Etude Economique du Luxembourg 2006 : Améliorer les résultats scolaires et les niveaux de formation pour optimiser les chances des travailleurs

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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 4 de l'Etude Economique du Luxembourg 2006, publiée le 5 juillet 2006.

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L’enseignement préscolaire joue un rôle essentiel dans la promotion de l’unité sociale. L’objectif est de faire en sorte non seulement que les enfants apprennent à vivre en collectivité, comme dans les autres pays, mais aussi que ceux qui ne parlent pas le luxembourgeois à la maison apprennent cette langue. Ainsi qu’on l’a noté plus haut, cette compétence linguistique permet de préparer les enfants qui ne parlent ni le luxembourgeois ni l’allemand à la maison  à acquérir des connaissances de base en allemand pendant l’enseignement primaire. D’après les autorités, les enfants issus de l’immigration sont capables de parler le luxembourgeois lorsqu’ils commencent l’enseignement primaire. Des travaux sont actuellement menés dans le but d’élargir les notions langagières de base que les enfants doivent apprendre au cours de ces années.

La scolarisation est obligatoire à partir de quatre ans, mais les enfants de trois ans peuvent être scolarisés depuis 1998, l’objectif étant de donner aux enfants d’origine étrangère davantage de temps pour apprendre le luxembourgeois. Environ 85 % des communes offrent aujourd’hui une formation préscolaire pour les enfants de trois ans et elles devront toutes le faire d’ici à 2009. Environ 75 % des enfants de trois ans sont ainsi scolarisés.

Un soutien est par ailleurs fourni sous forme de cours intégrés, dans plusieurs établissements préscolaires, aux enfants d’origine portugaise afin de les aider à maîtriser leur langue maternelle car cela renforce le développement de leurs capacités cognitives et communicatives et facilite ainsi l’apprentissage d’autres langues. Les intervenants lusophones qui donnent ces cours intégrés expliquent aussi à leurs élèves, en portugais, la teneur des cours qu’ils suivront en classe (en luxembourgeois). Les autorités estiment que ces cours intégrés ont eu une influence positive. Étant donné qu’environ la moitié des élèves d’origine étrangère sont de langue portugaise  et que le niveau d’études de leurs parents est moins élevé que celui de la plupart des autres groupes d’immigrés, il est justifié de mettre l’accent sur ces cours en portugais.

Depuis 1991, des cours permettent aux élèves qui ont des difficultés à apprendre l’allemand d’étudier certains aspects du programme officiel d’enseignement primaire en portugais ou en italien. Ces cours, qui ont lieu à des heures de classe normales, comprennent de la première à la quatrième année primaire un programme d’éveil aux sciences et, en cinquième et sixième primaire, des cours de sciences naturelles, d’histoire et de géographie. Rares sont les enfants de nationalité italienne qui suivent ces cours, qui sont en revanche de plus en plus appréciés par les élèves portugais (Berg et Weis, 2005, p. 75). Afin d’aider davantage encore les enfants issus de familles de langue romane pendant la deuxième et la troisième année primaire, certains manuels de mathématiques ont été traduits en français et des fiches d’activité pour les cours d’éveil aux sciences ont été éditées en version bilingue (français-allemand) (ibid, p. 102). En outre, des cours supplémentaires en allemand sont offerts au niveau de l’enseignement primaire pour améliorer les compétences des enfants d’immigrés en allemand.

L’intégration des enfants d’origine étrangère qui n’ont pas commencé leur éducation dans le système luxembourgeois soulève des problèmes particuliers, notamment s’ils n’ont pas acquis de connaissances de base dans un pays francophone ou germanophone. Ces élèves (de même que les élèves de l’enseignement secondaire nouvellement arrivés) bénéficient de classes spéciales, offrant un enseignement intensif de l’allemand et/ou du français afin de leur permettre de suivre dès que possible le programme d’enseignement normal. Ces classes bénéficient d’un taux d’encadrement plus élevé afin de faciliter des progrès plus rapides.

Des efforts plus intensifs ont également été faits ces dernières années pour informer les parents immigrés sur l’éducation de leurs enfants (il en va de même dans l’enseignement secondaire) et pour les encourager à s’y intéresser (ibid, p. 101). À cette fin, des réunions sont organisées pour informer les parents et favoriser des échanges de vues, et des bulletins d’information sont établis dans diverses langues. Des médiateurs interculturels facilitent la communication entre les enseignants et les parents d’élèves.

Grâce à une réforme récente concernant l’enseignement professionnel, les élèves ont la possibilité de faire leurs études en français ou en allemand sans être obligés de maîtriser l’autre langue. L’offre de cours en français a été élargie, d’abord dans le cycle inférieur de l’enseignement secondaire mais, plus récemment, dans les cycles moyen et supérieur de l’enseignement secondaire technique (régime technique et régime de technicien). Les autorités considèrent que cette réforme a eu des effets positifs. Des manuels ont également été établis en version bilingue (allemand-français) pour certaines matières au niveau supérieur technique et en français, dans certains cas, pour le niveau inférieur de la formation professionnelle.

Performance moyenne des élèves en mathématiques, compréhension de l’écrit, sciences et résolution de problèmes

Source : OCDE, PISA 2003.

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La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.

Pour consulter l'édition complète de l'Etude Economique du Luxembourg 2006:

 

Informations complémentaires                                                                                     

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Luxembourg du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Carey, Ekkehard Ernst et Stefaan Ide sous la direction de Patrick Lenain.

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