Une étude montre que de nombreux adolescents des pays de l'OCDE manquent de bases en sciences de l’environnement

31/03/2009 – Si les adolescents des pays membres sont généralement bien conscients des problèmes liés à l’environnement, ils en connaissent souvent mal les causes, d’où la question de savoir dans quelle mesure nos sociétés seront à même d’affronter ces défis à l’avenir, selon une nouvelle publication de l’OCDE.

 

D’après les données présentées dans Green at Fifteen?, le dernier rapport de l’OCDE sur les conclusions de son étude PISA, plus de 90 % d’un vaste échantillon d’élèves de 15 ans sont par exemple au courant des problèmes de pollution atmosphérique, de déchets nucléaires et de pénurie d’eau.

 

Cependant, près de la moitié d’entre eux ont été incapables de désigner une seule cause des pluies acides, comme par exemple les émissions industrielles ou automobiles. C’est en Finlande, où trois jeunes sur quatre ont donné une réponse, que l’on enregistre les meilleurs résultats. En Turquie à l’inverse, seul un élève sur quatre a su répondre.

 

Dans l’ensemble, les tests PISA montrent que les adolescents sont tout à fait conscients des problèmes d’environnement, qu’ils ont le sens des responsabilités et sont également optimistes. Toutefois, les résultats font aussi apparaître des écarts de niveaux en sciences de l’environnement d’un pays à l’autre, ainsi qu’un manque de réalisme de la part des élèves obtenant des résultats médiocres dans ce domaine, en ce qui concerne les efforts et le temps nécessaires pour résoudre ces problèmes.

 

Les spécialistes de l’OCDE rappellent que si ces jeunes, en tant que futurs électeurs et contribuables, demeurent sceptiques sur l’ampleur des défis à relever, ils ne seront probablement pas prêts à supporter le coût d’investissements prospectifs dans ces secteurs.

 

Le Secrétaire général de l’OCDE, M. Angel Gurría, a souligné que « Les jeunes de 15 ans d’aujourd’hui, seront les scientifiques, les politiciens, les consommateurs, les inventeurs et les électeurs de demain. Leurs actions et attitudes détermineront notre réussite ou notre échec à surmonter des risques sans précédent pour l’environnement à l’échelle mondiale. Cette enquête montre que dans de nombreux pays et groupes sociaux, la sensibilisation à ces problèmes est élevée mais qu’il faut améliorer les connaissances et la compréhension. Sans cela, l’ignorance risque de mener au laisser-aller et à l’inaction. »
 
En moyenne, près de 20 % des élèves des pays de l’OCDE ont été capables de répondre aux questions les plus ardues en matière de sciences de l’environnement, comme par exemple trouver d’autres explications à l’augmentation des émissions de CO2 et au réchauffement de la planète. Dans quatre pays membres, le Canada, la Corée, la Finlande et le Japon, plus de 25 % des élèves ont répondu correctement à cette question.

 

À l’autre extrémité, 16 % en moyenne des élèves n’ont pas pu répondre aux questions les plus basiques concernant l’environnement, telles que la façon dont l’eau gelée peut contribuer à l’érosion des sols. En Finlande, le pays qui arrive en tête, cette proportion n’est que de 6 %, mais elle dépasse 20 % en Italie et en Grèce, et 30 % au Mexique et en Turquie.

 

Les élèves ayant obtenu les meilleurs résultats ont indiqué qu’ils avaient fait des recherches dans les médias et sur Internet pour trouver des informations sur les problèmes liés à l’environnement, mais pour la plupart des élèves, l’enseignement en classe a été la principale source d’information. Si les élèves ayant une bonne connaissance des sciences de l’environnement s’estimaient mieux informés que leurs camarades sur les questions environnementales complexes, ils se sont aussi montrés moins enclins qu’eux à croire que les choses allaient s’améliorer à l’avenir.

 

Les journalistes peuvent obtenir un exemplaire de Green at Fifteen? à l’adresse : news.contact@oecd.org ou sur le site protégé par mot de passe.


Pour obtenir de plus amples détails et nous faire part de vos observations, merci de prendre contact avec Andreas Schleicher, andreas.schleicher@oecd.org, tél. : +33 1 45 24 9366, ou Pablo Zoido, pablo.zoido@oecd.org, tél. : +33 1 45 24 9607.

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