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Genèse du projet: La recommandation visant la coordination des efforts internationaux dans la discipline nouvelle que constitue la neuroinformatique apparaît pour la première fois dans le rapport sur la bioinformatique établi sous l’égide du Forum Megascience de l’OCDE en 1998. A l’issue de nombreux débats au sein du Groupe de travail sur la neuroinformatique du Forum mondial de la science, présidé par M. Stephen Koslow, une proposition visant la création d’une structure de coordination internationale en neuroinformatique (l’International Neuroinformatic Coordinating Facility – INCF) et le lancement d’un programme de financement de la recherche internationale en neuroinformatique (Programme in International Neuroinformatics - PIN), a été présentée en 2002. Ce projet a été approuvé par les Ministres de la science des pays de l’OCDE à leur réunion de janvier 2004. Seize pays (l’Allemagne, l’Australie, le Canada, la Chine, le Danemark, les Etats-Unis, la Finlande, la France, l’Inde, l’Italie, le Japon, la Norvège, les Pays-Bas, la République tchèque, le Royaume-Uni, la Suède et la Suisse), ainsi que la Commission européenne, ont établi les documents de travail qui forment l’assise juridique de l’INCF et du PIN (voir ci-dessous).
Pourquoi la neuroinformatique? L’intégration des neurosciences et de l’informatique joue un rôle clé dans la compréhension du système nerveux. Les neurosciences, qui étudient le système nerveux, apportent une réponse au fantastique défi que constitue l’étude du fonctionnement du cerveau à l’aide des technologies les plus perfectionnées, allant de l’étude du génome aux études comportementales par imagerie cérébrale chez l’homme et d’autres espèces, dans différents états fonctionnels et à tous les niveaux d’analyse applicables. Ce travail a permis d’obtenir une masse de données toujours plus nombreuses et plus complexes. Ces données sont hétérogènes et produites à différents niveaux d’étude et selon différentes modalités d’analyse. Pour répondre au défi de l’intégration, et afin d’optimiser et de rationaliser l’utilisation de ces données, il est aujourd’hui indispensable de mettre en place et de développer un certain nombre de ressources partagées : (i) des données et bases de connaissances en neuroscience ; (ii) des outils d’analyse et de modélisation ; et (iii) des modèles computationnels. C’est grâce à la fusion des neurosciences et de l’informatique, c’est-à-dire à la neuroinformatique, que nous pourront relever ce défi.
Le processus d'établissement: Les conditions fixées pour la création de l’INCF ont été réunies en juillet 2005 où sept pays (l’Allemagne, les Etats-Unis, la Finlande, la Norvège, la République tchèque, la Suède et la Suisse) ont signé un mémorandum d’accord (Understanding) et pris des engagements financiers. Un appel d’offres a été lancé pour choisir le lieu d’implantation du Secrétariat de l’INCF (voir « Request for Proposal » ci-dessous). Deux propositions ont été reçues, et conformément aux instructions du Comité de direction, l’OCDE a réuni un panel d’experts le 3 novembre pour examiner et classer par ordre de préférence les propositions. Le panel a placé en tête la proposition de la Suède qui a été approuvée par le Comité de direction de l’INCF réuni au Siège de l’OCDE le 28 novembre. L’INCF est donc accueilli par l’Institut Karolinska à Stockholm.
Visitez le site de l'INCF au http://incf.org
Références (en anglais):
Understanding (Memorandum d’accord) : document officiel signé par tous les participants à l’INCF définissant les conditions d’adhésion à l’INCF.
Business plan (Plan d’activité) : document décrivant la mission et les procédures de l’INCF.
Request for Proposal : orientations relatives aux offres d’accueil du Secrétariat de l’INCF.
PIN : document cadre concernant le futur Programme de neuroinformatique internationale.
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