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24/03/2003 - La libéralisation des marchés mondiaux des produits de la pêche peut encore être poursuivie selon l'OCDE, mais pour en engranger tous les bienfaits, il faut qu'une gestion efficace des pêches soit en place afin d'assurer la durabilité des stocks. Dans son nouveau rapport intitulé "La libéralisation du secteur de la pêche : sa portée et ses effets", l'OCDE affirme que les pays développés, comme les pays en développement, pourraient tirer avantage d'une réduction supplémentaire des droits de douane et des subventions, mais rappelle aux gouvernements que leur politique commerciale et leurs mesures de gestion des pêches devront se renforcer mutuellement.
Ce rapport, fruit d'une étude de trois ans, sera présenté au cours d'un point de presse le jeudi 27 mars 2003 à 11h00 à l'OCDE, 2 rue André Pascal, 75016 Paris, par Stefan Tangerman, Directeur de la Direction de l'alimentation, de l'agriculture et des pêcheries de l'OCDE et Lori Ridgeway, Présidente du Comité des pêcheries de l'OCDE.
L'étude indique que l'ouverture des marchés dans le secteur de la pêche a énormément progressé. En dépit de la baisse de 26 pour cent des taux moyens des droits de douane appliqués par les pays développés, qui a résulté des négociations commerciales internationales du cycle de l'Uruguay dans les années 80 et au début des années 90, il y a encore place pour des réductions tarifaires. En effet, de nombreux pays de l'OCDE imposent, par exemple, des droits de douane pour protéger leur industrie de la transformation. Parmi les autres mesures qui peuvent entraver ou fausser les échanges, citons le recours répandu aux subventions publiques, les règles d'accès aux ports, la réglementation des investissements étrangers et la différence entre les normes sanitaires et d'hygiène.
Selon le rapport, de nombreux pays de l'OCDE ne contrôlent toujours pas efficacement les captures et la taille des flottes de pêche, ce qui veut dire qu'ils n'engrangent pas tous les bienfaits de la libéralisation. Les pays dépourvus d'une gestion efficace des pêches pourront tirer profit à court terme de la libéralisation du commerce étant donné qu'ils augmenteront la production et développeront la capacité. Mais à long terme, ils souffriront du déclin de leurs stocks halieutiques.
Le rapport signale, par ailleurs, que les subventions publiques à l'industrie se traduisent souvent par un gonflement inutile des flottes et tendent à couper le secteur des réalités commerciales. Sans une gestion efficace, les subventions peuvent aussi avoir une incidence négative sur les échanges, les stocks halieutiques, et à plus long terme, sur la santé de l'industrie. L'étude sur la libéralisation du secteur de la pêche a été entreprise afin de mieux saisir les effets sur le commerce et les ressources de diverses mesures appliquées dans le secteur de la pêche des pays de l'OCDE. Elle évalue également la profonde mutation de l'industrie, ces dernières décennies, du fait du développement des techniques et de la croissance de la capacité, de la stagnation de la production et de l'envolée des échanges. Pour obtenir une copie du rapport "La libéralisation du secteur de la pêche : sa portée et ses effets", ou pour s'enregistrer pour le point de presse, les journalistes sont invités à prendre contact avec Nicole Le Vourch, Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. [33] 1 45 24 80 88). Pour de plus amples détails sur le rapport, les journalistes peuvent contacter Carl Christian Schmidt, Direction de l'alimentation, de l'agriculture et des pêcheries de l'OCDE (tél. [33] 1 45 24 95 60) ou Stephen Di Biasio, Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. [33] 1 45 24 81 03).
Les abonnés et les lecteurs des institutions abonnées, peuvent consulter l'étude viaSourceOCDE notre bibliothèque en ligne. Si vous n'êtes pas abonné(e), vous pourrez acheter l'étude via notre Librairie en ligne(pour la version anglaise).
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