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14/05/2001 - Le Comité d'aide au développement (CAD) de l'OCDE a officiellement adopté une Recommandation sur le déliement de l'aide aux pays les moins avancés (1). Celle-ci avait été approuvée ad referendum à la réunion à haut niveau du CAD (tenue les 25 et 26 avril 2001) afin que les Membres puissent recueillir l'aval de leurs autorités politiques. Pour le texte de cette Recommandation cliquer ici.
Cette Recommandation constitue un signe concret de la volonté des donneurs de réformer leurs pratiques en matière d'aide afin de renforcer l'impact et l'efficacité de cette dernière. Elle vient à un moment particulièrement opportun, puisque s'ouvre aujourd'hui à Bruxelles la troisième Conférence des Nations unies sur les pays les moins avancés.
Aux termes de la Recommandation, tout un éventail d'activités (telles que projets d'équipement, aide sectorielle, soutien des importations) financées par des prêts et des dons d'aide seront désormais ouvertes à la concurrence internationale et non plus réservées à des fournisseurs du pays donneur. L'aide bilatérale destinée aux pays les moins avancés atteint environ 8 milliards de $ (quelque 17 % de l'aide bilatérale totale). Sur ce total, environ 5 milliards de $ prendront désormais la forme d'une aide non liée, du fait de la Recommendation. Les Membres du CAD qui consentent déjà une aide non liée dans des domaines qui ne sont pas couverts par la Recommandation sont invités à continuer d'agir de la sorte, et tous sont appelés à étudier la possibilité de recourir à l'aide non liée dans d'autres domaines que ceux couverts par la Recommandation et dans d'autres pays en développement.
La Recommandation contribuera de diverses manières à améliorer l'efficacité de l'aide. Elle permettra une meilleure rentabilisation de l'argent dépensé (pour les contribuables des pays donneurs et pour les pays partenaires). D'après les estimations, les achats financés par l'aide liée coûtent, en moyenne, entre 20 et 25 % de plus que si les mêmes biens et services donnaient lieu à des appels à la concurrence internationale. Grâce à la Recommandation, les pays bénéficiaires auront en outre une plus grande maîtrise de leur processus de développement et leurs capacités en matière de passation des marchés publics y gagneront en efficacité et en rationalité. La Recommandation intègre par ailleurs des dispositions visant à promouvoir un partage équilibré de l'effort entre les donneurs et à permettre une évaluation des progrès réalisés dans ce sens.
La Recommandation ouvre à la concurrence internationale des marchés importants, auparavant réservés, dans les pays en développement comme dans les pays développés, et fixe des règles du jeu équitables prévoyant que toute offre d'aide relevant de son champ d'application devra être rendue publique.
Si la Recommandation est centrée sur les pays les moins avancés -- qui sont aussi les plus pauvres du monde -- c'est parce que ce sont eux qui sont le plus tributaires de l'aide pour leur croissance et pour la réalisation des objectifs de développement. Le déliement de l'aide à ces pays s'inscrit dans le cadre des efforts plus larges déployés par les Membres du CAD pour aider ces pays à atteindre les objectifs internationaux de développement (notamment celui prévoyant une réduction de moitié, pour 2015, de la proportion de personnes vivant dans l'extrême pauvreté).
Pour toute information complémentaire, veuillez contacter Helen Fisher, Division des relations avec les médias de l'OCDE (tél. 33 1 45 24 80 97).
--------------------------------- (1) Les membres du Comité d'Aide au développement sont : l'Allemagne, l'Australie, l'Autriche, la Belgique, le Canada, le Danemark, l'Espagne, les États-Unis, la Finlande, la France, la Grèce, l'Irlande, l'Italie, le Japon, le Luxembourg, la Norvège, la Nouvelle-Zélande, les Pays-Bas, le Portugal, le Royaume-Uni, la Suède, la Suisse, et la Commission des Communautés européennes.
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