Etude Economique du Luxembourg 2006 : Se prémunir contre une croissance économique plus faible dans le long terme

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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 1 de l'Etude Economique du Luxembourg 2006, publiée le 5 juillet 2006.

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Après trois années de croissance économique relativement faible, le rythme de l’activité s’est raffermi pour atteindre 4.3 % en 2004 et un taux estimé à 4 % en 2005. Quoique inférieure aux niveaux observés à la fin des années 90, la croissance reste largement supérieure à la moyenne de la zone euro. La demande externe de services financiers s’est raffermie avec le rétablissement des marchés boursiers mondiaux depuis 2003, alimentant une forte hausse de la contribution du solde extérieur à la croissance. Les actifs nets des organismes de placement collectif ont augmenté de 60 % sur la période de deux ans s’achevant en décembre 2005, cette progression étant attribuable pour près de 40 % à l’expansion des marchés financiers. Les commissions bancaires ont augmenté de 26 % au cours de cette période, mais la croissance du produit net bancaire a été plus limitée (9 %), à cause d’une progression plus faible des autres sources de revenu, notamment les marges d’intérêt. La directive européenne sur l’épargne, qui a institué en juillet 2005 une retenue à la source sur les revenus d’intérêts perçus au Luxembourg par des résidents d’autres États membres de l’UE, ne semble pas avoir pesé sur les recettes du secteur financier, même si elle a encouragé un redéploiement des portefeuilles au profit des fonds de placement en actions.

A la faveur de cette reprise, la croissance de l’emploi intérieur est remontée à 3.6 % sur la période de 12 mois s’achevant en mars 2006. Ces gains sont presque exclusivement attribuables aux embauches dans le secteur financier et dans des activités connexes telles que les services aux entreprises et l’immobilier. L’emploi industriel continue de décroître. Les entrées de travailleurs frontaliers demeurent élevées et représentent près de 70 % des nouvelles créations d’emplois, de sorte que la part de cette catégorie de travailleurs dans l’emploi total avoisine 38 %. Bien que le taux de chômage reste bas au regard des régions et pays voisins, le nombre de demandeurs d’emploi ne cesse de croître depuis la récession de 2001. Cette hausse tient pour partie à des mesures administratives, des personnes atteintes d’une incapacité partielle ou totale ayant été reclassées dans la population active. Néanmoins, même si l’on fait abstraction de ces effets, l’aggravation du chômage a été très sensible et reflète, comme on le verra au chapitre 3, les inadéquations tenant aux qualifications et le niveau élevé des salaires de réservation.

Croissance tendancielle du PIB réel au Luxembourg et dans les pays voisins

1. La croissance tendancielle du PIB réel a été déterminée au moyen d’un filtre de Hodrick-Prescott avec un paramètre d’ajustement de 100 pour les séries annuelles de PIB prolongées au-delà de 2005 sur la base des prévisions pour 2006-2012 du n°79 des Perspectives économiques.
2. Moyenne (non pondérée) de l’Allemagne, de la France, des Pays-Bas et de la Belgique.
Source : OCDE, Perspectives économiques No. 79.

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La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.

Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique du Luxembourg 2006:

 

Informations complémentaires                                                                                     

Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Luxembourg du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par David Carey, Ekkehard Ernst et Stefaan Ide sous la direction de Patrick Lenain.

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