L’allongement de la longévité doit se traduire par un prolongement de la vie active, selon l’OCDE

10/10/2005 - A une époque marquée par le vieillissement de la population, nous ne pouvons plus nous permettre de gaspiller les précieuses ressources que les seniors représentent pour l’entreprise, l’économie et la société. Tel est le message d’un nouveau rapport de l’OCDE qui doit être examiné lors du Forum à haut niveau sur le thème du vieillissement et des politiques de l’emploi prévu à Bruxelles les 17 et 18 octobre.

Aujourd’hui, bien des politiques publiques et des pratiques sur les lieux de travail découragent les seniors de poursuivre leur activité professionnelle. En moyenne dans les pays de l’OCDE, moins de 60 % des personnes âgées de 50 à 64 ans ont un emploi, contre 75 % parmi les 25-49 ans (voir le graphique 1).
Ces politiques et pratiques sont un héritage du passé et elles ne sont pas tenables à un moment où le vieillissement de la population pèse sur les finances publiques et freine la progression des niveaux de vie. S’il n’y a pas de changement dans la situation au regard du travail, la proportion d’inactifs âgés par travailleur doublera pratiquement dans la zone de l’OCDE, passant d’environ 38 % en 2000 à un peu plus de 70 % en 2050.

Cette situation pourrait se traduire par une augmentation des impôts ou par une baisse des prestations, associée à un ralentissement de la croissance économique. Si rien ne change, l’analyse de l’OCDE prévoit que la croissance du PIB par habitant dans la zone de l’OCDE pourrait s’établir à environ 1.7 % par an au cours des trente prochaines années, soit un taux inférieur de 30 % environ au taux moyen annuel enregistré entre 1970 et 2000.

Pour éviter cela, l’OCDE estime que des politiques de l’emploi doivent être prises pour accompagner le vieillissement en encourageant les seniors à rester plus longtemps actifs. Aujourd’hui, l’âge moyen effectif de départ à la retraite est inférieur à l’âge officiel de la retraite dans beaucoup de pays, en particulier en Europe (voir le graphique 2). Si les pays ont commencé à prendre des mesures – notamment dans le domaine de la réforme des systèmes de retraite – d’autres dispositions sont nécessaires.

L’OCDE formule des recommandations dans trois domaines clés :

  • Les gouvernements devraient veiller à ce que les pensions et les autres dispositifs sociaux favorisent la poursuite d’une activité au-delà d’un certain âge au lieu d’avoir l’effet inverse. Ils devraient aussi consacrer un niveau suffisant de ressources pour aider les demandeurs d’emploi âgés à retrouver du travail.
  • Les employeurs doivent mettre fin à la discrimination et adapter les conditions de travail à la diversité des âges de leurs salariés . Il conviendrait de remettre en question la mise à la retraite d’office car elle est incompatible avec l’objectif général visant à laisser une plus grande latitude aux travailleurs pour choisir le moment de leur départ à la retraite.
  • Les seniors doivent eux-mêmes changer d’attitude vis-à-vis du prolongement de la vie active et de l’acquisition de nouvelles compétences – les inégalités entre les travailleurs âgés et les travailleurs plus jeunes sur le plan de la formation sont présentes dans tous les pays, mais elles sont particulièrement marquées dans certains (voir le graphique 3).

Le 17 octobre, experts gouvernementaux, partenaires sociaux, universitaires et représentants de la société civile se rencontreront au Palais d’Egmont à Bruxelles pour débattre des principaux enseignements qui se dégagent d’un examen que l’OCDE a consacré aux politiques adoptées dans 21 pays Membres pour promouvoir l’emploi des travailleurs âgés. Le débat sera ouvert aux médias.

Le 18 octobre, les ministres et des personnalités de haut rang se réuniront en séance restreinte pour examiner un ensemble de questions, notamment : comment rendre plus attractive la prolongation de la vie active ; comment modifier des attitudes bien ancrées ; et comment promouvoir l’employabilité des seniors ? Une conférence de presse se tiendra le mardi 18 octobre à 15h00 au Palais d’Egmont.

Des informations sur le forum et un accès aux résumés des rapports consacrés à chacun des 21 pays Membres de l’OCDE examinés sont disponibles sur le site suivant :


www.oecd.org/forumtravailleursages


Pour des informations complémentaires et pour s’inscrire à la session du 17 octobre du forum à haut niveau ou bien pour assister à la conférence de presse, les journalistes sont invités à contacter la Division des relations avec les médias de l’OCDE (+ 33 1 45 24 97 00). Pour des commentaires sur les thèmes qui seront débattus, les journalistes sont invités à s’adresser à Raymond Torres (+ 33 1 45 24 91 53) ou à Mark Keese (+ 33 1 45 24 87 94). Le texte complet du rapport de synthèse peut être consulté par les journalistes sur le site web protégé.

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