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Retransmission vidéo de la conférence de presse, mardi 31 mars 2009, 11h
30/03/2009 - L’activité économique devrait se contracter de 4.3 pour cent en moyenne dans la zone OCDE en 2009, tandis que d’ici fin 2010, le chômage atteindra des taux à deux chiffres dans de nombreux pays pour la première fois depuis le début des années 90, selon le rapport intermédiaire de l’OCDE sur les Perspectives économiques.
Au cœur de la récession la plus profonde et la plus étendue depuis plus de 50 ans, le commerce international devrait reculer de plus de 13 pour cent en 2009 et l’activité économique mondiale se contracter de 2.7 pour cent. Les grandes économies émergentes verront, elles aussi, leur croissance ralentir brutalement.
La récession mondiale empirera cette année avant qu’une reprise induite par les mesures publiques ne s’affirme peu à peu en 2010, estime le rapport.
Aux États-Unis, l’activité se contractera fortement à court terme, mais le pays pourrait commencer à sortir de la récession au début de 2010, en supposant que les vastes programmes de relance se montrent efficaces et que les marchés des capitaux et du logement deviennent plus stables. Le produit intérieur brut (PIB) devrait baisser de 4.0 pour cent en 2009, puis rester inchangé l’an prochain.
Au Japon, la production économique devrait reculer de 6.6 pour cent cette année, étant donné que la contraction des marchés d’exportation annulera l’effet des mesures destinées à encourager la dépense intérieure. La déflation réapparaîtra, car les excédents de capacités entraveront la baisse sur les prix. La production ne devrait diminuer que de 0.5 pour cent en 2010, la demande interne se redressant au second semestre de l’année.
L’atonie des marchés d’exportation, le recul de l’investissement et la crise persistante du crédit frapperont durement l’activité dans la zone euro au cours des six prochains mois. La reprise ne commencera à s’affermir que vers le milieu de 2010. Le PIB devrait baisser de 4.1 pour cent en 2009 et de 0.3 pour cent l’an prochain.
Dans les grandes économies émergentes, l’activité ralentit en raison de l’assèchement du crédit international, de la baisse des prix des produits de base et du repli de la demande d’exportations. Le PIB du Brésil devrait se réduire de 0.3 pour cent en 2009, tandis que celui de la Russie baissera de 5.6 pour cent. Cette année, la croissance retombera à 4.3 pour cent en Inde et à 6.3 pour cent en Chine.
Le Rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques ajoute que les risques d’un scénario encore plus sombre l’emportent sur la perspective d’une reprise plus rapide. Le danger le plus important est celui de voir le tassement de l’économie réelle compromettre davantage la santé des institutions financières, ce qui aggraverait le marasme de l’activité économique.
Le rapport estime que les mesures de relance discrétionnaires prises par les gouvernements en réponse à la crise stimuleront le PIB de 0.5 pour cent en moyenne en 2009 et en 2010. Les États-Unis et l’Australie font exception : leurs actions discrétionnaires devraient accroître le PIB de plus de 1.0 pour cent pour chacune des deux années. Ces estimations sont prises en compte dans les prévisions des Perspectives économiques intermédiaires.
L’efficacité des mesures dépendra aussi du calendrier d’application. Le Rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques recommande que les pays qui disposent de marges de manœuvre pour des actions supplémentaires envisagent d’intensifier la relance en 2010 ; par la suite, la reprise s’affirmant, ils devraient réduire ou même inverser ces mesures afin de consolider les finances publiques dans le long terme.
=> Pour de plus amples informations, consulter www.oecd.org/perspectiveseconomiques.
=> Afin d’obtenir un exemplaire du Rapport intermédiaire sur les Perspectives économiques , les journalistes sont priés de prendre contact avec Sara Sreberny-Mohammadi (tél. : + 331 4524 9700).
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