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Contexte
En utilisant les technologies de l'information et de la communication (TIC) efficacement, les entreprises peuvent réaliser des gains de productivité qui renforcent leur compétitivité et contribuent ainsi à une croissance économique durable, une condition pour la réduction de la pauvreté. Les TIC élargissent les possibilités des pays en développement de participer aux marchés internationaux. Internet transforme radicalement les modalités de production, de livraison, de vente et d’achat de biens et services. Il met en relation, par la connectivité numérique, un nombre croissant de personnes et d’entreprises, prêtes à participer à l’économie du savoir et à y contribuer. L’utilisation d’Internet permet aux acteurs relativement défavorisés -- par exemple, aux propriétaires de petites entreprises des pays en développement -- d’entrer dans l’économie mondiale, en leur donnant accès à de l’information, à des communications et à un savoir qui étaient auparavant hors de leur portée. Les nouvelles technologies accélèrent les échanges de biens et services, et l’on constate que la croissance des échanges de biens et services des TIC a été plus forte que celle de l’ensemble des échanges. En outre, les TIC sont à l’origine d’échanges dans d’autres secteurs en améliorant l’accès au marché, en élargissant le
bassin de clientèle et en facilitant les formalités douanières, les transports et la logistique. Mais surtout, les TIC jouent un rôle économique en transformant les processus de production des entreprises. Pour concrétiser ces avantages, il faut assumer des coûts connexes en termes
d’investissement (en capital et en ressources humaines) et de transformation des marchés du travail. L’utilisation des TIC s’accompagne également de mutations structurelles qui s’opèrent dans les processus de production et qui sont souvent entravées par des conflits sociaux résultant d’un dialogue insuffisant. C’est pourquoi les politiques doivent gérer les transformations structurelles associées à ces évolutions. Les coûts de la diffusion des TIC et des mesures visant à assurer l’adaptation des ressources humaines en conséquence devraient faire partie intégrante de toute politique concernant les TIC.
Le Plan d’action adopté à Genève dans le cadre du SMSI appelle toutes les parties prenantes à œuvrer en faveur d’applications des TIC axées sur le développement pour tous. En particulier, le Plan préconise une action pour encourager l’utilisation des TIC par les PME afin de stimuler l’innovation, de réaliser des gains de productivité, de réduire les coûts de transaction et de lutter contre la pauvreté. Il met en évidence plusieurs grands axes de l’action à mener, notamment l’élaboration d’une politique et d’un cadre juridique pour renforcer la participation des PME, ainsi
que la promotion de l’utilisation du cybercommerce et du commerce international dans les pays en développement.
En réponse au Plan d’action de Genève, et pour contribuer à la seconde phase du SMSI, quatre organisations internationales qui travaillent sur la question des TIC et du développement économique et social se sont associées pour organiser cette réunion thématique, qui examinera la relation entre les TIC et le développement, et vise à définir des politiques et pratiques devant faire en sorte que l’adoption des TIC débouche sur une croissance économique équitable.
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