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Les évaluations et recommandations suivantes sont extraites du chapitre 3 de l'Etude économique du Canada 2006, publiée le 26 Juin 2006.
Contenu
Un environnement entrepreneurial plus dynamique favoriserait aussi l’innovation
L’innovation sous toutes ses formes – produits, procédés, organisation et commercialisation – est un ingrédient essentiel de la croissance de la productivité, et elle est produite d’autant plus aisément que l’environnement global des entreprises est favorable. Mais certains aspects clés de l’innovation demeurent assez mal compris, de sorte qu’il est difficile d’élaborer des politiques d’innovation optimales. Ainsi une analyse approfondie du processus d’innovation peut se solder par une action nettement plus rentable que le lancement de nouvelles initiatives coûteuses fondées sur des éléments d’analyse relativement superficiels. Une attention particulière pourrait être accordée aux facteurs qui poussent les entreprises à innover, facteurs qui ont été relégués au second plan au profit des intrants d’innovation, principalement la recherche développement (R D). Il faut en outre mettre en place une politique nationale de science et technologie cohérente et intégrée afin d’orienter les décisions dans le domaine de la recherche publique.
Les mesures visant à stimuler la R D des entreprises doivent être réexaminées
La panoplie des crédits d’impôt et des programmes de subventions fédéraux et provinciaux conçus pour encourager les dépenses de R D des entreprises est plus généreuse que dans la plupart des autres pays de l’OCDE. Néanmoins, les dépenses de R D des entreprises en proportion du PIB restent plus faibles que dans beaucoup d’autres pays membres. Le crédit d’impôt à l’investissement pour la recherche scientifique et le développement expérimental (RS DE), l’un des plus généreux de la zone OCDE, est remboursable pour les petites sociétés privées sous contrôle canadien. Le régime préférentiel accordé à ces entreprises renforce les autres mesures qui peuvent dissuader les entreprises de s’agrandir, ce qui est regrettable étant donné que les grandes sociétés sont plus susceptibles d’entreprendre des activités de R D et d’innovation. On pourrait envisager de cibler plus étroitement les crédits d’impôt sur la R D exécutée par les nouvelles entreprises et non par l’ensemble des petites entreprises, et ces aides pourraient être axées sur la R D supplémentaire. Mais ces crédits d’impôt doivent être bien conçus pour susciter l’innovation tout en minimisant les pertes sèches.
Mais les niveaux de qualifications de certains Canadiens sont encore insuffisants pour les besoins d’une économie fondée sur le savoir
Il existe un lien avéré entre le capital humain et la croissance de la productivité, en particulier parce que les ressources humaines facilitent la diffusion des produits de l’innovation dans l’ensemble de l’économie. Bien qu’une proportion élevée de la population du Canada possède des qualifications postsecondaires, la part des titulaires de diplômes universitaires, et surtout de compétences avancées, est plus faible qu’aux États-Unis, par exemple. Les qualifications et compétences effectives – qui dénotent ce que les individus peuvent réellement faire – sont également importantes. Les aptitudes à lire, écrire, compter et résoudre des problèmes sont relativement développées au Canada, mais de nouveaux progrès sont indispensables si l’on veut que le pays se hisse aux premiers rangs mondiaux pour la part de la population d’âge actif atteignant ou dépassant les niveaux jugés nécessaires pour évoluer efficacement dans une économie moderne et dans une société du savoir. Des stratégies plus efficaces s’imposent pour améliorer le degré d’alphabétisation des adultes et les compétences générales. Des mécanismes de cofinancement flexibles peuvent stimuler la formation permanente, mais ils devraient être conçus avec soin pour minimiser les pertes sèches. La formation sur le tas joue un rôle important dans le développement du capital humain mais a lieu le plus souvent dans les grandes entreprises. C’est une raison de plus pour éliminer les obstacles à l’expansion des sociétés.
Participation aux programmes d’éducation et de formation des adultes1
En pourcentage, population âgée de 25 64 ans, 2002

1. Taux de participation ajusté, qui indique la fraction de temps qu’une personne moyenne consacre aux activités de formation durant l’année.
Source: OCDE (2005), Promouvoir la formation des adultes, OCDE, Paris.
Une approche prudente s’impose à l’égard des carences perçues
du financement de l’innovation
Bien que les flux d’investissement en capital risque au Canada soient parmi les plus élevés de la zone OCDE, les taux de rendement des investissements sont médiocres. Cela tient essentiellement au rôle des Sociétés à capital de risque de travailleurs (SCRT), qui ont en principe des objectifs de développement social mais qui fonctionnent aussi comme un abri fiscal pour les épargnants individuels. Leur présence a eu pour effet d’abaisser la qualité moyenne des opérations et d’évincer d’autres fonds de capital risque. Il faudrait supprimer l’avantage fiscal dont bénéficient les SCRT pour permettre au marché du capital risque de jouer plus efficacement son rôle dans le domaine de l’innovation. D’une manière plus générale, il n’apparaît guère que l’accès au financement soit une réelle contrainte pour l’innovation au Canada, et en dépit des affirmations de certains groupes de pression, il n’y a aucune carence manifeste à combler dans ce domaine.
Obtenir cette publication
La Synthèse (en pdf) contient le résumé et les évaluations et recommandations de l'OCDE.
Pour consulter l'édition complète de l'Etude économique du Canada 2006:
Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Canada du Département des affaires économiques de l'OCDE à webmaster@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Deborah Roseveare et Annabelle Mourougane sous la direction de Peter Jarrett.
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