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Le système commercial multilatéral, né d’étapes successives de libéralisation des échanges, a entrainé la mise en place de mécanismes visant à protéger les intérêts des économies membres. Le résultat a été la croissance des économies qui ont participé à ce processus, conscientes de l’importance de l’ouverture, qui se sont dotées d’un cadre approprié de politique commerciale comprenant des mesures nationales allant dans ce sens et complémentaires.
Il s’ensuit que pour les pays en développement, l’objectif de l’intégration dans l’économie mondiale doit faire partie intégrante de leur stratégie nationale de développement.
Le commerce permet à un pays de se centrer sur les domaines dans lesquels il jouit d’un avantage comparatif, et de récolter ainsi les bienfaits de la division mondiale du travail et d’économies d’échelle. Le commerce élargit les perspectives de débouchés des biens et des services produits dans une économie, tout en donnant à celle-ci accès aux biens, aux services et aux technologies de pays étrangers.
Dans le cadre du système commercial multilatéral, il n’existe pas de définition bien établie de la notion de "pays en développement". De fait, les économies membres de l’Organisation mondiale du commerce (OMC) peuvent décider elles-mêmes de leur statut de "pays en développement" ou de "pays développé". Pour plus d’informations, se reporter au site web de l’OMC. L’Organisation des Nations Unies désigne une catégorie de pays en développement par l’appellation "pays les moins avancés".
Les pays en développement bénéficient d’un traitement spécial et différencié (voir 'Traitement spécial et différencié'). La libéralisation des échanges est la plus efficace lorsqu’elle est conçue de façon à éviter au maximum des distorsions économiques et qu’elle s’accompagne d’une réforme appropriée de la politique nationale et de la mise en place des institutions voulues.
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