L’OCDE appelle des mesures actives en faveur de l’emploi et du bien-être social pour accompagner la libéralisation des échanges

26/04/2005 - L’abaissement des obstacles au commerce des biens et des services est nécessaire pour encourager l’innovation et stimuler la croissance économique mais, pour accompagner la libéralisation des échanges, les pouvoirs publics doivent prendre des mesures actives en faveur de l’emploi et du bien-être social. Telle est la conclusion d’une nouvelle analyse de l’OCDE.

Les études qui seront présentées à la réunion ministérielle annuelle de l’OCDE à Paris, les 3-4 mai 2005, soulignent l’importance des services  pour la création future d’emplois et le renforcement de la prospérité, tant dans les pays développés que dans les pays en développement. Le Premier Ministre Suédois Göran Persson, qui présidera la réunion, et le Secrétaire général de l’OCDE, Donald J. Johnston, ont présenté dans leurs grandes lignes les principaux thèmes de la réunion lors d’une conférence de presse qui aura lieu à Stockholm le mercredi 27 avril 2005.

Les études de l’OCDE ont pour but de contribuer aux négociations en cours en vue d’un nouvel accord multilatéral sur les échanges de services. Le commerce et le développement seront aussi au centre des débats qui se dérouleront au Forum de l’OCDE, à Paris, les 2-3 mai (voir www.oecd.org/forum2005).

Selon l’OCDE, la levée des obstacles sur le commerce des services, en particulier, est essentielle pour mener à bien l’ajustement à la mondialisation. Dans de nombreux pays, les restrictions sur l’utilisation des services dans le secteur manufacturier – empêchant les entreprises, par exemple, d’accéder aux services financiers ou d’ingénierie les meilleurs – imposent des coûts additionnels qui compensent les distortions liées aux barrières protectionnistes sur le commerce des biens manufacturiers.

Cependant, les échanges ne feront pas tout. L’analyse montre que, pour tirer pleinement avantage de l’expansion commerciale, les pays ont besoin aussi de marchés du travail flexibles, de systèmes de protection sociale qui stimulent l’initiative personnelle au lieu de l’étouffer, de systèmes de réglementation qui soient efficaces sans être trop pesants, et de mesures économiques qui favorisent la stabilité et la croissance tout en permettant le transfert du travail et du capital des secteurs en déclin vers ceux qui se développent. (présentation power point)

C’est là qu’interviennent les mesures actives en faveur de l’emploi et du bien-être social. La mondialisation peut faire des perdants comme des gagnants et la recherche de l’efficacité doit rester guidée par des considérations relatives à l’équité. Il faut pour cela des mesures actives du marché du travail – aide à la recherche d’emploi ou formation, par exemple – qui répondent aux besoins effectifs des populations intéressées.

On peut trouver les nouvelles études de l’OCDE et des renseignements complémentaires au sujet de la prochaine réunion ministérielle de l’OCDE à l’adresse : www.oecd.org/mcm2005.

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