Les approches à l’échelle de l’ensemble de l’administration pour les États fragiles

La prise en charge des besoins spéciaux des États fragiles nécessite souvent le recours à un ensemble d’instruments parallèlement à l’aide – dont l’aide humanitaire, la diplomatie, la sécurité, la justice et des mesures d’ordre financier telles que l’allègement de la dette. Une approche cohérente, à l’échelle de l’ensemble de l’administration doit par conséquent être mise en place par les acteurs internationaux, notamment les organismes compétents dans des domaines tels que la politique, la sécurité, la justice et les questions financières, ainsi que ceux responsables de l’aide au développement et de l’aide humanitaire, conformément à la mission de chacun de ces organismes.

 

À la base de toute approche à l’échelle de l’ensemble de l’administration doit figurer la prise de conscience que la stabilité à long terme, le soutien au renforcement de l’État et le développement ne pourront être atteints que si le renforcement des capacités des institutions fait partie intégrante de l’approche mise en œuvre. Pour les donneurs, il s’agit d’intervenir au moment opportun (et de ne pas attendre, par exemple, la fin d’un conflit pour s’engager) et de manière flexible (par des approches susceptibles d’être modifiées en fonction des circonstances).

 

Les Principes de l’OCDE pour l’engagement international dans les États fragiles soulignent l’importance fondamentale de la mise en œuvre d’approches conjointes et cohérentes entre les acteurs des sphères de la politique, de l’économie, de la sécurité et du développement, aussi bien dans le pays partenaire, que dans les capitales des donneurs et aux services centraux des organismes. Ces initiatives doivent se renforcer mutuellement afin d’obtenir des retombées aussi élevées que possible.

 

Afin de mieux comprendre cette question et d’approfondir les connaissances sur les bonnes pratiques existant dans ce domaine, le GEF entreprendra en 2007-2008 des travaux sur l’évaluation des pratiques en vigueur en matière d’initiatives à l’échelle de l’ensemble de l’administration, soulignera les approches utiles, et esquissera de nouvelles orientations pour l’avenir, en examinant notamment les questions liées à la réforme des systèmes de sécurité, à la planification intégrée, à la diplomatie et au développement, et à la gestion des finances publiques. Des orientations en matière de cohérence des politiques pour le développement étant élaborées à l’OCDE, l’objectif global de ces travaux du GEF est de formuler des conseils approuvés par le CAD à l’intention des donneurs, sur les moyens d’améliorer leurs approches à l’échelle de l’ensemble de l’administration dans les États fragiles.

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