Avenir de l'élevage en Afrique de l’Ouest

Le CSAO a élaboré en collaboration avec ses partenaires (CILSS, CEDEAO, ROPPA, UEMOA) une série des notes aux décideurs sur l’avenir de l’élevage au Sahel et en Afrique de l’Ouest.

L’initiative « Potentialités et Défis de l’Elevage en Afrique de l’Ouest » du CSAO se veut être une contribution aux deux premiers objectifs de la Politique agricole commune de la CEDEAO visant notamment la souveraineté alimentaire et la réduction de la pauvreté.

Six notes destinées aux décideurs politiques sont actuellement disponibles :

>> voir aussi l'étude intégrale (version provisoire non-éditée)

   

Valoriser les complémentarités régionales en matière d’élevage : Un levier pour mieux répondre à la demande croissance de produits animaux au Sahel et en Afrique de l’Ouest

Avec une croissance annuelle estimée à 4 %, la demande de produits d’origine animale au Sahel et en Afrique de l’Ouest devrait augmenter de plus de 250 % d’ici 2025. Le rôle des importations dans l’approvisionnement varie également selon les zones. Peut-on satisfaire la demande régionale à des prix convenables à travers une augmentation des productions locales ? Si c’est le cas, pourquoi la demande potentielle n’est-elle pas encore satisfaite au niveau régional ? Les politiques actuelles en matière d’élevage sont-elles conformes à l’objectif de sécurité alimentaire et correspondent-elles au potentiel de production ?

> télécharger la note aux décideurs nº1 (1,4 Mb)

Mettre en œuvre des politiques commerciales renforçant le marché régional de produits animaux

Pour garantir la pérennité et le développement des filières, il est essentiel de maîtriser les conditions d’importation des produits concurrents, incluant les sous-produits, et d’harmoniser les politiques commerciales aux frontières. L’Afrique de l’Ouest doit définir des politiques agricoles et commerciales qui lui permettent de mieux s’insérer dans le marché mondial, tout en valorisant son potentiel de production. La compétitivité de l’élevage est indéniable, mais cette filière reste peu structurée et ses coûts de transaction restent élevés (transfert du bétail vif sur de très longues distances, nombreuses tracasseries administratives).

> télécharger la note aux décideurs nº2 (1,4 Mb)

Promouvoir et accompagner la transformation du pastoralisme transhumant dans les pays du Sahel et de l’Afrique de l’Ouest

Au Sahel et en Afrique de l’Ouest, le pastoralisme transhumant occupe une place importante dans le secteur de l’élevage. Dans les pays sahéliens, il représente de 70 à 90 % de l’élevage bovin, et de 30 à 40 % de l’élevage des moutons et chèvres. Malgré son importance, le pastoralisme transhumant reste confronté à de graves contraintes qui menacent sa base productive. La réduction drastique des zones de pâturage due à l’extension des surfaces cultivées, l’occupation agricole des espaces pastoraux stratégiques et « l’oubli » de l’élevage dans les grands aménagements hydro-agricoles (fleuves Sénégal et Niger) nuisent à l’accès du bétail aux ressources au Sahel.

> télécharger la note aux décideurs nº3 (1,7 Mb)

Renforcer le rôle des acteurs et des professionnels de l’élevage : une nécessité pour dynamiser le commerce régional

Avec la réduction, voire le démantèlement, des postes de contrôle le long des axes d’échange et la suppression des taxes de douane sur le bétail destiné à l’exportation à l’intérieur de l’UEMOA, les professionnels reconnaissent que des avancées significatives ont été accomplies dans le domaine de la libre circulation des personnes et des biens. Cependant, plusieurs acteurs soulignent la persistance des « tracasseries » donnant lieu à une taxation illégale sur les routes internationales. La fluidité du commerce en souffre et, pour le consommateur final, le prix des denrées d’origine animale est plus élevé qu’il ne devrait être. En quoi les acteurs peuvent-ils contribuer à la dynamisation des filières animales au Sahel et en Afrique de l’Ouest ? Quelles mesures adopter pour renforcer les capacités des acteurs ?

> télécharger la note aux décideurs nº4 (1,5 Mb)

Les sciences et technologies : une réponse aux défis futurs de l’élevage

Alors que le renforcement des capacités et le développement des ressources humaines en matière de recherche sont essentiels à l’avenir de l’élevage, les politiques de recherche font l’objet d’un faible engagement. Les faibles ressources allouées à la recherche scientifique limitent le développement de technologies répondant aux besoins spécifiques de la diversité des systèmes d’élevage et de la population des éleveurs. Quelles politiques faut-il adopter pour renforcer la contribution des sciences et des technologies dans la promotion des filières animales au Sahel et en Afrique de l'Ouest ?

> télécharger la note aux décideurs nº5 (1,4 Mb)

Transformation agro-alimentaire des produits animaux : Un impératif pour le renforcement du commerce intra et extra régional

Une des évolutions des systèmes alimentaires africains souvent négligés est le changement des habitudes de consommation des citadins ouest-africains tourné de plus en plus vers des produits transformés. La note aux décideurs n.6, réalisée dans le cadre de l’initiative « Potentialités et Défis de l’Elevage en Afrique de l’Ouest », se concentre sur l’analyse de ce phénomène et son impact sur le commerce intra et extra-régional. Il existe un décalage entre les modes de consommation alimentaire et les systèmes de commercialisation des produits animaux qu’il faut nécessairement combler.

> télécharger la note aux décideurs nº6 (0,7 Mb)

Pour plus d’information, veuillez contacter : M. Jean Sibiri Zoundi, Chef d’Unité, Transformation du Monde rural & Développement durable

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SÉCURITÉ ALIMENTAIRE

Réseau de Prévention des Crises Alimentaires

Créé lors la désastreuse sécheresse au Sahel en 1984, le Réseau de Prévention de Crises Alimentaires au Sahel (RPCA) est conçu comme un forum de discussion, un espace de concertation sur les actions à mener en rapport avec la situation alimentaire de la région.