et une inflation en hausse, en dépit du fléchissement de l’activité à l’étranger. A moyen terme, la poursuite de l’expansion est également menacée par une structure démographique défavorable et par un taux d’activité obstinément faible.

  • Un resserrement plus prononcé de la politique monétaire est indispensable pour éviter l’apparition d’une spirale salaires prix et pour faciliter, à terme, le passage à l’euro. Dans cette optique, les autorités devraient compenser le relâchement budgétaire induit par un certain nombre de mesures récentes.
  • De nouvelles réductions du coin fiscal sur les revenus du travail sont nécessaires pour améliorer les incitations au travail, mais la réforme fiscale ne devrait pas compromettre l’objectif de réduction du déficit présenté dans la version actualisée du Programme de convergence, de façon à assurer la viabilité des finances publiques.
  • Il faut remédier aux insuffisances des infrastructures en matière de logement et de transport, en particulier afin de faciliter la mobilité des travailleurs, de réduire les disparités régionales et d’atténuer les contraintes pesant sur l’offre globale.


Un resserrement des politiques macroéconomiques est souhaitable à la fois dans une optique à court terme et dans une perspective à moyen terme. L’expansion se poursuit à un rythme supérieur à la croissance potentielle, accentuant ainsi les contraintes de capacité alors même que l’inflation dépasse déjà largement l’objectif officiel. Afin d’éviter de compromettre une crédibilité chèrement acquise, le processus de relèvement des taux directeurs amorcé dès avril 2007 devrait être poursuivi. En outre, il faudrait envisager de fournir davantage d’informations aux marchés sur les anticipations de la Banque centrale quant à l’évolution future de la situation économique et des taux d’intérêt, dans la mesure où cela contribue à faire mieux comprendre son engagement en faveur de la stabilité des prix à moyen terme. Le déficit budgétaire structurel a diminué en 2007, mais la politique budgétaire revêt en 2008 un caractère expansionniste, ce qui complique la tâche des autorités monétaires. De nouvelles réductions d’impôts étant prévues, les autorités doivent mettre au point un plan crédible de maîtrise des dépenses de manière à ramener le déficit à un niveau viable et à mettre un terme à la procédure en déficit excessif engagée par l’UE.


De nouvelles réductions du coin fiscal sur le travail renforceraient les incitations au travail, mais elles devront être financées. Les réductions devraient viser les bas revenus de manière à être aussi efficaces que possible par rapport à leur coût et elles pourraient être partiellement financées par une réforme des pensions de préretraite, mais d’autres sources de financement devront aussi être exploitées. Il ne semble guère possible d’accroître la TVA ou l’impôt sur les sociétés. En revanche, le produit des impôts sur la propriété – dont l’assiette est l’une de celles qui engendrent le moins de distorsions – est faible et pourrait être augmenté.


Une plus grande mobilité de la main d’œuvre améliorerait la situation du marché du travail. La première priorité serait de revoir en profondeur les politiques en matière de logement. L’offre de logements se heurte à l’absence de plans d’urbanisme et à des obstacles réglementaires au développement d’un marché locatif. Cela limite l’accès à des logements abordables, notamment dans les grandes villes. La solution consiste à alléger encore les contrôles sur les hausses de loyer et à permettre l’expulsion des locataires qui ne paient pas leur loyer. Il conviendrait aussi de rechercher des moyens plus efficaces de faciliter l’accession à la propriété que la bonification des emprunts. Par exemple, la suppression des droits de timbre sur les acquisitions de logements aboutirait au même résultat en nuisant moins à la mobilité des travailleurs.


Les perspectives de croissance sont aussi assombries par plusieurs autres obstacles. Il est indispensable de remédier aux insuffisances des infrastructures de transport pour accroître le potentiel du pays. L’un des principaux défis sera de mettre à exécution les ambitieux projets actuels dans des délais suffisamment courts pour pouvoir absorber complètement et efficacement les importantes subventions de l’UE tout en évitant des dépassements de dépenses massifs. Il y aurait lieu de faciliter l’accès des travailleurs étrangers du bâtiment au marché du travail. Il conviendrait aussi de réformer la législation concernant les marchés publics, afin notamment de limiter les recours abusifs et de simplifier la délivrance des permis de construire et la réalisation des études d’impact sur l’environnement. Il faudrait accorder davantage d’attention aux partenariats public privé, qui peuvent potentiellement améliorer l’efficience. Une intensification de la concurrence visant à stimuler l’entrepreneuriat et l’innovation aurait des effets bénéfiques sur le plan de la croissance.

 

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Informations complémentaires                                                                                        

   

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la Pologne du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Alain de Serres et Rafal Kierzenkowski sous la direction de Peter Jarrett. La recherche statistique a été effectuée par Sylvie Foucher-Hantala.

 

 

 

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