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23/10/2007 - En 2006, les aides publiques aux agriculteurs ont représenté 27 % des recettes agricoles totales dans les pays de l’OCDE, ce qui marque un léger recul par rapport aux 29 % de l’année précédente : tel est le constat d’un nouveau rapport de l’OCDE. Cette baisse est essentiellement due à la hausse des prix alimentaires mondiaux et non à un changement de politiques, les aides accordées pour soutenir les prix intérieurs ayant été moins importantes.
La dernière édition du rapport de l’OCDE Politiques agricoles des pays de l’OCDE : Suivi et évaluation indique que le soutien agricole reste élevé. En dépit de niveaux de soutien très variables, allant de 1 % des recettes agricoles en Nouvelle-Zélande à plus de 60 % en Islande, en Norvège, en Corée et en Suisse, près de 268 milliards de dollars des États-Unis ont été versés l’année dernière aux agriculteurs des pays de l’OCDE. Les prix des produits végétaux et animaux de ces pays étaient supérieurs de 21 % en moyenne à ceux du marché mondial.
Des progrès ont été cependant accomplis dans la façon dont sont octroyées les aides, indique le rapport. Les politiques mises en place récemment dans beaucoup de pays commencent à affaiblir le lien entre paiements et production et accordent aux agriculteurs une plus grande flexibilité dans leurs décisions de production.
Dans l’Union européenne, le pourcentage des recettes agricoles provenant de l’État n’a que légèrement régressé en 2006, des 33 pour cent enregistrés en 2005, à 32 pour cent. Toutefois, le Régime de paiement unique aux agriculteurs mis en place dans l’UE au cours des deux dernières années marque un pas important dans la réduction des distorsions de la production et des échanges dues aux niveaux de soutien élevés, ajoute le rapport.
Au Japon et en Corée, où les agriculteurs bénéficient de niveaux de protection parmi les plus élevés des pays de l’OCDE, les réformes commencent à se mettre en place. Le gouvernement japonais réduit progressivement son intervention dans la fixation des prix agricoles. Les prix administrés ont été supprimés pour le riz, le blé et l’orge. Selon les estimations, les aides publiques représentaient toutefois 53 pour cent des recettes des agriculteurs japonais. En Corée, malgré la suppression des achats de riz du gouvernement en 2004, le soutien des prix reste un élément prédominant de l’action publique.
Le soutien aux agriculteurs américains est tombé l’année dernière à 11 % des recettes agricoles, contre 16 % en 2005. Selon le rapport d’autres réformes sont nécessaires pour réduire le soutien des prix de produits tels que le sucre et le lait et pour mettre les paiements au service d’autres objectifs tels que la protection de l’environnement rural.
En lançant le rapport, Stefan Tangermann, Directeur de la Direction des échanges et de l’agriculture de l’OCDE, a constaté que "de nouvelles réformes sont nécessaires, tant pour améliorer la performance des politiques agricoles au plan national que pour favoriser la mise en place de marchés plus ouverts pour les échanges de produits agricoles et alimentaires".
Le rapport Politiques agricoles des pays de l’OCDE : Suivi et évaluation 2007, est disponible pour les journalistes auprès de la Division des relations avec les médias de l’OCDE (tél.+ 33 1 45 24 97 00) ou sur le site web protégé par un mot de passe. Le rapport est en vente en format papier ou en format électronique via la Librairie en ligne de l’OCDE. Les abonnés et les lecteurs des institutions abonnées peuvent consulter l'étude via SourceOCDE.
Pour plus d’informations concernant les travaux de l’OCDE sur les politiques agricoles voir le site www.oecd.org/agr-fr.
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