Étude économique de la République Slovaque 2007

 

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Publiée le 5 avril  2007. La prochaine Etude économique sur la République Slovaque sera préparée pour 2008.

Une Etude économique est publiée tous les 1½ à 2 ans pour chaque pays membre de l'OCDE. Lire plus sur la préparation des Etudes.

L'évaluation et les recommandations de l'OCDE concernant les principaux enjeux économiques sont disponibles en cliquant ci-dessous sur les titres des chapitres. Le chapitre 1 cerne les principaux enjeux économiques. Les chapitres suivants offrent une analyse approfondie et des recommandations de politique économique de chacun de ces enjeux.

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Résumé

L’économie slovaque, après de profondes réformes économiques, a connu ces dernières années une forte expansion tirée par une rapide croissance de la productivité, mais elle est encore loin des niveaux de revenu par habitant des pays de l’Europe occidentale. Le nouveau gouvernement s’est fixé comme priorité d’assurer une répartition plus égale du revenu sans compromettre les perspectives de croissance à long terme. Les possibilités sont grandes à la fois de renforcer les perspectives de croissance et de réduire les inégalités de revenu en augmentant les taux d’emploi, en améliorant les résultats de l’éducation (notamment en atténuant l’impact du milieu socioéconomique) et en levant les obstacles à la concurrence sur les marchés de produits. Le nouveau gouvernement a aussi réitéré sa détermination à faire entrer la Slovaquie dans la zone euro en janvier 2009 et, à cette fin, il a pris les mesures nécessaires pour donner au pays toutes les chances de satisfaire durablement aux critères de Maastricht. Il faudra peut-être procéder à certains ajustements afin de soutenir la stabilité macroéconomique au sein de l’union monétaire.

Soutenir la stabilité macroéconomique au sein de l’union monétaire. La baisse des taux d’intérêt réels, liée à la suppression de la prime de risque monétaire, et l’adaptation à une hausse de l’inflation en régime stationnaire résultant des effets Balassa Samuelson dans le cadre d’une union monétaire, pourraient déclencher une alternance de phases de forte expansion et de phases de récession. Heureusement, le programme d’assainissement des finances publiques qui s’étend jusqu’à la fin de 2010 servira de contrepoids, mais il faudra peut-être une action budgétaire anticonjoncturelle plus énergique. Il importera aussi de mettre en œuvre des mesures favorisant la flexibilité sur le marché du travail et sur les marchés de produits, afin de faciliter l’ajustement à des chocs spécifiques au sein de l’union monétaire.

Accroître les taux d’emploi. Le gouvernement doit abaisser les barrières à l’emploi pour les travailleurs peu qualifiés, notamment en mettant éventuellement en place une prestation liée à l’exercice d’une activité. Cela aiderait aussi à réduire la pauvreté. Des mesures sont nécessaires afin d’activer davantage les chômeurs de longue durée et d’améliorer la mobilité de la main-d’œuvre. Dans la perspective du vieillissement de la population qui se fera sentir plus particulièrement à partir de 2030, il faudra supprimer les obstacles à l’activité des femmes et des travailleurs âgés.

Améliorer les résultats de l’éducation. Afin d’améliorer les résultats de l’éducation, qui sont inférieurs à la moyenne de l’OCDE, et d’atténuer l’impact considérable de l’origine socioéconomique sur les performances scolaires, le gouvernement devrait développer la fréquentation des écoles maternelles, réduire la stratification du système éducatif et améliorer la qualité de l’enseignement. L’enseignement secondaire professionnel doit être mieux adapté aux besoins du marché du travail afin de faire baisser les taux de chômage élevés que connaissent les jeunes diplômés issus de ces établissements. Il faudrait faire en sorte que l’enseignement supérieur attire davantage les jeunes issus des filières professionnelles du secondaire afin d’accroître le taux de diplômés du supérieur.

Lever les obstacles à la concurrence sur les marchés de produits. Les obstacles sectoriels à la concurrence sont toujours importants dans les industries de réseau et dans les professions libérales, ce qui rend indispensable une intervention des pouvoirs publics dans ces deux domaines. Il est possible de réduire notablement le coût de la réglementation administrative pour les entreprises. Les avantages que procurent des marchés de produits concurrentiels du point de vue de la productivité et du bien-être des consommateurs pourraient être encore accrus par une réforme du secteur public, notamment une réforme plus poussée du système judiciaire et des marchés publics qui améliorerait l’exécution des contrats.

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Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau de la République Slovaque du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Carey et Andres Fuentes sous la direction de Andreas Wörgötter.

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Perspectives économiques

Perspectives économiques n°86