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15/04/2010 - "Les perspectives à court-terme sur le marché du travail ne sont pas optimistes" a déclaré le Secrétaire général de l'OCDE lors de la réunion des ministres de l'emploi du G20 à Washington. "L'objectif prioriraire est de s'assurer qu'un taux de chomage élevé ne perdure pas sur le long terme". Lire le discours intégral.
Dans un autre document de travail, l'OCDE estime que le chômage des jeunes devrait s’aggraver durant les mois à venir et se maintenir à plus de 10 % dans la zone OCDE jusqu’à la fin de 2011. Un grand nombre de jeunes devraient connaître une période de chômage prolongée.
Les taux de chômage des jeunes en Europe resteront proches des 20 % durant une grande partie de 2011, selon les prévisions basées sur les Perspectives économiques de l’OCDE publiées en novembre 2009.
Dans la zone OCDE, le taux de chômage des jeunes (15 à 24 ans) est depuis longtemps supérieur à celui des plus de 25 ans, près du double. Mais en 2008, ce ratio est passé à 2.8 % en moyenne, avec toutefois des différences très marquées d’un pays à l’autre. C’est l’Allemagne qui a le ratio le plus faible (1.5), essentiellement parce que son système d’apprentissage se révèle efficace pour aider la plupart des jeunes à trouver un emploi à la fin de leur scolarité. Ce rapport se situait entre 2 et 3 dans la plupart des pays de l’OCDE et entre 3 et 4 dans sept pays (Corée, Danemark, Finlande, Italie, Norvège, Nouvelle-Zélande et Royaume-Uni). Il était supérieur à 4 uniquement en Islande et en Suède.
Le message de ce rapport est que les gouvernements doivent aider davantage les jeunes. Dans certains pays, les jeunes chômeurs ont bénéficié de mesures plus larges. Mais il faut accentuer les mesures ciblant les jeunes, surtout ceux qui ont un faible niveau d’instruction et de qualification. Ces jeunes « à risque » représentent aujourd’hui entre 3 à 4 sur 10 de l’ensemble des jeunes de la zone de l’OCDE et ils courent le risque de chômage de longue durée et de réduction de leur revenu.
À court terme, il faut prioritairement assurer une aide au revenu aux jeunes chômeurs. Dans les deux tiers des pays de l’OCDE, les jeunes en fin de scolarité n’ont pas droit aux indemnités de chômage s’ils n’ont pas travaillé une certaine durée (de 4 mois en France à un an plus généralement).
Une autre solution prometteuse est celle du contrat d’apprentissage pour les jeunes peu qualifiés. On pourrait ainsi obtenir un « double dividende » : réaliser le passage à l’emploi et réduire les coûts de main-d’œuvre en contrepartie d’un engagement de formation de la part de l’employeur. Les gouvernements pourraient accorder des aides pour promouvoir l’apprentissage et aider les apprentis qui perdent leur emploi à achever leur formation.
Ce document examine en outre le nombre de jeunes sur contrat à durée déterminée et constate qu’ils sont surreprésentés au sein de cette catégorie. Pour beaucoup de jeunes, ces contrats sont un tremplin vers l’emploi à durée indéterminée, mais pour d’autres ils sont plutôt une voie de garage. Il serait utile de réduire le fossé réglementaire entre les contrats à durée déterminée et les contrats à durée indéterminée, et également de diminuer le coût du premier emploi des jeunes peu qualifiés.
Le taux de chômage des jeunes devrait rester élevé en 2010 et 2011

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Pour obtenir des commentaires ou de plus amples informations, merci de contacter Stefano Scarpetta, chef de la division de l’emploi de l’OCDE (01 45 24 19 88)
>> Lire le document de travail « Montée du chômage des jeunes dans la crise : comment éviter un impact négatif à long terme sur toute une génération ? ».
>> Pour plus d'informations sur la réunion à haut niveau consacrée à l'emploi des jeunes, visiter: http://www.oecd.org/emploi/jeunes/forum
>> Un factblog de l'OCDE avec commentaires et données sur la question est disponible sur :
https://community.oecd.org/community/factblog/blog/2010/04/14/jobs-tough-times-for-the-young
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