Revue économique de l'OCDE No. 14, printemps 1990

L'épargne dans les pays de l'OCDE: tendances et comportement

Andrew Dean, Martine Durand, John Fallon et Peter Hoeller

Les taux d'épargne nationaux sont généralement plus bas aujourd'hui que dans les années 60 ou 70. Cet article retrace d'abord les évolutions de l'épargne et de l'investissement observées dans les pays de l'OCDE, aux plans national et international, depuis les années 60. Il présente ensuite une analyse des diverses tendances sectorielles de l'épargne et les met en relation. On constate en effet d'importants phénomènes de compensation entre l'épargne publique et l'épargne privée et, au sein du secteur privé, entre l'épargne des entreprises et celle des ménages, de sorte que l'épargne nationale et Iëpargne privée apparaissent plus stables que leurs composantes respectives. Les auteurs se sont notamment intéressés
aux facteurs qui expliquent l'instabilité de l'épargne des ménages que l'on peut observer dans certains pays depuis quelques années.

Le contenu informatif de l'échelle des taux d'intérêt: aspects théoriques et empiriques

Frank Browne et Paolo Manasse

Cette étude présente une analyse empirique des informations apportées par la structure des taux d'intérêt sur l'évolution future de l'inflation. La relation entre la structure des échéances et l'évolution future du taux d'inflation y est testée pour six grands pays de l'OCDE, sur des données mensuelles. Les tests effectués révèlent que cette structure a effectivement un pouvoir prédictif considérable, notamment si l'on considère les taux les plus courts. En revanche, à une exception près, cette propriété s'estompe ou disparaît complètement lorsqu'on considère les taux associés à des échéances de plus en plus longues. On peut donc penser que l'évolution de la structure des échéances, pour les taux longs, reflète surtout les changements qui interviennent dans la structure des taux d'intérêt réels (ex post).

La promotion des nouvelles activités industrielles: analyses et observations récentes

Gene M. Grossman

En Europe comme en Amérique du Nord, l'opinion publique est de plus en plus favorable à une politique industrielle visant à encourager l'entrée d'entreprises nationales dans de nouveaux secteurs d'activité, principalement ceux qui sont fondés sur la technologie et qui utilisent une forte proportion de personnel qualifié. De récents travaux d'analyse ont tenté d'identifier les caractéristiques des industries modernes et d'apprécier en conséquence les arguments militant en faveur d'une politique de soutien de la part du gouvernement. On passera ici en revue un certain nombre de considérations économiques qui pourraient justifier une politique industrielle active. Ces considérations sont fondées sur l'importance présumée que revêtent, dans l'environnement concurrentiel actuel, les économies d'échelle, l'apprentissage, les externalités résultant de la R-D, l'expérience en matière de production, la formation en cours d'emploi, les interactions au niveau de la demande et les imperfections des marchés de capitaux et de produits imputables aux asymétries de l'information. Dans chaque cas, on évaluera les fondements logiques des arguments en faveur d'une intervention de l'Etat et on analysera les données empiriques s'y rapportant avant de tenter de déterminer la forme que cette intervention publique devrait prendre lorsqu'elle paraît justifiée.

Mesure de la production potentielle dans les sept grands pays de l'OCDE

Raymond Torres et John P. Martin

Depuis une dizaine d'années, les politiques économiques s'inscrivent davantage dans un cadre à moyen terme. De ce point de vue, la production potentielle peut jouer un rôle utile en tant qu'indicateur synthétique de l'offre globale, et c'est du reste ce à quoi elle sert dans les prévisions à moyen terme de l'OCDE. Cet article a un triple objectif: i) expliquer la méthode utilisée par l'OCDE pour calculer la production potentielle, ii) présenter, pour les sept grands pays, des estimations de la production potentielle et du taux d'utilisation des capacités, et iii) faire apparaître certains des effets qu'une accélération de la croissance de la productivité et de la production potentielle pourrait avoir sur la performance macroéconomique.

Modèle de l'investissement résidentiel pour les grands pays de l'OCDE

Thomas Egebo, Pete Richardson et Ian Lienert

L'investissement résidentiel représente un faible pourcentage du PNB dans les grands pays de l'OCDE, mais il varie très fortement selon la conjoncture. On passera en revue dans cet article toute une série d'études empiriques récentes consacrées à ce type d'investissement avant de présenter l'ensemble d'équations estimées pour les sept grands pays de l'OCDE dans le cadre du modèle INTERLINK. Les estimations obtenues en recourant à une méthode uniforme d'ajustement de stock apparaissent raisonnables, malgré de profondes disparités institutionnelles.

Haut de la page

Les chocs récents qui ont affecté les marchés du pétrole et du crédit ont-ils modifié la capacité de production des économies de l’OCDE d’une manière notable ?

L'édition No. 83