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Le texte suivant est le résumé des évaluations et recommandations de l'OCDE de l'Etude économique de du Danemark, publiée le 19 février 2008.
La prochaine Etude économique du Danemark sera préparée pour 2009.
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L’économie danoise a réalisé une bonne performance au cours de la décennie écoulée, et conjugue un niveau de PIB par habitant relativement élevé avec un éventail des revenus resserré. La croissance vigoureuse de ces dernières années a porté l’économie à ses limites de capacité. Un important écart de production positif s’est formé : à la mi-2006, le chômage a atteint un point bas jamais observé depuis 30 ans, et il a encore diminué depuis lors. Il est urgent de prévenir la surchauffe. Les accords conclus dans le secteur privé depuis le printemps 2007 ont évité les hausses de salaire non soutenables, mais les accords locaux dénotent aujourd’hui une certaine accélération, et compte tenu de revendications plus élevées encore dans le secteur public, une spirale générale des salaires pourrait s’enclencher. Étant donné ces risques, la politique budgétaire ne doit pas exercer d’effets stimulants : les initiatives prioritaires devraient être compensées par des économies dans d’autres secteurs ; par ailleurs, il convient d’éviter une croissance excessive des salaires du secteur public et un dérapage continu des dépenses des autorités communales et régionales.
Au cours de la décennie écoulée, une part croissante du PIB a été affectée aux services publics, notamment la santé, l’éducation et les soins aux personnes âgées et aux enfants. Mais à plus longue échéance, les possibilités d’accroître les dépenses dans ces domaines sont limitées par les évolutions démographiques et la retraite anticipée. À l’heure actuelle, plus de la moitié des personnes âgées de 60 à 64 ans quittent le marché du travail dans le cadre du programme de préretraite volontaire ; or, ce programme de cinq ans sera maintenu même après 2019, lorsque l’âge général de la retraite sera progressivement relevé. Le Danemark est confronté à un choix stratégique : soit promouvoir des réformes axées sur l’emploi, soit développer des mécanismes de financement privé pour des services qui sont aujourd’hui financés par l’État. La première option est probablement la meilleure, car elle s’accorde avec les priorités ambitieuses – mais coûteuses – de la politique sociale danoise. La Stratégie 2015 du gouvernement s’oriente d’ailleurs dans cette direction puisqu’elle prévoit que l’emploi structurel sera plus élevé et qu’il n’y aura pas de réduction de la durée moyenne du travail alors que l’évolution démographique impliquerait une baisse de ces deux paramètres.
Veiller à ce que la situation budgétaire reste durablement saine. Les objectifs inscrits dans la Stratégie 2015 sont judicieux, mais des mécanismes plus précis s’imposent pour veiller à leur réalisation. En particulier, il est crucial de s’en tenir aux taux de croissance annuelle stipulés pour la consommation publique, car l’expérience montre qu’il est très difficile d’inverser la tendance après un dépassement des dépenses.
Aider les groupes marginaux à prendre pied sur le marché du travail. La vigueur de la demande ainsi que les réformes du dispositif d’activation et des prestations ont permis de réduire le chômage, mais plus d’un adulte sur cinq en âge de travailler vit encore de prestations de revenu passives – cette proportion est nettement plus élevée que dans d’autres pays. Le dispositif d’activation pourrait être plus efficace par rapport à son coût et il conviendrait d’ajuster les prestations de façon que les participants soient clairement incités à tirer le meilleur profit de l’activation.
Promouvoir l’offre de travail et l’acquisition de compétences par des réformes fiscales. Étant donné que son ratio impôts/PIB est l’un des plus élevés de la zone OCDE, le Danemark devrait rechercher en permanence les moyens d’affiner la structure d’imposition pour en atténuer les distorsions. Les cotisations de sécurité sociale et les impôts sur le revenu et sur la consommation engendrent un coin fiscal marginal supérieur à 70 % pour quatre salariés à plein temps sur dix. Réduire le taux supérieur de l’impôt stimulerait l’offre de travail et serait relativement peu coûteux.
Le maintien d’un système généreux d’assurance-maladie est possible si des priorités claires sont fixées et si l’efficience continue d’être améliorée. L’instauration du financement à l’activité, s’ajoutant à d’autres innovations, a fait que la forte croissance des dépenses s’est accompagnée d’une augmentation des activités de traitement. À terme, la poussée des dépenses exige l’adoption de technologies réduisant les coûts et de mécanismes destinés à éviter la surconsommation. Les services de santé et d’emploi pourraient être plus réactifs aux problèmes de santé qui interviennent dans les processus complexes aboutissant à priver d’emploi un nombre croissant de personnes.
Le régime de retraite professionnel est une réussite, mais l’imposition du capital appelle l’attention. Le principal problème réside dans l’imposition des revenus du capital hors fonds de pension : dans certains cas, les taux effectifs d’imposition des revenus réels avoisinent ou dépassent 100 % et l’écart entre la déductibilité des intérêts et les taux d’imposition des retraites encourage la planification fiscale.
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Informations complémentaires
Des informations complémentaires sur cette Etude peuvent être obtenues auprès du Bureau du Danemark du Département des affaires économiques de l'OCDE à eco.survey@oecd.org. Ce rapport du Secrétariat de l'OCDE a été préparé par Jens Lundsgaard et David Turvey sous la direction de Stefano Scarpetta. La recherche statistique a été faite par Lutécia Daniel.
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