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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 1 de l'Etude économique du Canada, publiée le 11 juin 2008.
Ces dernières années, l’économie a été remarquablement vigoureuse
L’économie canadienne a affiché une performance remarquable depuis une décennie et demie. La croissance du PIB réel a été robuste, les gains d’emploi spectaculaires, le taux de chômage est tombé à son niveau le plus bas sur une génération, et les effets positifs sur les termes de l’échange se sont conjugués avec la croissance réelle de la production par habitant pour stimuler le niveau de vie des Canadiens. De plus, la hausse des prix des produits de base a entraîné une appréciation rapide du dollar canadien, qui est pratiquement revenu à parité avec le dollar des États Unis, contribuant ainsi à discipliner la fixation des salaires et des prix et à atteindre l’objectif d’inflation officielle. La hausse intérieure des prix a également été bridée par l’expansion des capacités de production, à la faveur d’une hausse du niveau d’activité des femmes et des travailleurs âgés, qui a plus que compensé la croissance relativement faible de la productivité. Cependant, la cherté des produits de base et l’appréciation consécutive de la monnaie ont imposé des ajustements économiques rapides sous la forme de redéploiements sectoriels et régionaux de main d’œuvre. La plupart des signes dénotent un ajustement ordonné – même les régions pauvres en ressources naturelles ont enregistré des gains d’emploi, malgré des pertes considérables dans le secteur manufacturier.
Mais elle a faibli vers la fin de 2007
Tout récemment, l’appréciation de la monnaie, s’ajoutant à la tourmente mondiale sur les marchés du crédit et à l’affaiblissement consécutif de la demande étrangère, a provoqué une forte contraction des exportations nettes du Canada, aussi la croissance s’est elle enlisée. À terme, le ralentissement économique aux États Unis devrait continuer de peser sur la croissance du PIB canadien par le double canal du commerce et du crédit, mais l’économie devrait rebondir quelque peu en 2009. Les risques penchent dans le sens d’une dégradation, et découlent principalement des fortes incertitudes entourant la trajectoire future de l’économie des États Unis et de sa monnaie ainsi que l’ampleur de la correction qui se produira sur les marchés financiers de ce pays. En tout état de cause, il est probable que le sous emploi des ressources s’accentuera, atténuant les tensions résiduelles sur les prix et maintenant l’inflation bien au dessous des taux observés à l’étranger. La Banque du Canada disposera alors de marges de manœuvre pour abaisser encore les taux d’intérêt et permettre ainsi à la production de retrouver son niveau potentiel le plus tôt possible.
Le principal défi : continuer de s’ajuster en douceur aux chocs mondiaux, tout en amplifiant les gains de productivité et en freinant les émissions de GES
Les décideurs publics sont aux prises avec une série sans précédent de chocs et de risques mondiaux. Les prix du pétrole, des produits alimentaires et d’autres produits de base ont augmenté presque sans interruption ces cinq dernières années – du fait surtout du gonflement de la demande mondiale, et non de perturbations temporaires de l’offre comme dans le passé. Pays exportateur de produits de base, le Canada peut s’accommoder aisément d’une tension quasi permanente sur le prix du pétrole, mais il doit aussi s’ajuster aux inconvénients correspondants d’un dollar canadien fort et d’une économie américaine affaiblie. Par ailleurs, le vieillissement démographique s’est amorcé, ce qui signifie que l’emploi – jusqu’ici l’un des piliers de la croissance – accusera un ralentissement tandis que les tensions sur les dépenses publiques liées à l’âge se renforceront. Parallèlement, les risques de changement climatique se sont accentués ; le secteur canadien des sables bitumineux, émetteur de GES en expansion rapide, est confronté, comme c’est le cas d’autres investisseurs, aux coûts incertains des mesures prévues de lutte contre la pollution. Trois enjeux structurels cruciaux se dessinent, qui correspondent grosso modo aux horizons de politique économique à court, moyen et long terme :
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Le changement structurel provoqué en partie par la forte variation des termes de l’échange pourrait revêtir une ampleur sans précédent dans l’histoire moderne du Canada. Il faut continuer de le gérer d’une façon durable, notamment pour éviter que des secteurs exposés comme les industries manufacturières et la sylviculture ne subissent un effet d’éviction excessif de la part de secteurs produisant d’autres ressources naturelles et du secteur public, qui profitent de la hausse providentielle des cours du pétrole et des autres produits de base.
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Tandis que l’augmentation du niveau d’activité, en particulier chez les groupes marginaux, l’allongement des carrières professionnelles et l’immigration peuvent encore contribuer à stimuler l’offre de travail, la montée imminente du taux de dépendance des personnes âgées signifie que la progression continue du niveau de vie et la viabilité des finances publiques dépendront de plus en plus d’une accélération des gains de productivité.
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Le changement climatique et l’engagement du Canada de s’associer à l’action mondiale pour le combattre exigent l’adoption d’un modèle de développement durable, autrement dit de profils de consommation et de production à intensité énergétique beaucoup plus faible, notamment dans le secteur de l’énergie lui même.
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Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Canada, Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Alexandra Bibbee, Yvan Guillemette, Shuji Kobayakawa and Annabelle Mourougane sous la direction de Peter Jarrett. La recherche statistique a été effectuée par Françoise Correia.
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