Ce projet portera sur la demande et l'offre futures de personnel navigant et s'intéressera plus particulièrement aux répercussions des progrès accomplis différents domaines -- conception et construction des navires, technologies, pratiques de gestion et d'exploitation -- sur la demande d'équipages, tant sous l'angle des effectifs que des niveaux de qualification.
Ce projet devrait aboutir à l'établissement d'un rapport qui traitera des points suivants :
Evaluation de l'incidence sur l'effectif des équipages, des innovations technologiques et de gestion attendues dans les transports maritimes dans les cinq à dix années à venir.
Evaluation des besoins nouveaux en matière de qualifications et d'expériences, en particulier lorsqu'ils supposent des changements importants par rapport aux qualifications actuellement demandées.
Attentes des armateurs et des gestionnaires et leurs points de vue sur les transformations futures.
Evaluation d'ensemble de l'aptitude des établissements de formation à répondre aux nouveaux besoins en matière de qualification et de leurs programmes de formation, prévoyant éventuellement la mise en place de modules spécialisés.
Ce projet a été approuvé par le Comité des transports maritimes en octobre 1999, mais n'a pas encore démarré, les ressources du Secrétariat ayant été absorbées par d'autres activités inscrites à son programme.
Plusieurs organismes procèdent à des estimations empiriques des écarts attendus entre les évolutions de l'offre et de la demande. C'est ainsi que l'ISF/BIMCO 2000 Manpower Update réunit les précieuses informations qui sont nécessaires pour définir la nature et l'ampleur du problème. Toutefois, ces études empiriques ne traitent pas des facteurs qui risquent d'influer sur l'évolution future de l'offre et de la demande de main-d'oeuvre maritime et ne tentent pas non plus d'analyser les effets, sur les besoins en matière de qualifications des évolutions attendues. S'il est vrai que certaines études tentent d'estimer le nombre d'unités des flottes marchandes de l'avenir (et par déduction, le nombre d'officiers et de matelots nécessaires), elles ne tiennent pas compte des nouveaux procédés de construction de navires ni de l'évolution des pratiques de gestion des navires, qui pourraient influer à l'avenir sur la demande d'équipages et sur les qualifications de leurs membres. L'OCDE s'attachera donc à étudier les éléments suivants :
Facteurs qui influent sur les effectifs des équipages
La productivité des navires s'est considérablement améliorée durant les dernières décennies et la taille des équipages a diminué dans des proportions spectaculaires. Les progrès technologiques et les nouvelles méthodes de gestion des navires ont beaucoup contribué à cette contraction des effectifs, qui devrait s'accentuer à l'avenir. L'étude examinera donc les facteurs suivants qui pourraient encore diminuer la taille des équipages requis pour assurer l'exploitation des navires dans des conditions d'efficacité :
innovations futures en matière de conception et de construction de navires
progrès concernant l'aménagement des salles des machines, les communications et les techniques avancées de navigation, les critères de maintenance et les équipements de manutention des cargaisons
progrès et innovations au niveau des méthodes de gestion et d'exploitation des navires.
Facteurs qui influent sur les qualifications des équipages
L'étude cherchera principalement à déterminer comment les évolutions attendues dans les transports maritimes influeront sur les qualifications de base et l'expérience requise des officiers et du personnel d'exécution. Par exemple, s'il est certain que les officiers d'aujourd'hui doivent absolument posséder des bonnes compétences nautiques, ils se doivent ainsi être des experts en logistique et en communications. Ces exigences deviendront de plus en plus manifestes à mesure que se renforceront les progrès sur le plan des technologies et des techniques d'exploitation.
Rôle des établissements de formation
Auparavant, il était possible (et même normal) pour les futurs marins de prendre la mer très jeunes, lestés d'un bagage scolaire réduit, et d'apprendre leur métier au cours de longues périodes d'apprentissage. Cette situation a maintenant radicalement changé et les matelots, comme les officiers, doivent désormais disposer d'un niveau de qualifications de base beaucoup plus élevé, généralement acquis dans un établissement de formation maritime. Ces qualifications sont définies par la Convention STCW (Convention internationale de 1978 sur les normes de formation des gens de mer, de délivrance des brevets et de veille) de l'OMI et il n'est pas dans l'intention des auteurs de l'étude prévue d'empiéter si peu que ce soit sur ce terrain. L'étude devra permettre de regarder vers l'avenir pour tenter d'évaluer les qualifications nouvelles qui pourraient être nécessaires pour exploiter les navires de demain. Elle visera à évaluer les tendances qui ressortent des informations recueillies auprès d'architectes/constructeurs de navires, d'armateurs et de responsables de transports maritimes. S'agissant des établissements de formation, il est proposé de vérifier auprès d'un échantillon d'entre eux dans quelle mesure ils sont prêts à répondre aux défis de l'avenir. L'idée est que le rapprochement de ces informations permettra d'évaluer l'aptitude, sur un plan général, des établissements de formation à faire face aux besoins futurs dans ce domaine, tout en donnant également des indications sur l'orientation des changements attendus.
Le point de vue du personnel navigant
Les gens de mer seront les premiers concernés par ces nouvelles évolutions et il est important de tenir compte de leurs points de vue et de leur expérience dans tout débat et toute analyse des besoins futurs. C'est ce que l'on fera en intégrant les contributions des principales associations représentatives des gens de mer.